Meeting du FRAC ce samedi, Gilchrist Olympio passe un mauvais quart d’heure.

18 04 2010

(g.olympio)

Ils sont encore des dizaines de milliers, les Togolais à répondre à l’appel du Front républicain pour l’alternance et le changement (Frac), ce samedi matin. Malgré une pluie battante qui n’a pris fin que vers 8h30, les contestataires de la victoire de Faure Essozimna Gnassingbé à l’issue de l’élection présidentielle du 04 mars 2010, étaient dans les rues de Lomé, sous la conduite des leaders du Front.

Comme c’est le cas quasiment tous les samedis depuis la proclamation définitive des résultats par la Cour constitutionnelle, la marche a été sanctionnée par un meeting d’informations et de sensibilisation, à la plage. Pour ce samedi, le Frac a choisi de démarrer par une séance de prières et de louanges du Seigneur. Une dimension spirituelle de la lutte que redouteraient les tenants du pouvoir et qui expliquerait les répressions brutales des deux précédentes séances de veillée de prières, organisées devant le siège de l’Ufc.

Tout a donc commencé dans la piété avec des prières musulmanes. Ensuite, la relève a été prise par une dame, présentée comme un pasteur. L’ambiance était calme, empreinte d’une grande sérénité et de recueillement, quand soudain, près de 30 minutes après le démarrage, on observe des agitations du côté nord-est de la foule. Dans leur majorité, les manifestants ne font cependant preuve d’aucune panique. On compris d’ailleurs très tôt, qu’il s’agit de l’arrivée du président de L’Ufc, Gilchrist Olympio, arrivée à Lomé, dans l’indifférence des militants, jeudi dernier.

On tente alors de lui frayer un chemin parmi la grande foule qui est restée jusque là, très froide. La 4X4 du leader de l’UFc, suivie d’une cohorte d’agents de police à bord de deux véhicules s’engouffrent alors dans la foule vers l’apatam, où étaient installés Jean-Pierre Fabre et les autres leaders du Frac. Visiblement, ces derniers n’étaient pas prévenus d’une arrivée de M. Olympio. Une dizaine de mètres après, le cortège s’immobilise. Des mains s’agitant avec frénésie dans la foule, prient Gilchrit Olympio de rebrousser chemin. Très vite, le mouvement prend de l’ampleur pendant que sereinement, la dame sur le podium, continue sa prière.

Puis d’un coup, des manifestants jettent du sable sur la voiture de Gilchrist Olympio. Cette dernière tente de se retirer lentement à la suite des deux voitures de police. Puis continue et s’intensifie le jet de sable, suivi d’autres projectiles. La scène dure une dizaine de minutes et le cortège réussit à s’extirper. « Il est venu perturber la réunion. S’il voulait venir, il n’avait qu’à venir avec les autres leaders. Pourquoi s’amène t-il en plein meeting avec une cohorte d’agents de force de sécurité, ceux-là même qui nous ont violenté mercredi empêchant la tenue de la veillée de prières », peste un manifestant.

Les raisons de la manifestation de la colère des manifestants contre leur leader autre fois incontestable, sont cependant diverses. Pour certains, c’est à cause de son silence depuis le hold-up électoral perpétré par le pouvoir. Pour d’autres encore, c’est parce qu’il est venu au meeting avec dans sa voiture, Jean-Claude Homawoo, représentant de l’Ufc à la Commission électorale nationale indépendante (Céni), soupçonné de faire le jeu du pouvoir. M. Olympio avait dans une lettre, apporté son soutien à M. Homawoo, frappé d’une décision d’exclusion de l’UFC avec son remplacement au sein de la Céni. Une décision du Bureau national du parti, motivée par l’indiscipline de l’exclu, vis-à-vis du parti, dans son travail et prises de position à la Céni.

Avant même que le cortège ne se retire, certains manifestants ne voulant pas voir Gilchrist Olympio, ont commencé par quitter les lieux. D’autres vont les suivre peu après, redoutant le scénario du 24 mars, où la police a brutalement chargé les manifestants à la veillée de prières du Frac, après avoir extirpé un gendarme en civil retrouvé avec une arme sur lui dans la foule et molesté.

Le meeting a continué après avec les témoignages des victimes de l’irruption policière brutale, au siège de l’Ufc, le mercredi 21 avril. On signale également des grabuges dans certaines villes de l’intérieur, où les partisans du Frac ont voulu manifester.

Source : koaci.com

Publicités

Actions

Information

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s




%d blogueurs aiment cette page :