Puis n’jawé, un homme un combat.

21 07 2010

L’Afrique continue de s’étonner devant la brutale disparition de l’icône de la presse et surtout de la liberté d’expression sur le continent et qui a exporté cet engagement au-delà des frontières africaines.

Il a traversé le monde, prêché, travaillé et témoigné qu’il est un véritable apôtre de la liberté. Un homme libre dans tous les sens du terme, qui ne s’en cachait ni ne s’en privait à chaque fois que les prédateurs de cette liberté lui laisse une petite parcelle, il en profitait pour porter la voix des sans voix.

Et crier sa la rage à l’endroit de ces voyous assis à la tête de nos états et se comporter comme s’ils avaient le droit de vie et de mort sur chaque citoyen.

Puis est le genre de personne que nos  chefs d’états champions en matière de violation des droits de l’homme, de dictature, de coup d’état, bref de tous les maux dont souffre l’Afrique n’aiment pas trop.

Un homme qui ne mâche pas ces mots, qui jouit d’un gabarie et d’une corpulence d’influence  et d’une tête bien pleine, tout le prototype à faire courber l’échine à ces monstres qui la plupart du temps n’ont pas grand-chose dans la cervelle.

Il suffit simplement de voir le nombre de fois que le monsieur a été jeté en prison pour comprendre que nos chefs d’états sont bourrés de complexes.

126 fois, un record, un triste palmarès à dédier au président camerounais qui devrait se réjouir de la disparition tragique d’un digne citoyen, d’un simple citoyen, qui seulement avec sa plume lui donnait de l’insomnie.

J’ai eu le privilège de rencontrer l’homme en octobre 2005 à l’occasion d’un séminaire pour journalistes de l’Afrique autour du thème « les médias dans les démocraties émergentes ».

Une rencontre très enrichissante pour nous autres jeunes ayant embrassé ce métier à haut risque surtout en Afrique.

C’est là où nous avons découvert l’engagement et le combat de Pius malgré l’acharnement, la persécution du pouvoir en place contre sa personne et son journal, « le messager ».

C’est à cette occasion et au cours de dîner qu’il nous a offert que nous avons eu le privilège de savoir un peu plus sur ses aventures anecdotiques et tragiques avec le pouvoir camerounais.

Il est même arrivé que plaquant un passage de la bible sous forme d’éditorial, son journal fut convoqué. Et c’est après moult discussions que nos amis en uniforme ont compris que ce n’est qu’un passage biblique repris dans le journal et que s’il fallait mettre encore en prison quelqu’un, il va falloir retourner dans les temps immémoriaux et retrouver le fameux auteur ou mieux sa dépouille et le mettre au gnouf.

C’est pire qu’une persécution, que les gens voient très bien le nom suivit du chapitre et du verset, qu’on en fasse fi et qu’on veuille coute que coute jeter les gens en prison pour le plaisir de torturer. Et le mal de ces bourreaux, c’est leur refus de réfléchir.il son trop pousser par la haine et la jalousie pour faire tourner leur méninge.

Pour ma part, je  garde le souvenir d’un grand homme, au propre comme au figuré et prie pour que son engagement et sa détermination pétrissent des générations de journalistes pour sauver l’Afrique de la main de ces gangsters de présidents qui se sont érigés à la tête de nos états par la force et de tous leurs acolytes et ainsi parachever l’ œuvre de Puis et lui rendre un hommage digne de son rang.

Puis, que la terre te soit éternellement douce.

Publicités

Actions

Information

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s




%d blogueurs aiment cette page :