Le pouvoir togolais et la peur d’un scrutin transparent.

15 09 2009
(l.kolani)

(l.kolani)

Ce qui s’est passé hier à la Commission électorale nationale indépendante est digne d’un scénario de western. Le RPT (parti au pouvoir), est vraiment le champion des coups de force.

La commission s’est réunie hier pour élire son bureau directeur, notamment le président. Après de longues heures d’intenses et houleux débats, le consensus n’a pas été trouvé quant au choix du président de la CENI.

 Les travaux de la commission depuis la prestation de serment de ses membres sont dirigés par un bureau provisoire présidé par le doyen d’âge, en la personne de Jean Claude Atsu Homawoo de l’union des forces de changement (UFC) de Gilchrist Olympio.

Après les discussions, le président  clôture la séance et donc certains membres sont partis. Apparemment les membres du parti au pouvoir et leurs alliés y sont restés pour élire de la façon la plus unilatérale et incongrue un membre du PDR  de zarifou ayéva , repésenté à la commission sous le chapeau de partis extra parlementaire, comme le nouveau président de la CENI. Lire le reste de cette entrée »





Togo, le premier des ministres Gilbert Houngbo souffle une bougie à la primature.

15 09 2009
(y.amaizo)

(y.amaizo)

Mon entretien avec Yves Ekoué Amaizo de afrology.com

1. Quelle analyse faites-vous des 12 mois de gouvernance de Gilbert Houngbo ?

 Il faut d’abord poser cette question à l’intéressé lui-même et s’assurer qu’il pourra en parler en toute transparence, notamment sur les volets budgétaires. En réalité, la responsabilité est collective et ne peut faire abstraction du donneur d’ordre. Le Premier Ministre Gilbert Houngbo n’a pas eu la possibilité de choisir la plupart de ses collaborateurs. Il avait pourtant dit en janvier 2009, sur la base des promesses qui lui avaient été faites, qu’il avait « les coudées franches pour accomplir sa mission[2]« . Force est de constater que cette position n’est pas aussi évidente aujourd’hui.

Aussi, il s’agit de revoir les 12 mois de gouvernance du Premier Ministre Houngbo par rapport à deux considérations principales :

(g.houngbo)

(g.houngbo)

  1. les objectifs par rapport à son propre programme, les réformes du système de gouvernance et les grands chantiers notamment dans l’infrastructure, la santé, l’éducation et l’économie, et s’attacher à vérifier si ces actions ont contribué à la création de richesses et à leur partage au profit de tous les Togolais ; et
  2. les objectifs par rapport aux attentes de la population, lesquelles sont énormes.

Sur le second point, les 12 mois n’ont pas encore donné de résultats palpables par les populations. Sur le premier point, le Premier Ministre ne dort pas beaucoup. Pourtant les initiatives démarrent mais n’aboutissent que lentement sans compter les retards liés à la bureaucratie de nombreux bailleurs de fonds qui tardent à mettre à disposition concrètement leurs engagements. Avec les conséquences décalées de la crise de la fin 2008 sur le Togo, ce retard risque de s’accentuer en 2010. Il faut donc remercier la Diaspora togolaise qui a envoyé plus de 230 millions de $US au cours de 2008[3], ce qui a permis de soulager concrètement les familles togolaises. Lire le reste de cette entrée »