Togo, les hommes en uniformes ont toujours la gâchette facile.

24 10 2011

Les faits

Le 19 octobre dernier, vers les onze (11H) de la matinée, Agbodrafo, l’une des localités de la région des lacs a reçu la visite musclée des forces de l’ordre comme elles savent toujours le faire, la loi de la force ou l’art de tirer sur tout ce qui bouge et de bouger sur tout ce qui résiste.

(le citoyen blessé par balles à la cuisse qui n'a pas voulu qu'on montre son visage)

Selon les témoignages des habitants d’Agbodrafo, les échauffourées ont opposé les forces de l’ordre notamment la police et les vendeurs de carburants frelatés. Déjà tôt le matin les vendeurs de carburants dénommés « Boudè » disent avoir eu vent de ceux que la police préparerait une descente dans la localité en vue de la saisine des stocks de carburant.

Que la police débarque un peu avant midi ne surprenne pas les habitants. Direction la maison d’un grossiste qui a stocké du carburant évalué à plus de trois millions (3.000.000) de francs CFA ; la police a procédé à l’évacuation des habitants de la maison avant de saisir le stock en question.

Les vendeurs ont décidé de discuter avec la police quitte à leur donner de l’argent comme d’habitude. Un vendeur rencontré a soutenu qu’il leur arrive de donner jusqu’à trois cent  mille (300.000)  aux policiers ou aux douaniers pour avoir la « paix ».

Pour ce mercredi, toutes les discussions ont échoué et la police a menacé de tirer si les vendeurs ne les laissent pas emporter le stock. Selon les témoins c’est la police qui a commencé a tiré et pas en l’air comme les autorités togolaises l’ont soutenu dans leur communiqué. Un témoin raconte que les policiers se sont couchés au sol et ont commencé à tirer visant les pieds ou le ventre des citoyens et qu’aucune balle n’a été tiré en l’air.

La preuve cette descente policière d’une autre époque a fait un blessé par balles à la cuisse, en occurrence le propriétaire des stocks incriminés.

Les vendeurs de l’essence frelaté soutiennent accomplir les formalités douanières  auprès des autorités compétentes aux frontières avant de les faire entrer sur le territoire. Les vendeurs ne comprennent pas que pour un produit que l’état dit interdire la commercialisation, puisse permettre leur dédouanement  pour après  traquer ceux qui mènent cette activité comme de vulgaires bandits. Les vendeurs soutiennent que si l’état leur trouve du travail aujourd’hui, ils vont laisser la vente de l’essence frelatée.

Les forces de l’ordre toujours prêtent  à tirer sur le citoyen

L’attitude de la police togolaise qui a gardé les réflexes de toujours, la force brute dénote que malgré les beaux discours de Faure Gnassingbé les mentalités sont restées intactes. Pour le policier, le gendarme, le militaire togolais il est le seul maître et a le droit de vie et de mort sur le citoyen qui malheureusement continue de payer ses uniformes, les armes, les gaz lacrymogènes, son salaire etc.

La mauvaise foi de Faure Gnassingbé et de ses alliés

A l’heure où Faure Gnassingbé et sa clique font semblant de brandir la commission vérité justice et réconciliation comme le remède à tous nos problèmes, ceux qui l’ont installé dans le fauteuil monarchique et présidentiel avec armes et gourdins cloutés au prix du sang des pauvres togolais continuent de faire la loi en tirant sur le citoyen pour de l’essence frelatée.

A l’heure où Faure Gnassingbé parle de vérité, de justice, les communiqués officiels sont toujours aux antipodes de la réalité pour ne pas dire qu’ils sont de pures inventions et des tissus de mensonges que Faure Gnassingbé continue de cautionner.  Où est la sincérité  de celui qui prétend être un leader nouveau dans un  esprit nouveau ?

Comment Faure Gnassingbé peut il expliquer aux togolais et à la famille de la victime que la police a tiré en l’air et a blessé un citoyen par la cuisse ? Et pourtant c’est ce que dit le communiqué du gouvernement.

La problématique de l’essence frelatée

Le gouvernement a toujours lancé ces opérations musclées pour mener la vie dure aux vendeurs de l’essence frelatée pour prouver qu’il fait du bon boulot, puisque c’est le bien être des populations qui est brandit pour justifier la guerre contre le carburant illicite. En regardant au plus près c’est en fait une guerre contre les pauvres qui mettent du sable dans le riz des hauts placés qui sont dans ce buzziness de pétrole – essence et qui ont disséminé sur tout le territoire togolais des stations d’essence et qui veulent obliger le pauvre togolais qui a à peine de quoi se nourrir à acheter l’essence toujours plus chère des personnalités toujours insatiables, voraces et sans cœur  qui ne font que contribuer et inciter à l’augmentation des prix des produits pétroliers.

Sinon comment comprendre que le Bénin a plus ou moins légaliser cette activité, qui étudiant les dangers d’un tel commerce et conscient que cette activité malgré ses risques arrive à permettre à une bonne partie de la population de joindre les deux bouts a préféré être à ses côtés pour l’aider à stocker ce carburant  en tenant compte de certaines mesures sécuritaires et que le Togo montrent toujours des muscles jusqu’à tirer sur un citoyen à cause du carburant frelaté ?

Qui a intérêt à faire cesser ce commerce au prix de blessés par balles si ce n’est le sommet ?

Ce sont les vautours qui se sont accaparés de toutes les richesses du pays et qui ne sont jamais satisfaits. Qui ne sont même pas capables de préserver ses ressources mais qui sont dans la logique de après nous le déluge, après nous il n’y aura plus rien, tout sera à faire et à refaire. L’exemple du phosphate est plus qu’illustratif. On ne fait qu’exporter sans se poser la question de comment pérenniser cette richesse pour les générations futures. L’essentiel pour les vautours c’est de s’en mettre pleins les poches.

Après bientôt sept (07)  années que les forces qui sont contre le peuple togolais ont offert gracieusement au fils de Gnassingbé Eyadema le fauteuil monarchico présidentiel, Faure Gnassingbé est censé savoir au moins que la meilleure façon de régler les problèmes c’est de leur trouver des solutions idoines plutôt que de taper sur les citoyens comme du bétail. Même les animaux de nos jours sont respectés. Il n’y a qu’au Togo où ceux qui sont au pouvoir ont gardé des réflexes bestiaux.

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