Le collectif « sauvons le Togo » dénonce la crispation de la vie socio politique.

3 05 2012

Le Collectif «SAUVONS LE TOGO», après une analyse minutieuse de l’évolution de la situation sociopolitique au Togo depuis un certain temps, constate avec regret l’autisme et la détermination du pouvoir en place à cristalliser l’impunité, à persister dans la malgouvernance et à vouloir opérer un passage en force lors des prochaines élections, le tout dans un environnement sociopolitique fortement crispé, avec comme points d’orgue la falsification du Rapport de la CNDH, la Crise à l’université de Kara, la prétendue dissolution du RPT et ses conséquences sur la vie politique.

Sur rapport de la cndh

Le 18 février 2012, le gouvernement togolais a rendu public une version falsifiée du rapport de la CNDH sur les actes de torture commis sur les 32 accusés dans l’affaire de la tentative d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État.

Suite à ce comportement caractéristique de gangstérisme d’Etat, il y a eu une forte protestation des Organisations de la Société Civil et des formations politiques, pour demander, non seulement que les auteurs de cette falsification soient identifiés et punis, mais aussi que les tortionnaires fassent l’objet de poursuites pénales, et surtout que le gouvernement qui s’est rendu coupable d’une telle forfaiture puisse purement et simplement rendre le tablier.

A la suite de cette condamnation tous azimuts sur le plan national, beaucoup d’organismes internationaux ont également fustigé ce scandale. Lire le reste de cette entrée »





le RAJOSEP préoccupé par le climat d’insécurité dans lequel les professionnels des médias exercent au Togo

3 05 2012

« Plus vous prétendez comprimer la presse, plus l’explosion sera forte. Il faut donc vous résoudre à vivre avec elle », disait François René de CHATEAUBRIAND. Cette pensée de cet écrivain français semble bien coller aux réalités que vit la presse privée togolaise.

Le Réseau africain des journalistes sur la sécurité humaine et la paix (RAJOSEP) constate avec amertume un recul notoire de la liberté de presse en cette année 2012.

Le RAJOSEP note que cette année est marquée d’une part par des menaces, agressions et/ou traitements inhumains et dégradants infligés à des journalistes sur les lieux de reportages et d’autre part, des pressions sur des organes de presse.
En l’espace de quatre (4) mois, la presse privée togolaise a été victime de trois (3) faits ostentatoires à la liberté de presse au Togo.

Le vendredi 27 Avril 2012, lors d’une manifestation publique, le journaliste Noël Kokou TADEGNON, correspondant de Reuters TV et le Cameraman Didier ALI de TV7 ont été dans la ligne de mire des forces de l’ordre. Alors qu’ils n’exerçaient que leur travail de reporter, ces deux professionnels de médias se sont vus confisquer leurs matériels. Le journaliste Noël Kokou TADEGNON avait au préalable reçu un coup sec à la nuque. D’autres journalistes ont échappé bel à la répression organisée à leur endroit par des policiers. Des recoupements révèlent que cet acte répréhensible a été savamment planifié. Lire le reste de cette entrée »