Togo, kpatcha Gnassingbé a raté une bonne occasion de se taire.

7 04 2012

En audience spéciale devant le  « machin » de la commission vérité justice et réconciliation, le demi frère de Faure en Gnassingbé en prison pour 20 ans pour un imaginaire complot contre la sûreté intérieure de l’état, n’a rien apporté aux togolais en termes de vérités pouvant contribué à faire la lumière sur les massacres de 2005 qui ont permis à Faure Gnassingbé de succéder à son feu père  Gnassingbé Eyadema confirmant ainsi le bail illimité  du clan Gnassingbé sur le Togo.

Ce dimanche devant la CVJR, de Faure Gnassingbé, le député de la Kozah, s’est juste borné à dire qu’il n’était ni de près ni de loin lié aux massacres de 2005, qu’il n’a jamais eu de milices. Il reconnait néanmoins avoir  demandé aux officiers de faire allégeance à Faure Gnassingbé et de l’installer contre la constitution et le peuple togolais dans le fauteuil présidentiel, perpétrant ainsi un coup d’état militaire et constitutionnel

Ces propos confirment donc que le clan qui régente le pays, reste dans la logique que le Togo est un bien patrimonial qu’il conduit tel un royaume. Un véritable scandale et une aberration dans un pays qui se veut une république démocratique.

La déposition de Kpatcha Gnassingbé reste donc un arrangement entre Faure Gnassingbé, le prélat Nicodème Barrigah qui préside la CVJR et le prisonnier « le plus célèbre » du pays, Kpatcha Gnassingbé. Au finish, les togolais ont  compris que Kpatcha donnerait tout, dirait tout pour recouvrer sa liberté. Résultat des courses, un Gnassingbé reste un Gnassingbé.

A supposer que Kpatcha n’est pas impliqué dans les massacres de 2005, un fait qui peut être débattu, puisque d’autres sources confirment qui est effectivement l’auteur de ses opérations meurtrières. Une chose est sûre, venir dire aux togolais, j’ai installé Faure au pouvoir mais je n’ai tué ou fait tuer personne est une stupidité. La moindre des choses est de citer le meneur, comme il a cité le colonel Félix Kadanga dans le cambriolage du Goethe Institute. Mais pour le millier de togolais massacré en 2005, il ne citerait personne, il ne le ferait jamais et pour cause. (Suivez notre regard)

A quoi jouent Monseigneur Barrigah et sa CVJR ?

Voilà une commission qui au fil des jours se décrédibilise et confirme qu’elle est une grosse blague inventée par Faure Gnassingbé pour flouer la fameuse communauté internationale, qui a injecté des sous colossaux pour avalisé le truquage  de l’histoire de toute une nation.

Une commission qui est plutôt une de mensonges, de contre vérités, d’injustices et de désunion. Tout au long de ses audiences, les togolais n’ont vu que des victimes, les bourreaux, il y en a pas, les quelques uns pointés du doigt, ont menacé la commission et les victimes qui ont osé les dénoncer.

Comme la commission de réhabilitation de l’histoire mise sur pied en 2005, une autre trouvaille de Faure Gnassingbé confiée à cet autre prélat contesté et contestable, Monseigneur Dosseh, la CVJR, reste un machin de truquage de l’histoire de tout un peuple. Sur l’assassinat de Sylvanus Olympio, sur les évènements de la lagune et autres, que de mensonges.

Et puis diantre, quelle est cette idée d’audiences in camera, ou des individus sont écoutés, in cognito. La CVJR, prend la dangereuse décision de monter les dépositions, de les enlever de leur quintessence  et de diffuser les portions plates au peuple togolais, qui a besoin de connaître pourtant la vérité. Que veut-on cacher ? Pour protéger qui ? Drôle de réconciliation dans un drôle de pays sous la direction d’un drôle de régime.

Dommage que cette commission budgétivore a plutôt roulé pour le prince qui l’a installé plutôt que de servir le peuple togolais. Et pour une énième fois, c’est toute l’église catholique qui envoie ses représentants dans de telles falsifications qui se rend coupable de telles forfaitures en prenant fait et cause pour un pouvoir dictatorial, qui torture, qui viole les droits les plus élémentaires des citoyens qui s’asseye sur le suffrage du peuple togolais depuis bientôt un demi-siècle.

La vraie réconciliation ne se décrète pas et se fera une fois l’alternance au sommet de l’Etat.

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