Moov Togo dans le collimateur de l’état.

10 08 2009

Plus que quelques minutes et la société de téléphonie mobil Moov sera coupé. L’état togolais lui réclame 20 milliards de FCFA, rentrant dans le cadre du renouvellement de la licence. 20 milliards dont 10 à verser au plus tard à la mi-juin et le reste à payer de façon échelonnée avant fin 2009.

telephonie-mobile-togo-moovPour l’autorité de réglementation des télécommunications (ART),  Moov n’a payé aucun centime contrairement à Togo cellulaire qui doit 30 milliards de FCFA à l’état pour voir sa licence reconduite. Togocel a déjà payé 15 milliards et s’active à payer le reste la fin de l’année a soutenu le directeur de l’ART Monsieur Massina Palouki.

 

Pour l’état togolais la décision n’est pas de tuer la société Moov mais c’est sa façon de tirer cette affaire au clair et de voir si effectivement le groupe atlantique télécoms représentant la marque est-il toujours intéressé par le marché togolais ?

 

De l’avis de certains consommateurs, c’est une menace à visée électoraliste, car pour ces gens là, l’état togolais notamment le parti au pouvoir a besoin de sous pour financer sa campagne électorale comme cela se fait dans la plupart des pays africains.

Pour d’autres, avant que l’état ne mette à exécution cet ultimatum il faut qu’il pense à tous ces employés qui nourrissent leur famille et qui peuvent se retrouver au chômage, il doit également penser aux consommateurs qui seront coupés du monde. Le dialogue est toujours possible, soutiennent-ils.

D’autres encore soulignent  ne pas comprendre le long silence des autorités qui ont tardé à réclamer cette somme et qui ont laissé Moov opérer en toute illégalité depuis 2008. Ils se demandent par ailleurs à quoi ont servi et à quoi  sert tout cet argent injecté dans les caisses de l’état ?

Les togolais reprochent donc aux gouvernants de ne pas jouer la carte de la transparence et de crier maintenant Moov.

Ce qui est sûr, il est vraiment difficile d’investir dans ce pays, les taxes douanières sont énormes et les investisseurs ne sont pas à l’abri de mauvaises surprises surtout avec un appareil judiciaire corrompu et corruptible.

Aujourd’hui certains préfèrent investir au bénin, au Burkina et même en côte d’ivoire plutôt qu’au Togo.

Le togolais fait parti de ces rares africains qui dépense une fortune pour communiquer. Et la facturation se passe de la façon la plus obscure qui soit.

Au bénin voisin, avec 1000 CFA de crédit, vous communiquez à loisir.

Si moov venait à être rayé de la liste comme ces  sociétés qui ont brillé par le passé, ce ne serait pas étonnant. Ainsi va le Togo de Faure gnassingbé.


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