togo, la presse en danger

25 08 2010

Au  Togo un mercredi noir pour la presse. 7 organes privés ont comparu au palais de justice de Lomé. Dans ces dossiers, l’inédite  plainte du président de la république Faure Gnassingbé et de son petit frère Mey Gnassingbé contre respectivement l’indépendant express et tribune d’Afrique pour atteinte à l’honneur. Si le premier est renvoyé au 29 septembre, le second est tranché en faveur de Mey Gnassingbé et le journal condamné à  payer 63 millions de francs CFA.

La presse à la barre ce matin à Lomé, elle s’est mobilisée pour soutenir les confrères accusés de diffamations ou d’atteinte à l’honneur ou encore publications de fausses informations. Le procès le plus attendu celui de Faure Gnassingbé qui réclame 100 millions de francs CFA au journal indépendant express est renvoyé au 29 septembre. L’autre non moins important celui du petit frère du chef de l’état mey Gnassingbé cité dans un dossier de drogue dans les colonnes de tribune d’Afrique a été tranché en faveur de la famille présidentielle et condamne le journal à payer 63 millions de FCFA pour  dommages et intérêts le journal compte faire appel pour son coordinateur  max carmel, la justice n’a pas dit le droit. Au pire des cas, elle pouvait les condamner si tel devrait être le cas à un franc symbolique mais tuer sciemment le journal est scandaleux.

Pour tribune d’Afrique le procès a pris des allures politiques. Car soutient il, il n’a pas traité mey Gnassingbé de trafiquant de drogue. Il n’a fait que relever ce qui se susurre au niveau de la presse locale. Tribune dit avoir donné la parole à l’intéressé de donner sa version des faits et du point de vue journalistique tribune estime avoir traité l’information de façon professionnelle.

Le journal souligne qu’il va faire appel pour demander la lever de la suspension qui n’a pas été défini dans le temps. Il compte épuiser tous les recours sur le plan national et saisir d’autres juridictions sous régionales voire internationales.

Par ailleurs on assiste à une dégradation des relations entre la presse et les forces de l’ordre après l’incident de l’officier français avec le reporter togolais Didier le doux. Ironie du sort le même journaliste a été embarqué manu militari par la gendarmerie ce matin devant le palais de justice pour avoir pris une vue. Quelques minutes après sa libération komi Agbédivlo, alias Didier Ledoux affirme avoir reçu des coups de poing dans les côtes, les coups de matraques. Il a senti avoir été piqué par l’un d’eux… il soutien avoir effectué quelques analyses pour en savoir plus sur la nature de la piqûre.

La presse togolaise ne décolère et fait aisément le lien entre l’incident de l’officier français, le soutien de l’état major togolais au coopérant français et le fait qu’il a été embarqué manu militari ce matin.

Est-il victime de représailles ? Est-ce cette une vengeance de la part des corps habillés envers le confrère ?

Autant d’interrogations qui assaillent la presse togolaise qui est de plus en plus la cible des corps habillés.

Advertisements

Actions

Information

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s




%d blogueurs aiment cette page :