l’EPU du Togo devant le conseil des droits de l’homme à Genève.

8 10 2011

La ministre des droits de l’homme Léonardina  Wilson de Souza, de la consolidation de la démocratie et de la formation  civique a présenté ce jeudi la situation des droits de l’homme devant le conseil des droits de l’homme des nations unies à Genève dans le cadre de l’examen périodique universel (EPU) qui est un nouveau mécanisme des nations unies pour juger de la situations des Etats de l’organisation des nations unies en matière des droits de l’homme.

Selon le rapport du gouvernement comme tout le monde peut l’imaginer,  le Togo se porte bien. Pour le gouvernement le fait que le Togo ait ratifié la plupart des instruments internationaux fait de lui le champion du respect des droits de l’homme. La ministre des droits de l’homme a mis en exergue la gratuité de l’école, la gratuité de la césarienne, la mise en place de la CVJR  et d’autres mesures aussi impopulaires qu’inefficaces dont  Faure Gnassingbé  et  son gouvernement en raffolent.

Le gouvernement togolais n’a pas manqué de quémander l’aide internationale pour faire face à la question des refugiés ivoiriens et tous les autres, la ministre des droits de l’homme demande à la communauté internationale d’aider le Togo dans la mise en œuvre des réformes institutionnelles et constitutionnelles et d’autres questions liées aux droits humains.

La question de la torture, de l’impunité, des conditions carcérales sont les points phares des interventions des pays.

Parmi la cinquantaine de pays qui ont eu à intervenir pour apprécier la situation des droits de l’homme, il faut noter l’intervention de la France qui a démontré qu’elle est au fait de l’actualité dans notre pays.

La France a formulé des recommandations aussi pertinentes qu’urgentes. La France demande instamment et dans les meilleurs délais au gouvernement togolais de ratifier le statut de Rome sur la Cour Pénale Internationale (CPI) dans les meilleurs délais, de respecter tous les instruments auxquels le Togo est parti. La France préoccupée par les cas de tortures  et la question de l’Agence Nationale de Renseignements (ANR)  qui outre passe ses prérogatives et demande au gouvernement de  rendre public dans les meilleurs délais les résultats de l’enquête que mène en ce moment la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), la France demande en plus  au Togo de mettre en place un mécanisme de prévention contre la torture.

Dans le même registre, la question de l’impunité, de la torture, préoccupent  les Etats unis de même que le problème des conditions carcérales.

L’Australie pour sa part demande le respect de la liberté de presse et d’expression.

L’Allemagne comme la France et les Etats unis  est revenue  sur la question de la torture notamment les prévenus dans le procès Kpatcha Gnassingbé,  demande qu’une  enquête soit ouverte sur les cas de tortures.

La Norvège et la Suède pour leur  part invitent le Togo à prendre des mesures pour améliorer  les conditions carcérales  et prendre  plus d’engagement à éradiquer l’impunité, la détention arbitraire.

Le  Ghana rare pays africain à ne pas féliciter pour féliciter au nom des bidons relations bilatérales exhorte le gouvernement togolais à ouvrir des enquêtes sur des cas de violations de droits humains et de tortures et invite le gouvernement  à prendre des mesures pour respecter les libertés d’expression et de manifestation.

Notons que les questions en matière de santé, d’éducation, de logement, des droits des femmes, des enfants, du respect de l’environnement ont été également abordées

Les pays africains qui continuent de faire la honte des citoyens africains dans ces genres de rencontres

Notons que les pays africains qui interviennent assez souvent au cours de l’EPU vont souvent en renfort au gouvernement du pays africain examiné, notamment pour le cas du Togo, le représentant du Tchad a fait un grand « ATALAKOU » au gouvernent togolais partageant avec l’assemblée l’anecdote sur le fait que Gnassingbé Eyadema aurait pris une  pirogue pour venir au secours du Tchad en pleine crise, une intervention qui a arraché un rire moqueur à la délégation de la société civile togolaise.

La forte délégation gouvernementale n’a pas convaincu

 Le gouvernement a eu du mal à répondre aux questions mais surtout a menti sur toute la ligne la ministre n’a fait que distribuer la parole à ces autres collègues de la justice ; des arts

Le Togo a décidé de se regarder en face et de prendre en charge sa destinée, la phrase fétiche du ministre de la justice qui tout en parlant d’allégations de torture soutien qu’il n’y a pas plusieurs plaintes en la matière et les cas qui ont été révélés font actuellement Object d’enquête.  Encore une fois là encore pour le sulfureux  ministre de la justice qui a visiblement horreur du  micro tout va bien.

Pour le Ministre amadou qui est chargé d’intervenir sur la ratification des textes, démarche pragmatique ratifié et les faire conformer à la constitution, d’où cette lenteur constatée

Le plus arrogant de la délégation le ministre Ahumey Zunu a assuré que le gouvernement va prendre en compte les recommandations

Sur la liberté de presse et d’expression est vraiment protégé et s’exerce sans contrainte, avec le mécanisme d’appui aux médias privés,

La liberté de manifestation est protégée et respecté par la nouvelle loi.

L’ANR n’est  pas un centre de détention,  c’est par une occasion exceptionnelle que nous avons été obligé a détenir certaines personnes en vue de leur sécurité.

Visiblement le togo n’est pas prêt à adhérer au statut de Rome sur la cour pénale internationale, pour le ministre Ahumey Zunu, le togo étudiera cette question.

Notons que le togo est l’un des pays où le seul depuis que nous suivons l’EPU qui fait intervenir plusieurs personnes sur des questions pratiques, c’est le chef de délégation qui répond ce qui pose un problème de compétence et de capacité à ce niveau  il n’est pas rare d’entendre en fond sonores des « je continue ? Madame la ministre je continue ? » Et bien d’autres énormités encore.

Rendez vous dans quatre ans pour un prochain Examen Périodique Universel (EPU)

En 2015, le Togo sera de nouveau a Genève pour un autre examen et faire aussi un état des lieux sur les recommandations qu’il aura souscrit. Les recommandations seront adoptées ce lundi octobre prochain. La séance a été présidée par monsieur  Anatole fabien marie Nkou vice président du conseil des droits humains.

 

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