Togo, ces professeurs, courtisans de la cour du roi Pétaud.

30 06 2011

Ceux qui, en plus de la vocation qu’ils ont reçu comme vous de transmettre le savoir à la nouvelle génération et qui ont fait aussi le sacrifice de leurs vie pour cette génération ont-ils vécu inutile ?

N’êtes vous pas la lumière de ce peuple ? La lumière peut elle dormir ? Ou bien seriez vous ténèbres ? Pourquoi vous taisez vous quand le peuple crie au secours ? Et si vous gardez le silence, vous qui avez reçu le don de la parole qui parlera donc pour le peuple ? Seriez vous devenus aussi des princes qui roulent carrosses dorées  et qui portent chaussures d’or ? Pourquoi acceptez-vous l’humiliation de servir le roitelet, plutôt que l’honneur de partager le pain d’orge du paysan ? Vous dormez toute la nuit et vous enseignez à vos fils de se prélasser en plein jour ? Qui donc bâtira le pays ? Et  quel pays ambitionnez-vous de bâtir avec de telles tares ?vous avez encouragé la glorieuse génération de 90 à vous emboiter le pas, à manger au roitelet et à se déshonorer comme vous. Aie ma patrie, ma mère, as-tu tant souffert pour voir tant de tes fils devenir pleutres et veules, se déshonorant à qui mieux, pour servir le fils devenu roi en plongeant dans la rivière enchantée rouge sang du peuple ?

Au lieu du salaire, vous préférez des présents. Les salaires qui donc les réclamera ? Vos syndicats sont devenus des limaçons qui fondent aux premiers rayons de soleil. Pour avoir voulu parler à votre place, nombreux sont les jeunes  gens et jeunes filles qui ont payé de leur vie. Les ossements remplissent des fosses communes, le lit des rivières et les fonds de l’océan.

Le paysan arrose la terre de la sueur de son corps mais il mendie son pain tandis que les poubelles et les dépotoirs des abords des palais sont jonchés des restes de leurs tables, restes dont même leurs chiens n’en veulent pas.

Professeurs, hommes de lettres, de sciences, de droit et d’économie, éminents érudits des chaires de nos universités, quand cesseriez vous de dévorer avec le prince, le pain des pauvres, de la veuve et de l’orphelin ? Vous étouffez dans leurs gosiers les sanglots des nourrissons qui meurent de faim. Vous regardez  droit devant vous quand vous roulez à bord du Benz que le régime vous a donné au prix de votre  silence, droit devant vous comme des statues de peur que vos regards ne tombent au bord des rues sur ces jeunes mendiants qui naguère étaient vos étudiants dans les facultés. Intellectuels, chers hommes de distinction bardés de diplômes, pourquoi devez vous servir un jeune prince malgré tout minable au lieu de penser à votre peuple ?

N’avez-vous jamais lu cette terrible sentence ? Malheur au peuple dont le roi est un enfant

Devenir roi au sortir de l’adolescence, il demande que le créateur lui donna de la sagesse pour conduire avec justice le peuple à lui confié. Pourquoi vous laissez vous assujettir par un gamin aux vertus douteuses qui ne sait même pas qu’il conduit le peuple dans l’abime.

Souvenez-vous de cette scène pathétique. L’empereur romain Néron, tandis que Rome la capitale de l’empire se consumait dans les feux d’un gigantesque incendie s’enivrait dans les délices d’un gigantesque festin. Lorsque le seigneur veut perdre quelqu’un, il lui enlève même le bon sens. La folie d’un roi quelque soit l’époque et le lieu conduit toujours à la ruine.

Un jeune fou déclarait un jour à la foule qui l’écoutait ceci. Lorsque les peuples marchaient dans les ténèbres, c’étaient les voleurs qu’on pendait au bois. Mais aujourd’hui ou il y a tant de lumière, ce sont les voleurs qui s’accrochent de grandes croix. C’était hier, un jeune roi qui se targua d’être plus sage que les sages du royaume de son père décorait dans un faste insolent et à grand bruit, le plus sanguinaire des bourreaux à son service dans l’une des plus hautes distinctions de la nation. Oh roi, mon roi, au lieu d’être un flambeau tu n’es qu’un bucher. Tout ce à quoi tu touches, tu le consumes.

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