Le Pouvoir, l’Argent et le Peuple.

21 03 2009

 « Ta vertu met ta gloire au-dessus de ton crime » (Corneille)

Qu’est-ce qui se passe au Togo depuis l’arrivée de Faure à la tête du pays ? On dirait « une malédiction plus » pour les Togolais comme ses fameux « vingt plus ». Comment ne l’appellerait-on pas malédiction, étant donné que dès son arrivée au pouvoir, malgré la haine fort justifiée dont il avait été la cible de tous les côtés, le monsieur avait promis monts et merveilles à ses compatriotes dans l’espoir de calmer leur colère et les amener à l’adopter. Malgré cela, la mayonnaise n’avait pas pris en 2005. Chemin faisant, malgré eux, des Togolais avides de changement avaient décidé de prendre leur mal en patience et faire contre mauvaise fortune, bon cœur, comptant sur l’adage selon lequel « de la marmite noire de la grand-mère est sortie la blanche bouillie de maïs ». Cela veut tout dire. Comme pour renforcer la crédibilité de ses promesses, le fils héritier du trône balança aux Togolais ces paroles cabalistiques : « Lui c’est lui, moi c’est moi ».

Comment ne parlerait-on pas de malédiction, dès lors qu’à son accession au pouvoir, l’argent et plus spécifiquement le franc CFA a plus que perdu de sa valeur au Togo ? Personne ne comprend rien et tout le monde s’interroge. Malgré les promesses, les fonctionnaires sont plus que misérables, les familles plus qu’à plaindre et tout le monde se plaint inlassablement. Ceux qu’on n’entend pas se plaindre, à s’y méprendre, donnent l’impression d’être logés à la meilleure enseigne. Leur silence est plutôt synonyme de lassitude, de débordement. Beaucoup de Togolais sont couverts de dettes de la tête aux pieds. D’où vient-il que l’argent soit devenu si rare et si insaisissable dans le pays ? D’où vient-il que l’argent soit devenu si volatil au point de sembler ne plus avoir de valeur ? Ceux qui en viennent difficilement à avoir en passant quelques billets de CFA entre les doigts, hésitent à y toucher car dès que vous y touchez, plus rien ne reste et il faut recommencer l’exercice. Pour certains, l’argent est devenu comme un fétiche, intangible.

(faure gnassingbé)

(faure gnassingbé)

 

 

Il y a quelques années seulement, des informations avaient circulé selon lesquelles des liasses de billets (combien de millions ? combien de milliards ?) avaient été enfouies dans des puisards spécialement construits à cet effet par un baron du RPT à son domicile. Malgré les efforts de démenti déployés à l’époque, plusieurs sources confirmeront l’information. Du jamais vu ! Pourtant, il y a des institutions bancaires dans le pays et ce n’est pas au moyen-âge. Que des gens prétendus instruits aient tellement de liquidités au point d’en construire des gîtes sous terre spécialement pour les accueillir, il faut dire que le régime RPT aura passé son temps à surprendre désagréablement les Togolais. Rappelons-nous les rumeurs de découverte d’anciennes coupures de CFA entassées quelque part et oubliées, retrouvées seulement après que la BCEAO avait clôturé son opération de récupération ! Vrai ou faux ? Mais curieusement, on vous dira que c’est dans les familles de ces gens qui ont de l’argent à stocker dans des puisards et qui ne savent pas quoi en faire, que des gens ont faim et que d’autres meurent de maladies bénignes.

Lorsque des gens possèdent de l’argent auquel ils vouent un culte et qu’ils vénèrent comme une divinité (et Dieu seul sait comment ils se l’ont procuré), mais que dans leur propre famille, la misère est endémique, il faut se demander s’ils sont des êtres équilibrés. Au Togo, l’argent n’a pas choisi son camp, mais on le lui a choisi, voire impos ; ce camp, c’est celui des gens sans bonne moralité, des gens véreux. Une étude minutieuse et une statistique rondement menées prouveraient aisément que, ceux qui ont de l’argent mais le gaspillent pour s’acheter la sympathie ou la conscience de leurs concitoyens à l’approche des élections ne sont pas des gens généreux, parce que leur générosité est intéressée. Des jeunes gens s’apprêtent à se rendre dans la Kozah pour pouvoir profiter du prochain partage de sous et autres dons du grand et magnanime député de la région. Eh, pauvre Togo !

De l’autre côté, ceux qui sont follement riches, mais thésaurisent leur argent et laissent crever des parents autour d’eux, ne sont pas meilleurs à la première catégorie de riches. Ils sont tous nuisibles à la société togolaise dans la mesure où ils ne sont pas vraiment utiles à leur société. Un bien mal acquis ne profitant pas

Source : http://www.libertetg.com

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