Les togolais assistent impuissants à tout.

5 05 2009

Une pluie s’est abattue sur la ville de Lomé la nuit dernière. Une pluie bienfaitrice quand on sait qu’il fait un soleil de plomb sur la terre de nos aïeux ces jours-ci.

Mais à voir l’enfer  que les pauvres togolais vivent à cause de cette petite pluie qui a arrosé notre patrie chérie, c’est à prier tous les dieux qu’il ne pleuve plus.Tous ceux qui sont sortis de chez eux ce 05 mai 2009, pour chercher leur gagne pain sont obligés de subir les effets de la pluie sur nos routes remplies de trous toutes catégories confondues. Le calvaire manque de qualificatif sur le tronçon Kpogan- Assigamé. De toutes les routes à problèmes,  celle là à le malheur d’être baptisée route nationale inter états (RNIE). Et c’est elle justement qui se trouve dans un état indescriptible.

A chaque mètre les usagers doivent choisir leur trou tout en évitant de ne pas abimer leur véhicule et de ne pas causer un accident ou d’en être victime.

Cette route communément appelée route internationale  fait rentrer pourtant des millions dans le pays, parce que, empruntée par les usagers de presque tous les pays de l’Afrique de l’ouest.

Une route qu’empruntent tous les camions sortis du port autonome de Lomé, une route qui voient passer et repasser toutes les marchandises de la société CIMTOGO.

Paradoxe, c’est elle qui est rangée dans les oubliettes. Et donc ce matin en plus de la pluie et de l’embouteillage monstre qu’il y a presque tous les matins dans la zone portuaire et du fait que nos gouvernants pour remédier au mauvais état des routes ont jugé bon de l’arroser de latérite. Alors imaginez la scène de ce matin. Car avec de la latérite les véhicules ont tendance à glisser et là en matière de véhicules c’est les petits et les gros, en plus de l’embouteillage, non seulement cela fait désordre mais cela fait pitié.

Autre point chaud, avant le château d’eau de Bè, la route est méconnaissable

La rue de l’OCAM, un autre cas qui sort de l’ordinaire et le carrefour de Dékon qui pue l’enfer.

Et là avec nos amis taxis motos les commentaires sont légions.

« Le Togo mon pays » commence un premier.

« Quand tu en parles on te cherche des problèmes pour rien » dit peureux  un second.

« Que fait le Faure Gnassingbé au juste ? »  Se demande un troisième.

« Vaut mieux en rire au risque de mourir trop jeune parce que en réalité quel poids avons-nous ?» s’interroge un quatrième, avant de répondre lui-même « zéro ».

Et les discussions se sont terminées en queue de poissons, parce que entre temps l’agent de police qui régularisait  la circulation fait signe de la main de passer.

Voilà les réalités. Quand on nous chante sur tous les toits nous allons tout faire pour gérer la saison des pluies. Les pluies sont là et rien n’est fait.

De la latérite sur des routes défectueuses, il faut être gouvernant togolais pour penser une telle solution.

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