Togo, les défenseurs des droits de l’homme et les professionnels de la communication décidés à mettre au pas le gouvernement de Faure Gnassingbé.

23 01 2012

Les organisations de défense des droits de l’homme en totale synergie avec les professionnels de la communication, notamment l’association Sos journaliste en danger, pour dénoncer les dérives et les travers du pouvoir de Faure Gnassingbé.

L’année 2012 a enregistré très tôt sa première manifestation de protestation le 12 janvier, à travers une grande marche pacifique de protestation qui a rassemblé plus de trente mille (30.000) togolais dans les rues qui ont crié leur haro sur les autorités face aux violations massives et récurrentes des droits de l’homme.

En effet, le Togo est marqué par un recul évident et dangereux en matière de protection, de promotion et de défense des droits humains. Le dernier rapport thématique de la ligue togolaise des droits de l’homme (LTDH) le démontre à suffisance avec des cas multiples et avérés de violations des droits de l’homme et le silence assourdissant des autorités malgré les nombreuses démarches effectuées pour attirer l’attention du pouvoir à prendre des mesures urgentes et idoines pour la protection effectives des droits de tous les citoyens togolais.

Aux premières lignes des préoccupations des organisations de défense des droits humains, l’impunité sous toutes ses formes, l’épineuse question de la torture, des traitements cruels, inhumains ou dégradants, avec au centre de toutes les accusations, l’agence nationale de renseignements (ANR), où de paisibles citoyens ont subi les pires formes de tortures.

Parmi les victimes de l’ANR, que dirige le colonel Massina Yotrofei, l’homme d’affaire Sow Bertin Agba, Kpatcha Gnassingbé et Co détenus, le journaliste Eugène Attigan Améti, les militants de sursaut Togo ( le parti de Koffi Yamgnane) et bien d’autres victimes qui ont témoigné des atrocités que peut subir un être humain  dans ce Guantanamo national, placé directement sous l’autorité de Faure Gnassingbé en ce 21em siècle.

Face aux tirs croisés de la presse sur cette agence lugubre, et les cris de détresse de organisations de défense des droits humains, la surprise a été de taille quand Faure Gnassingbé au lieu de taper du poing sur la table pour faire cesser la torture décide contre toute attente d’élever le directeur général de cette agence au rang de grand croix de mérite pour « service rendu à la nation ».

C’est donc à raison que les défenseurs des droits de l’homme ont battu les pavés dans un slogan évocateur,  « ça suffit, sauvons le Togo ».

Une semaine plus tard, c’est au tour de la presse qui donne de l’insomnie à Faure Gnassingbé, mieux de l’association Sos journaliste en danger d’emboîter le pas des organisations de défense des droits de l’homme de descendre dans l’arène et de faire mieux en terme de mobilisation avec au moins cinquante mille (50.000) togolais dans les rues, cette fois ci pour réclamer la réouverture immédiate et sans condition de radio x solaire fermée illégalement par l’autorité de réglementation des secteur des postes et télécommunications

(ARTP), dirigé comme par enchantement par un autre Massina prénommé Palouki.

En effet, ce monsieur sur un coup de tête a décidé un matin de réduire à silence certaines radios diffusion notamment radio X solaire pour faute de récépissé. Un véritable faux problème, puisque la loi sur les télécommunications est bien claire en son article 3. «  Les médias audio visuels ne sont pas inclus dans le champ d’application de l’ARTP, ces organes, relèvent des prérogatives de la haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) ».

Et malgré, la délivrance du récépissé, monsieur Massina Palouki, rechigne toujours à rouvrir la radio X solaire.

Ainsi va le Togo  du roi et des roitelets, où tout le monde se prend pour le grand chef, décide de tout, fait ce qui lui passe par la tête. Depuis l’avènement de Faure Gnassingbé au pouvoir dans un torrent de sang, la république reste  aux mains des vautours et des malades avec des petits Mussolini qui se prennent pour Dracula.

Le constat est clair, la tension n’est pas prête de baisser, tant du côté des organisations de défense des droits humains, que du côté de Sos journalistes en danger, qui lance déjà une série d’action pour la semaine du 30 janvier.

 

Advertisements

Actions

Information

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s




%d blogueurs aiment cette page :