Les hommes d’affaires dans l’œil du cyclone au Togo de Faure Gnassingbé.

12 04 2011

Après monsieur Sama Essohamlon, le DG de REDEMARE qui croupit toujours dans les geôles de  la prison civile de Lomé, dans une affaire sans tête ni queue dans laquelle les pontes du pouvoir se seraient partagés des centaines de millions en toute impunité, le pouvoir coupeur de tête du Togo a jeté son dévolu sur l’homme d’affaire Bertin Agba dans un montage des plus grotesques où on parle d’escroquerie internationale et haute trahison. Et pour ces supposés délits on se permet de torturer à loisir des présumés coupables, leur femme et des membres de leur famille.

Pendant ce temps on claironne sur tous les toits que le pays est en plein processus de réconciliation. Un pays qui a par ailleurs signé en grande pompe la convention contre la torture au sein d’un parlement qui n’en ai pas un. C’est aussi et surtout ça le Togo.

Les textes sont faits pour être ratifiés pour faire plaisir à l’union européenne et la communauté internationale mais ils ne sont pas faits pour être appliqués et respectés.

Jamais deux sans trois. Après Sama, Agba, c’est au tour d’Akakpovi pierrot, le DG de Monotrans de faire les frais du pilotage à vue de Faure Gnassingbé et compagnie.

En plus de lui coller aux trousses, l’ANR (l’agence nationale de renseignements), qui arrête, torture, saisie les biens des autres, on y a ajouté la direction générale des impôts de la très controversée Ingrid Awadé qui parle de redressement fiscal et somme Monotrans à payer plus de 05 milliards aux services des impôts. Dans le même temps, dame Ingrid, a fait bloquer 17000 tonnes de ciment de la société Monotrans. Du gangstérisme d’état tout cru.

 Un plan machiavélique pour assassiner le peu d’hommes d’affaires qui essayent de booster l’économie. A supposer que Monotrans doit cette mirobolante somme aux impôts cela suppose que la direction générale des impôts est défaillante, où était elle avant que les sous ne s’accumulent de la sorte ? Et que fait-on du processus d’échelonnement des dettes dans notre pays? Où les investisseurs peuvent ils trouver 05 milliards à payer cash à dame Ingrid ? Autant d’interrogations qui dénotent de la mauvaise foi des dirigeants de ce pays, décidés à asphyxier les hommes d’affaires qui ne plaisent pas ou plus au prince Gnassingbé.

Comment peut-on demander aux investisseurs de venir dans un pays où la justice est aux mains des vautours? Une justice pas du tout indépendante ? Une justice hyper corrompue ?

Comment peut- on investir dans un pays où les hommes d’affaires peuvent être jetés au gnouf selon le bon vouloir du prince Faure Gnassingbé ?

Les actes sans vergognes dans ces genres de situation  sont légions au Togo.

On se rappelle des libanais et indopakistanais qui seraient proches de kpatcha Gnassingbé, à qui on avait  collé des ardoises salées au nom d’un redressement fiscal, le jargon favori de la directrice des impôts.

Et dire que le premier ministre de Faure Gnassingbé, Gilbert Fossoun Houngo, continuent de multiplier les tournées au Benelux ou encore en Inde, avec pour mission principale de faire venir des investisseurs. Le résultat depuis sa nomination est le même. Un cuisant échec.

Et pourtant, le prince a placé son second quinquennat sous le signe du développement économique. Mais dans le même temps, Faure Gnassingbé livre la guerre aux hommes d’affaires aux motifs tordus les uns que les autres.

Le Togo des paradoxes et des intrigues.


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