Togo,malgré les répressions, le FRAC appelle à de nouvelles manifestations.

23 03 2011

Jamais un  projet de loi sur les libertés publiques n’aura suscité autant d’intérêt. Il est au menu des discussions à bâton rompu entre citoyens dans les débats sur les médias entre journalistes, leaders politiques, observateurs avertis. Si le ministre de l’administration territoriale, Pascal Bodjona a manqué une occasion de se taire, il a le mérite de faire monter  la tension dans le pays.

Véritable levée de bouclier autour  de ce projet  en lequel ni les partis politiques, ni les organisations de défense des droits de l’homme et les couches composantes  la société togolaise ne se reconnaissent. Le FRAC, qui anime de façon tonitruante et soutenue depuis plus d’un an la vie politique en contestant toujours la réélection de Faure Gnassingbé a donné de l’insomnie  aux forces de sécurité et autorités togolaises la semaine dernière.

 A l’annonce d’une marche pacifique pour le retrait pur et simple de cette loi, les forces de sécurité ont été déployées dans toutes les ruelles des quartiers  chauds de la capitale, elles étaient tellement nombreuses que pour certains journalistes, c’est à chaque manifestant son gendarme.  Aux côtés des forces de sécurité, des individus en civil bien armés, communément appelés milices  ont aidé les hommes habillés dans leur basse besogne. La marche a donc été réprimée de façon violente. Une véritable tornade de gaz lacrymogènes, qui ont fait perdre connaissance aux bébés, ont fait passer un mauvais quart d’heure à une femme enceinte, avec des blessés dont monsieur Amorin Alexandre, conseiller politique de monsieur jean pierre Fabre, président de l’ANC, qui a reçu une grenade sur la bouche. Des interpellations et des arrestations, 54 personnes au total dont le député Robert Olympio de l’ANC qui a recouvré la liberté après 48 heures de détention, malgré qu’il jouit de l’immunité parlementaire. Les 53 autres ont été  également élargis.

Le vendredi 19 mars, ce fut un face à face tendu entre Jean Pierre Fabre et le commandant Kondi de la gendarmerie nationale qui aurait menacé le leader de l’ANC de les brûler selon Alphonse Kpogo, le secrétaire général de l’ADDI à bord du véhicule également de même que deux autres membres du FRAC.

Deux jours bien tendus, avec des jets de pierres, des pneus brûlés, des arrestations, des bastonnades, saupoudrés de grenades lacrymogènes.

Le samedi, 20 mars, la traditionnelle marche a eu lieu, elle a rassemblé les inconditionnels, ceci dit, la mobilisation n’est pas celle des grands jours mais les responsables du FRAC sont fermes sur leur position. Pour Koffi Yamgnane, Jean Pierre Fabre, Abi Tchessa, Aimé Gogué, Claude Améganvi, la lutte continue et ne fait que commencer et rebelote pour  cette semaine.

Tous dans la rue, les jeudi, vendredi et samedi, le désormais cri de guerre du FRAC et de son allié, le parti des travailleurs.

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