L’opposition a marché samedi à Lomé.

28 09 2009

ufcIls étaient des milliers à prendre d’assaut les rues de Lomé la capitale à l’appel de l’union des forces de changements (UFC) de Gilchrist  Olympio et le comité d’action pour le renouveau (CAR) de Me Dodji  Apévon.

Cette marche protestait contre la désignation d’Henri  Kolani Lardja à la tête de la commission électorale nationale indépendante. En effet, le 14 septembre dernier, les membres du parti au pouvoir à la CENI, ont désigné nuitamment Henri kolani, après la clôture des travaux par le bureau d’âge. Lire le reste de cette entrée »

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Réaction de l’UFC suite à la désignation du président de la CENI.

16 09 2009

ufcLa Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI, s’est réunie le lundi 14 Septembre 2009 pour l’élection de son bureau sous la direction du Président du bureau d’âge. Il est apparu, après discussions, que les deux sensibilités composant la CENI, à savoir la majorité parlementaire et l‘opposition parlementaire, postulent chacune pour la présidence de celle-ci.

 

Face à l’impossibilité d’aboutir à un consensus, le Président du bureau d’âge a proposé une suspension des travaux et renvoyé la reprise de la séance au lendemain à 9h00.

 

L’Union des Forces de Changement, UFC, est surprise d’apprendre, le mardi 15 septembre 2009, par les médias, qu’après la levée régulière de la séance et le départ du bureau d’âge ainsi que de tous les membres appartenant à la sensibilité opposition parlementaire, les membres appartenant à la sensibilité majorité parlementaire ont procédé seuls et en catimini à la désignation d’un président, en violation manifeste du Règlement Intérieur de la CENI, en son l’article 2. Lire le reste de cette entrée »





Le pouvoir togolais et la peur d’un scrutin transparent.

15 09 2009
(l.kolani)

(l.kolani)

Ce qui s’est passé hier à la Commission électorale nationale indépendante est digne d’un scénario de western. Le RPT (parti au pouvoir), est vraiment le champion des coups de force.

La commission s’est réunie hier pour élire son bureau directeur, notamment le président. Après de longues heures d’intenses et houleux débats, le consensus n’a pas été trouvé quant au choix du président de la CENI.

 Les travaux de la commission depuis la prestation de serment de ses membres sont dirigés par un bureau provisoire présidé par le doyen d’âge, en la personne de Jean Claude Atsu Homawoo de l’union des forces de changement (UFC) de Gilchrist Olympio.

Après les discussions, le président  clôture la séance et donc certains membres sont partis. Apparemment les membres du parti au pouvoir et leurs alliés y sont restés pour élire de la façon la plus unilatérale et incongrue un membre du PDR  de zarifou ayéva , repésenté à la commission sous le chapeau de partis extra parlementaire, comme le nouveau président de la CENI. Lire le reste de cette entrée »





Togo, le premier des ministres Gilbert Houngbo souffle une bougie à la primature.

15 09 2009
(y.amaizo)

(y.amaizo)

Mon entretien avec Yves Ekoué Amaizo de afrology.com

1. Quelle analyse faites-vous des 12 mois de gouvernance de Gilbert Houngbo ?

 Il faut d’abord poser cette question à l’intéressé lui-même et s’assurer qu’il pourra en parler en toute transparence, notamment sur les volets budgétaires. En réalité, la responsabilité est collective et ne peut faire abstraction du donneur d’ordre. Le Premier Ministre Gilbert Houngbo n’a pas eu la possibilité de choisir la plupart de ses collaborateurs. Il avait pourtant dit en janvier 2009, sur la base des promesses qui lui avaient été faites, qu’il avait « les coudées franches pour accomplir sa mission[2]« . Force est de constater que cette position n’est pas aussi évidente aujourd’hui.

Aussi, il s’agit de revoir les 12 mois de gouvernance du Premier Ministre Houngbo par rapport à deux considérations principales :

(g.houngbo)

(g.houngbo)

  1. les objectifs par rapport à son propre programme, les réformes du système de gouvernance et les grands chantiers notamment dans l’infrastructure, la santé, l’éducation et l’économie, et s’attacher à vérifier si ces actions ont contribué à la création de richesses et à leur partage au profit de tous les Togolais ; et
  2. les objectifs par rapport aux attentes de la population, lesquelles sont énormes.

Sur le second point, les 12 mois n’ont pas encore donné de résultats palpables par les populations. Sur le premier point, le Premier Ministre ne dort pas beaucoup. Pourtant les initiatives démarrent mais n’aboutissent que lentement sans compter les retards liés à la bureaucratie de nombreux bailleurs de fonds qui tardent à mettre à disposition concrètement leurs engagements. Avec les conséquences décalées de la crise de la fin 2008 sur le Togo, ce retard risque de s’accentuer en 2010. Il faut donc remercier la Diaspora togolaise qui a envoyé plus de 230 millions de $US au cours de 2008[3], ce qui a permis de soulager concrètement les familles togolaises. Lire le reste de cette entrée »





Faure Gnassingbé et la prise de la pierre sacrée.

10 09 2009

pierreNous sommes en périodes estivales et le Togo comme chaque année,  à pareil moment célèbre ses fêtes traditionnelles. Occasions de retrouvailles entre les fils qui partagent les  mêmes traditions à travers la revalorisation de nos us et coutumes.

Après donc, Agbogbozan, Ayizan, D’pontre et bien d’autres, le peuple Guin célèbre la prise de la pierre sacrée et comme on s’y attendait, Faure Gnassingbé et sa bande se sont transportés sur les lieux sans doute pour dire aux peuples Guins qu’il est avec eux.

(f.gnassingbé)

(f.gnassingbé)

Et d’ailleurs depuis quelques temps, le président proclamé du Togo, ne manque aucune occasion pour aller à Aného, soit pour voir les chefs traditionnels ou assister à une messe. Tous les moyens et tous les prétextes sont bons pour y aller et pour distribuer des espèces sonnantes et trébuchantes.

Pour rappel, en 2005, l’année qui a vu Faure venir  au pouvoir avec son cortège de 500 à 1000 morts, la ville d’Aného constitue l’un des épicentres des violences et plus dramatique, c’est à Aného que le chef a été jeté dans la rigole, sacrilège ont crié en ce temps les adeptes des religions africaines et les dieux du continent à ce qu’il paraît.

Et donc quand le fils du père se transporte dans cette localité et qu’on lui déroule le tapis rouge, les togolais ne comprennent pas nos chefs traditionnels, nos fameux garants des us et coutumes. Vraiment, l’argent peut tout acheter… Lire le reste de cette entrée »