« Mey Gnassingbé contre Tribune d’Afrique » : Délibéré le 14 juillet.

17 05 2011

Voici près d’un an que pend devant la justice
togolaise l’affaire « Mey Gnassingbé-Tribune d’Afrique (périodique
distribué en Afrique de l’ouest) ». Ce 12 mai 2011, à l’issue d’une
nouvelle audience en appel de ce procès, la justice togolaise a
programmé son délibéré au 14 juillet prochain.

C’était l’étape des plaidoiries et de la réquisition du parquet général,
ce jeudi 12 mai, dans le bras de fer judiciaire opposant Mey Gnassingbé
(demi-frère du président Faure et chargé de Mission à la présidence du
Togo) et le journal « Tribune d’Afrique ». Les origines de ce différend
remontent au 25 août 2010, quand le Tribunal correctionnel de première
instance de Lomé a condamné ce journal pour « diffamation, injure et
atteinte à l’honneur de Mey Gnassingbé » dans un article publié dans sa
parution n°71 du 02 mai 2010. Le même jugement avait prononcé la
condamnation au paiement de 63 millions de fcfa comme sanction
essentielle au demandeur Mey G.

Ce jeudi, l’avocat du sieur Mey Gnassingbé, Me Kamankpen, a estimé que «
“Tribune d’Afrique” a reconnu au cours des débats qu’il a fondé son
article incriminé sur des rumeurs (…) D’autres cas pareils de délit de
presse ont fait jurisprudence ! Celui-ci doit faire l’objet d’une
sanction (…) Il faut éviter à “Tribune d’Afrique” de continuer à
intoxiquer le peuple togolais », a plaidé l’avocat de la partie civile
(Me Kamankpen).

Débats contradictoires en faveur de quelle partie ?

Répondant à son contradicteur, Me Bertin Amegan (membre du conseil
d’avocats défendant “Tribune d’Afrique”) a fait savoir que « “Tribune
d’Afrique” a bien un récépissé, contrairement à ce que lui reproche
l’intimé (la partie de Mey G.) (…) Les appelants n’ont été que des
relais des informations incriminées. Le délit de diffamation retenu est
contraire à l’article 92 du Code togolais de la presse. La condamnation
de “Tribune d’Afrique” n’a d’autre but que de museler toute la presse
togolaise ». Toujours au cours de ces débats, David Amekudzi,
représentant de ce périodique au Togo, a signifié au juge Edorh que Mey
Gnassingbé a lui-même démenti, dans l’article incriminé, les rumeurs
l’accusant de trafic de drogue.

Pour sa part M. Ndakena, Procureur général, a laissé entendre dans sa
réquisition que « les débats de ce jeudi nous ont permis de comprendre
la trame de ce procès (…) Nous avons besoin d’une presse responsable et
non celle qui se fonde sur des rumeurs. On ne peut pas se fonder sur une
rumeur pour ternir l’image d’un pays (…) D’après nos enquêtes, “Tribune
d’Afrique” n’a pas d’existence légale, c’est-à-dire un récépissé ». M.
Ndakena a de ce fait conclu que « la décision de la première juridiction
doit être confirmée ». A la fin de cette audience, Max Carmel Savi, le
patron de “Tribune d’Afrique” a déclaré « compter sur la justice
togolaise pour dire le droit ».

Le 14 avril dernier, dans le cadre de la 2ème audience en appel de la
même affaire, les avocats de « Tribune d’Afrique » avaient demandé et
ont obtenu un renvoi pour lire les conclusions versées dans le dossier.
La requête d’appel de ce périodique, dans ce procès, date du 03 novembre
2010.

par Francis AMOUZOU, La Rédaction AfriSCOOP
jeudi 12 mai 2011

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