Togo, la commission vérité face à la presse.

31 07 2009
(masgr barrigah)

(masgr barrigah)

Depuis son installation en mai dernier la commission vérité justice et réconciliation a fait sa première sortie médiatique et la presse qui a fait massivement le déplacement au siège de cette dernière, elle n’a pas été tendre, elle a posé les questions les plus pertinentes, les plus difficiles, bref les quetions de fond.

 « quel est le budget de la commission ? ne serait il pas mieux que les auditions commencent par certains de vos membres  monseigneur président? si un témoin accuse un membre de la commission quelle disposition avez-vous pris ? que faites vous surtout que certaines autorités se considèrent comme ayant le droit de vie et de mort sur les togolais en proférant des menaces et intimidations,ces actes ne sont-ils pas de nature à compromettre la réussite de votre mission ? »

Voilà de façon ramassée, quelques unes des préoccupations des journalistes et Monseigneur Nicodème Barrigah, tout en reconnaissant la densité des questions y a répondu avec tact et doigté et surtout sans ambages.

 

Il a averti par rapport à certains comportements de certaines autorités ou responables qui risquent de ralentir l’élan d’une telle commission car dit-il, « si nous ne mettons fin à ces genres de conflits, la commission au lieu d’avancer en cherchant ce qui a été une pomme de discorde entre les fils et filles va s’attacher à ces genres d’évènements. La commission a besoin de l’accompagnement de tous les togolais et chacun doit proscrire certaines attitudes qui ne sont pas de nature a favorisé la réussite des travaux d’une telle commission ».

 

Malgré la présence de certaines personnalités proches du régime, la presse a posé toutes les questions même les plus provocantes. Ces questions ont mis mal aise certains membres de la commission qui sans doute avaient des choses à se reprocher et qui se retrouvaient dans les interrogations des journalistes.

 

De façon générale, les togolais malgré l’assurance de monseigneur barrigah émettent de sérieux doutes quant à la réussite d’un processus de réconciliation. Pour certains il faut désocculter l’assassinat de Sylvanus Olympio, en lui organisant des obsèques dignes d’un président de la république et d’un père de l’indépendance et en rapatriant son corps.

Pour d’autres, un processus de réconciliation ne réussirait au togo qu’après une alternance au pouvoir. Les défenseurs de cette thèse estiment que le premier auteur des 500 à 1000 morts que le pays a enregistré lors de la présidentielle de 2005 s’appelle Faure Gnassingbé et donc on n’a rien fait tant qu’il ne réponde de cet acte.

D’autres encore soutiennent qu’il faut commencer quelque part et il est impératif d’accorder le bénéfice du doute à une telle commisssion.

 Monseigneur barrigah à fort à faire pour réconcilier l’irréconciliable.

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