Togo, Ceux qui veulent faire taire la presse togolaise se trompent de combat.

1 09 2010

Depuis quelques jours le pouvoir togolais a décidé de faire reculer la liberté de presse acquise aux prix de grands sacrifices. La trouvaille est la justice, celle là même qui est aux ordres du pouvoir exécutif qui n’est aucunement indépendante malgré les millions d’euros injecté par les bailleurs pour la voir réformer et la voir rendre des décisions dignes de ce nom. On a beau chasser le naturel, il revient au galop  dit-on. Dans le cas d’espèces le naturel n’a pu être chassé, il s’est enraciné et a même poussé des tentacules.

Non satisfait de faire dissoudre OBUTS d’Agbéyomé Kodjo, une première dans le monde et au Togo de Faure, puisque même son père Eyadema, n’a eu le toupet d’aller jusqu’à cette extrémité, malgré que le faux opposant Gilchrist Olympio lui donnait de l’insomnie en ces années à travers l’UFC. Mais comme les élèves ont dépassé leur professeur, ils ont réussi à faire disparaître l’UFC et OBUTS dans une certaine mesure… quoique la lutte continue du côté de ces deux partis pour restaurer ce qui est du bon sens.

Au lieu de prendre la mesure de la crise qui ne fait que s’accentuer, nos autorités ont décrété la mort des journaux qui refusent de regarder dans la même direction.

Au quotidien privé  liberté il est reproché d’avoir écrit sur l’incapacité du fils du père à gérer le Togo. A-t-on besoin de saisir la justice pour de tels écrits ? à moins qu’on a vraiment quelque chose à se reprocher. Pourquoi ne pas penser à améliorer la gestion du pays plutôt que de montrer que le responsable qu’il est n’aime pas les reproches. Une plainte pourquoi faire si ce n’est pour museler la presse se demandent les observateurs avertis.

Les togolais savent que le pays n’est pas géré par des gens qui ont à cœur leur bien être. Sinon comment laisser ses concitoyens dans les désastres des inondations, comment peut on rester impassible face aux êtres humains qui meurent  à petit feu faute du minimum. En quoi Faure montre qu’il a les capacités de gouverner le Togo, quand les centres hospitaliers sont synonymes de mouroirs. Pendant ce temps, il s’offre des escapades à travers le monde pendant que les togolais vivent en sursis et refuse de surcroît que la presse en parle.

La question est de savoir, qui est à même de porter plainte avec cette situation de putréfaction où on ne sait par quelle magie le pouvoir togolais peut arrêter l’hémorragie. On ne peut y arriver qu’en faisant preuve de bonne gouvernance avec des institutions qui fonctionnement normalement et non selon le bon vouloir du parti quarantenaire du pays qui régente le Togo et qui a horreur d’appliquer les règles démocratiques ne serait ce que le minimum.

Il convient de dire sans vouloir être un oiseau de mauvais augure que le pire est devant nous avec des gouvernants aussi inconscients qui ont choisi les plaisirs et les jouissances de la chair aux vrais défis de développements qui préoccupent toutes les nations respectées et respectables.

La deuxième plainte contre toujours le journal liberté, est relative à un article, sur la directrice de cabinet du prince. Pour le journal, elle est la dame à tout faire du fils du père. Plus besoin de commenter ce qui revient souvent dans les discussions et commentaires du commun des togolais.

Pour une seconde fois,  indépendant express est convoqué à la justice pour avoir publié un article sur les voyages de Faure Gnassingbé. Le prince du palais de la marina a augmenté les enchères. 150 millions pour dommages et intérêts.

Dans la première plainte contre la même parution pour une affaire de fesse, Faure Gnassingbé parle de diffamations, d’atteinte à l’honneur et réclame 100 millions.

Un président élu démocratiquement et qui veut voir la liberté de presse s’enraciner et la profession évoluer  parlerait plutôt d’une condamnation symbolique.

Mais en réalité, Est-ce un crime que d’écrire sur les voyages d’un chef de l’état, qui se chiffrerait autour du milliard pour un séjour de trois jours ?

C’est  un secret de polichinelle, le fossé entre le train de vie de certains togolais entièrement à part et qui peuvent se compter sur le bout des doigts, et le citoyen lambda est énorme et choque toute conscience normale.

Si une certaine communauté internationale affirme que le pouvoir togolais mène une vie de sultan, digne des princes saoudiens assis sur des pétrodollars.

Dans un pays où le SMIG est une insulte aux travailleurs, un petit pays où les gens peinent à trouver un repas par jours et non les trois recommandés, on se permet de voyager et de s’offrir un train où même les patrons de cartels de drogue, où les rois du pétrole réfléchissent par deux fois avant de s’y lancer. En Arabie saoudite, en Lybie et d’autres pays, les populations peuvent se soigner sans crainte de mourir bêtement, les salaires sont conséquents, le logement est décent, l’éducation est garantie pour tous. Rien de cela au Togo et les gouvernants se permettent de vivre comme des pachas.

Et ces gouvernants on le culot de demander à la presse de la boucler et de regarder dans la même direction comme ceux qui ont choisi de prendre des miettes chez ces pontes du pouvoir pour pondre des articles tout à fait contraire à la réalité.

En l’espace de quelques mois le Togo a régressé de plusieurs années en matière de respect de la dignité humaine tout simplement au nez et à la barbe de cette communauté internationale, désormais habituée à applaudir les fraudeurs d’élections, les amateurs de la mauvaise gouvernance, bref les fossoyeurs de la démocratie.

De mémoire de togolais et de citoyens du monde, aucune nation, aucun pouvoir aussi dictatorial et militaire fut il n’a réussi à faire taire la presse.

A toutes ces personnes qui s’imaginent qu’ils vont user de force pour exiger des sommes mirobolantes pour suspendre la liberté de presse,  viennent d’ouvrir une guerre sans merci à tous les citoyens du monde épris de liberté et de justice.

Bonne chance aux autorités togolaises dans cette nouvelle trouvaille.

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One response

1 09 2010
L'affamé

L’union fait laforce!!! COURAGEet ne baissez paslesbras… le peuple est avec vous. Les dinosors ne peuvent rien. Ha ha ha…
« Vainquons ou mourrons mais dans la dignité »!!!!!!
Soyez les bienvenue Fulbert ATTISSO, GIOME Koko, et les deux autres dont j’ignore un peu lesnoms.

Moi ‘ai fain, que Faure me trouve a manger aulieu d’assigner les journalistes.

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