Le collectif sauvons le Togo, lancé ce mercredi à Lomé pour instaurer la démocratie par le respect des droits de l’homme.

7 04 2012

Longtemps souhaitée par les partisans du changement et de l’alternance, la naissance d’une nouvelle coalition des forces du changement a été annoncée ce mercredi 04 avril, à Lomé.

En tout 17 organisations ( 7 ODDH, 2 OSC et 7 partis politiques et le Mouvement politique Sursaut-Togo) composent ce regroupement, dénommé Collectif « Sauvons le Togo ! ». La naissance de cette coalition a été annoncée ce mercredi lors d’une conférence de presse, par son Coordinateur Me Zeus Ajavon, entouré à la table d’honneur par le président de la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) Me Raphael Kpanté-Adzaré et celui de l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT-Togo) Me Jil-Benoit Afangbédji.
Trois candidats à la dernière élection présidentielle, Mme Brigitte Adjamagbo (CDPA), Jean-Pierre Fabre (ANC) et Agbéyomé Kodjo (OBUTS) étaient présents à la cérémonie avec à leurs côtés, le président de l’Alliance pour la Démocratie et le Développement Intégral (ADDI), le Pr Tchaboré Guogué, celui du Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR) Me Abi Tchessa, et Claude Améganvi du Parti des Travailleurs. Aucun responsable du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) dont le nom figure parmi les formations politiques membres, n’était présent au lancement qui s’est déroulé dans une salle de Brother Home, à Lomé.

L’idée du collectif a selon Me Zeus Ajavon, germé depuis la constitution d’un collectif des ODDH. « Nous avions très vite compris que l’œuvre est titanesque et qu’il fallait ratisser large », a-t-il expliqué avant d’ajouter que ce front, fruit de 4 semaines de difficiles discussions, restent ouvert. « Le collectif va s’organiser de façon à ce que les élections qui vont être organisées, soient transparentes », a insisté le Coordinateur sous les ovations de l’assistance, qui est fortement marquée par le collectif MP23 lors de la dernière élection présidentielle au Sénégal. Lire le reste de cette entrée »





Togo, kpatcha Gnassingbé a raté une bonne occasion de se taire.

7 04 2012

En audience spéciale devant le  « machin » de la commission vérité justice et réconciliation, le demi frère de Faure en Gnassingbé en prison pour 20 ans pour un imaginaire complot contre la sûreté intérieure de l’état, n’a rien apporté aux togolais en termes de vérités pouvant contribué à faire la lumière sur les massacres de 2005 qui ont permis à Faure Gnassingbé de succéder à son feu père  Gnassingbé Eyadema confirmant ainsi le bail illimité  du clan Gnassingbé sur le Togo.

Ce dimanche devant la CVJR, de Faure Gnassingbé, le député de la Kozah, s’est juste borné à dire qu’il n’était ni de près ni de loin lié aux massacres de 2005, qu’il n’a jamais eu de milices. Il reconnait néanmoins avoir  demandé aux officiers de faire allégeance à Faure Gnassingbé et de l’installer contre la constitution et le peuple togolais dans le fauteuil présidentiel, perpétrant ainsi un coup d’état militaire et constitutionnel

Ces propos confirment donc que le clan qui régente le pays, reste dans la logique que le Togo est un bien patrimonial qu’il conduit tel un royaume. Un véritable scandale et une aberration dans un pays qui se veut une république démocratique.

La déposition de Kpatcha Gnassingbé reste donc un arrangement entre Faure Gnassingbé, le prélat Nicodème Barrigah qui préside la CVJR et le prisonnier « le plus célèbre » du pays, Kpatcha Gnassingbé. Au finish, les togolais ont  compris que Kpatcha donnerait tout, dirait tout pour recouvrer sa liberté. Résultat des courses, un Gnassingbé reste un Gnassingbé. Lire le reste de cette entrée »





TOGO : BANALISATION DES ATTEINTES AUX DROITS HUMAINS : ENTRE ESCALADE ET DESINFORMATION.

7 04 2012

La ville de Kara, berceau de la famille GNASSINGBE, a été le théâtre de graves événements le mercredi 28 mars. Le gouvernement intensifie la répression contre les étudiants du campus de Kara en procédant à des passages à tabac et à des arrestations arbitraires et injustifiées des dirigeants du mouvement étudiant, notamment Mrs. Agnité MASSAMA, Bitsioude BIRENAM et SIGUIBA Mohamed, responsables de l’Union des élèves et étudiants du Togo (UNEET), principal syndicat de l’Université de Kara. La gravité des exactions commises, atteste de l’escalade dans le recours à la violence du gouvernement RPT/AGO de Faure GNASSINGBE pour régler les conflits sociaux.

Pendant ce temps le pouvoir politique multiplie les initiatives pour présenter un tout autre visage que celui de la cruelle réalité dont il est seul responsable, à la population togolaise et à la communauté internationale. Ce double visage de Faure Gnassingbé et de son Gouvernement RPT/AGO ne doit tromper personne. La désinformation ne peut cacher l’escalade dans les atteintes, de plus en  plus banalisées, aux droits humains.

1. MULTIPLICATION DES INITIATIVES OFFICIELLES POUR REDORER UNE IMAGE TERNIE

Pour essayer de valoriser l’image bien terne du Togo en matière de droits humains, le Ministère des Droits de l’Homme, de la Consolidation de la Démocratie et de la Formation Civique du Togo, organise les 29 et 30 mars 2012 des « Journées Citoyennes sur les Droits de l’Homme » 1, au Palais des congrès de Lomé, conjointement avec la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) et la Commission Parlementaire des Droits de l’Homme de l’Assemblée Nationale, le tout avec l’appui du projet PAI de l’Union Européenne. Lire le reste de cette entrée »