Les autorités togolaises et la peur de communiquer.

3 04 2009

Dure dure pour les journalistes d’arracher un mot à ceux qui gèrent le pays.

La presse togolaise se demande si c’est une stratégie de communication. Mais même si tel est le cas, drôle de stratégie.

 

(faure gnssingbé)

(faure gnssingbé)

En réalité on peut opter de ne communiquer que de temps en temps, en fonction de  l’importance de l’actualité ou des évènements. Mais fuir la presse comme la peste, c’est un syndrome qui caractérise nos chères autorités.

 

Au cours de leurs activités nos dirigeants  se cramponnent à leur discours et ne veulent pas être interviewés.  

Pourquoi une telle peur bleue du micro, surtout si les populations sont concernées et ont le droit d’être informées par ceux qui prétendent les gouverner pour leurs biens.

Solliciter un entretien, une interview, une émission relève d’un parcours de combattant pour le presse.

Dans un premier temps il faut adresser une lettre, la joindre du protocole d’interview et surtout en n’omettant aucune question.

Il est arrivé qu’une journaliste pose une question à une autorité et que cette dernière proteste : « cette question ne figure pas dans le protocole, je ne peux  y répondre ».

(komlan mally)

(komlan mally)

Alors que sous d’autres cieux, un petit briefing avec la personne à interroger suffit largement.

Car une interview est spontanée et non préparée et bûchée telle une lecture suivie et dirigée.

 

Nos ministres et tous ceux qui administrent le Togo, ne sont – ils pas à leur place ? Sinon pourquoi une telle phobie du micro ?

(bernard walla)

(bernard walla)

 

Et il suffira de tendre le micro aux partis de l’opposition et à une certaine société civile pour qu’on vous taxe de journalistes proches du pouvoir.

Il est arrivé plusieurs fois que les barons qui difficilement acceptent de venir à une émission, décommandent à une heure du programme, pour des raisons qui ne tiennent pas.

Dans ses conditions le journaliste est obligé de faire l’émission qui malheureusement va pencher d’un côté et si l’incident se répète, le pouvoir vous étiquette.

(dama dramani)

(dama dramani)

 

Pourquoi se taire si on n’a rien à se reprocher ?

Le dernier exemple en date est la modification par les députés du RPT, des articles 21 et 32 du code électoral. Toutes nos tentatives pour joindre les députés du pouvoir sont vaines. Il a fallu faire recours à un ancien parlementaire du parti au pouvoir, histoire d’équilibrer un temps soit peu.

Ainsi va le Togo et ses autorités.

 

Ne parlons pas des femmes ministres. On dirait qu’elles ont fait vœu de silence total avant de prendre fonction. Vraiment malheureux et dommage.

 

Une telle attitude ne devrait pas nous étonner, surtout que les deux premiers responsables en occurrence, le chef de l’état et le premier ministre préfèrent communiquer sur des médias internationaux et les médias d’état, leur suite s’imagine alors qu’il ne faut pas du tout l’ouvrir et pour rien au monde

Pourquoi alors inviter la presse à couvrir telle ou telle activité de tel ou tel ministère ? La presse doit prendre ses responsabilités.

 

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