le RAJOSEP préoccupé par le climat d’insécurité dans lequel les professionnels des médias exercent au Togo

3 05 2012

« Plus vous prétendez comprimer la presse, plus l’explosion sera forte. Il faut donc vous résoudre à vivre avec elle », disait François René de CHATEAUBRIAND. Cette pensée de cet écrivain français semble bien coller aux réalités que vit la presse privée togolaise.

Le Réseau africain des journalistes sur la sécurité humaine et la paix (RAJOSEP) constate avec amertume un recul notoire de la liberté de presse en cette année 2012.

Le RAJOSEP note que cette année est marquée d’une part par des menaces, agressions et/ou traitements inhumains et dégradants infligés à des journalistes sur les lieux de reportages et d’autre part, des pressions sur des organes de presse.
En l’espace de quatre (4) mois, la presse privée togolaise a été victime de trois (3) faits ostentatoires à la liberté de presse au Togo.

Le vendredi 27 Avril 2012, lors d’une manifestation publique, le journaliste Noël Kokou TADEGNON, correspondant de Reuters TV et le Cameraman Didier ALI de TV7 ont été dans la ligne de mire des forces de l’ordre. Alors qu’ils n’exerçaient que leur travail de reporter, ces deux professionnels de médias se sont vus confisquer leurs matériels. Le journaliste Noël Kokou TADEGNON avait au préalable reçu un coup sec à la nuque. D’autres journalistes ont échappé bel à la répression organisée à leur endroit par des policiers. Des recoupements révèlent que cet acte répréhensible a été savamment planifié.

Le vendredi 02 Mars 2012, en marge d’une manifestation des Organisations de défense des droits de l’homme (ODDH), un policier a asséné un coup de poing sur l’œil gauche du reporter d’images Frédo ATTIPOU. Et pourtant, ce dernier ne faisait que son travail de photojournaliste en filmant une scène de saisie de motos par des policiers.

Le jeudi 09 février 2012, le journaliste MAX SAVI Carmel du journal Tribune d’Afrique a été victime d’un rapt. Alors qu’il s’était rendu à un rendez-vous, il sera par la suite, conduit de force dans les locaux des Services de Renseignements et d’Investigations (SRI) où il aura subi six (6) heures d’interrogatoire.

Le RAJOSEP rappelle que plusieurs autres journalistes de par le passé ont subi les âfres des forces de sécurité sans aucune sanction disciplinaire.

Au regard des faits précités qui portent un coup sérieux à la liberté de presse au Togo, le Réseau africain des journalistes sur la sécurité humaine et la paix (RAJOSEP) constate une démission de plus en plus avérée d’Organisations de presse et institutions censées lutter pour la préservation de la liberté de presse au Togo.

Le RAJOSEP note que jusqu’alors ces actes de tortures, d’agressions et d’intimidations à l’endroit des journalistes sont restés impunis.

Le Réseau africain des journalistes sur la sécurité humaine et la paix (RAJOSEP) condamne ces actes d’intimidation et d’agression sans cesse infligées à des journalistes sur les lieux de reportage.

Le RAJOSEP interpelle le Gouvernement à sanctionner les commanditaires et auteurs de ces actes répréhensibles envers des journalistes conformément aux textes en vigueur, afin d’éviter des récidives.

Le RAJOSEP appelle les professionnels de la communication à des actions collectives pour la sauvegarde de la liberté de presse, chèrement acquise./.

Fait à Lomé, le 02 Mai 2012

Pour le Bureau,
Le Président,

Sylvio Combey

 

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