Togo, Affaire kpatcha Gnassingbé les avocats saisissent le parlement.

14 08 2009

En conférence de presse hier, les avocats du député de la Kozah, maîtres Djovi Gally et Zeus Ajavon ont informé l’opinion d’une correspondance qu’ils ont adressé au président de l’assemblée nationale Abass Bonfoh pour que le débat s’ouvre enfin sur ce dossier.

(djovi gally)

(djovi gally)

Depuis les évènements d’avril dernier où Kpatcha est accusé d’être le cerveau d’un présumé complot d’atteinte à la sûreté de l’état, l’assemblée affiche un silence coupable.

Quelques jours après la fusillade au domicile du député et son arrestation, les membres du bureau de l’assemblée nationale entièrement issus du parti au pouvoir dans une déclaration ont dit être disposé à accompagner les institutions pour que justice soit faite. Attitude que beaucoup de togolais ont trouvé scandaleux et irresponsable.

 

Depuis là, silence radio, aucun débat ne s’est animé pour demander la levée ou non de l’immunité parlementaire pour que justice puisse se faire comme le clame et le réclament certains.

Vivement que cette correspondance trouve écho auprès des élus de la nation.

 

De quoi les députés du pouvoir ont-ils peur dans ce dossier ? Kpatcha est un citoyen comme tout autre et pour pouvoir être jugé, il faut que son immunité puisse lui être ôtée. A moins que d’autres motifs se cachent derrière ce silence des parlementaires surtout du pouvoir, car ceux qui sont de l’opposition ont souhaité ce débat depuis le début de ces évènements.

Par ailleurs les avocats demandent toujours à voir leur client, ce qui ne se passe sous aucuns autres cieux où on parle de démocratie et de réconciliation. Après 4 mois d’incarcération, le député n’est toujours pas jugé, les avocats ne sont pas autorisés à le voir, c’est difficilement que sa femme au lendemain d’une lettre que le barreau de Paris a envoyé à son frère de président que madame Kpatcha et Toyi Gnassingbé, le frère de l’inculpé ont pu le voir.

A quoi cela sert de faire des textes , de ratifier d’autres à l’international si on ne veut les respecter et tailler d’autres sur mesure, à chaque situation ou chaque évènement ?

Certes il ne s’agit pas pour nous de défendre Kpatcha, après tout nous ne sommes pas avocats, mais si on a pu l’arrêter, lui fils du tout puissant dictateur Gnassingbé Eyadema, sous le règne de son frère, un autre fils du père, sans jugement, sans droit de visite, qu’adviendra t-il des pauvres togolais qui ne sont fils de président ou petit frère du président.

Les avocats de leur côté continuent par soutenir que ce dossier est vide et la justice ferait mieux de déclarer un non lieu, pour éviter qu’il n’y ait déballage et que des révélations puantes ne sortent.

Que nous réserve le Togo de toutes les énigmes ? L’avenir nous le dira.





affaire kpatcha gnassingbé, les derniers communiqués

16 04 2009

le communiqué du procureur de la république du Togo, Robert Bakaï

Suite aux coups de feu qui ont eu lieu dans la nuit du 12 au 13 avril 2009 entre la garde de l’honorable député Kpatcha Gnassingbé et les services de sécurité requis pour entendre les membres de son entourage soupçonnés d’être impliqués dans une tentative d’attentat contre la sûreté de l’Etat, les gendarmes ont poursuivi l’exécution des réquisitions du parquet.

 

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Et ca fait patatras chez les Gnassingbé.

14 04 2009

La nuit du dimanche à lundi a été très chaude à la résidence de Kpatcha Gnassingbé. Et là c’est les faits, personne ne peut plus dire que les deux frères n’ont aucun problème.

(kpatcha gnassingbé)

(kpatcha gnassingbé)

 

 Les rumeurs de puis plusieurs mois parlent de fortes inimitiés entre Kpatcha et Faure et certains journalistes togolais ont mis les pieds dans les plats en les relatant dans leurs colonnes contre la foudre d’une partie des caciques du pouvoir qui estimaient que même si ces informations sont vraies, elles sont d’ordre familial et doivent être traitées comme tel. Autrement dit le linge sale se lave en famille.

(faure gnassingbé)

(faure gnassingbé)

 

 

La presse l’a alors bouclé quelques mois et puis Patatras, échanges de tirs entre les éléments des forces d’intervention rapides (FIR) sous la direction du beau frère de Kpatcha et les gardes de ce dernier. Au moins 04 heures de fusillades selon les habitants du quartier.

Les motifs sont diamétralement opposés. Pour le procureur de la république il s’agit d’une atteinte à la sûreté de l’état.

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La maison du frère du président attaquée par des forces spéciales.

13 04 2009

Encore beaucoup d’interrogations après les incidents qui se sont produits dans la nuit de dimanche à lundi à Lomé. Des accrochages ont lieu autour de la maison de Kpatcha Gnassingbé, l’un des frères du président. La résidence a été attaquée par des hommes en armes.

(kpatcha gnassingbé)

(kpatcha gnassingbé)

Kpatcha Gnassingbe, ex ministre de la Défense du Togo, (photo du 14 janvier 2006.

Ce dimanche soir, vers 22 heures, les habitants du quartier ont été réveillés par des échanges de tirs. Selon plusieurs sources, ces tirs auraient duré deux heures entre les gardes de Kpatcha Gnassingbé et une cinquantaine d’éléments des forces d’interventions rapides.

 

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