Le « Collectif Sauvons le Togo » réagit suite à la démission de Gilbert HOUNGBO.

12 07 2012

Le Collectif « SAUVONS LE TOGO » a été informé, par les médias publics, dans la soirée du mercredi 11 juillet 2012, de l’annonce de la démission de Mr Gilbert Fossoun HOUNGBO de ses fonctions de Premier ainsi que celle de tout son gouvernement.

Suite à ses investigations, le Collectif a appris, de source informée, que cette démission serait consécutive au camouflet subi par Mr Gilbert Fossoun HOUNGBO dans la procédure de libération des 53 participants arbitrairement arrêtés et détenus àla Prisoncivile de Lomé, suite à la manifestation des 12 et 13 juin 2012 organisée par le Collectif  à Lomé.

Alors que le doyen des juges d’instruction aurait instruit le procureur dela Républiquede procéder à la libération des 47 détenus restants et qu’une réquisition aurait été signée dans ce sens le 10 juillet 2012, et en cours d’exécution, le Colonel Yotroféi MASSINA, directeur de l’Agence nationale de renseignements (ANR), manifestement informé par ses espions àla Prisoncivile de Lomé, aurait cru devoir intervenir dans la procédure engagée pour en exiger l’arrêt et la réincarcération des 47 détenus.

Déférant à cette injonction qui lui aurait été adressée sous la menace, le magistrat se serait exécuté pour préserver son intégrité physique.

Le Collectif « SAUVONS LE TOGO » constate que cette intrusion d’un officier supérieur des Forces armées togolaises dans le cours d’une procédure judiciaire qui ne le concerne pas est une grave violation de l’indépendance de la justice qui confirme l’instrumentalisation de la justice togolaise par le régime en place et ses forces armées. Lire le reste de cette entrée »

Publicités




Togo : Les raisons d’une démission inattendue

12 07 2012
« Y en a marre de tout ça ! Je démissionne si le Colonel Yotrofeï Massina ne sort pas du jeu politique », aurait affirmé le Premier Gilbert Houngbo à des émissaires de Faure Gnassingbé venus le dissuader. Le Premier ministre n’aurait évidemment pas supporté l’énième intervention du Directeur de l’Agence nationale du renseignement (ANR) dans la gestion des affaires de l’Etat. Les bruits des malversations financières seraient donc des contre-feux.

PUB

Tout s’est joué rapidement dans la journée de mercredi 11 juillet, à en croire une des sources MO5-Togo à la Primature. La goutte d’eau qui fait déborder le vase : C’est l’affaire des personnes détenues dans le cadre des violences intervenues pendant les manifestations du Collectif Sauvons Le Togo les 12 et 13 juin qui a été à l’origine des conflits au sein du pouvoir. Gilbert Houngbo, ce technocrate sans étiquette politique au départ, arrivé au ‘chevet’ du Togo, a préparé un plan de sortie de crise devant amener le CST et l’opposition dans son ensemble à des négociations. Le Premier ministre a donc demandé la libération sans condition des personnes détenues, gage de sa ‘bonne volonté’. Le juge d’instruction était en train de rédiger l’ordonnance de libération quand arrive l’officier dans son bureau, qui le dissuade de signer le référé de libération sous peine de… Le juge menacé s’exécute et sursoit à la libération des présumés auteurs de casse pendant les manifestations du CST. Et il s’en réfère au Premier ministre. Le chef du gouvernement met sa démission dans la balance en demandant implicitement au chef de l’Etat de sortir Massina Yotrofeï du jeu politique. Le Président ne pouvant rien contre le directeur de l’ANR, Houngbo s’en réfère à sa ‘conscience’ et aurait dit aux émissaires de Faure Gnassingbé: « Je n’agis pas comme Premier ministre ni comme militant d’un parti politique (il a déclaré être membre de l’UNIR, ndlr), mais comme citoyen togolais ». Fin de la partie. Rappelons que Koffi Kounté de la CNDH avait parlé de la « bonne volonté » de Faure Gnassingbé qui serait malheureusement l’otage d’un certain « entourage ». Comment peut-on espérer une rupture sérieuse lorsqu’on sait les conditions de sa prise de pouvoir ? Aujourd’hui, nous n’ignorons pas les risques, mais après tout c’est une question de courage politique. Lire le reste de cette entrée »





les organisations de défense desdroits de l’homme dénoncent la détention arbitraire de l’homme d’affaire togolais Bertin AGBA.

12 07 2012

Les oddh dénoncent la détention arbitraire dont fait l’objet M. Agba Sow Bertin et demandent instamment au procureur général près la cour d’appel de lomé et au garde des sceaux, ministre de la justice d’exécuter l’arrêt n°48/12 du 20 juin 2012 rendu par la chambre judicaire de la Cour Suprême du Togo en procédant à sa mise en liberte pure et simple

 

Le lundi 07 mars 2011, M. AGBA SOW Bertin a été arrêté dans les bureaux dela Société OPS, dont il est le Président Directeur Général, par des agents de l’Agence Nationale de Renseignement (ANR). Il sera conduit dans les locaux de cette Agence où il sera gardé pendant dix (10) jours et torturé, avant d’être mis à la disposition de la gendarmerie nationale.

Déféré et placé sous mandat de dépôt le 25 mars 2011, il sera transféré à la prison civile de Tsévié qui est encore la plus surpeuplée du Togo. Malgré la dégradation de son état de santé attestée par le son médecin traitant le Docteur OCLOO Atsu qui conclut le 15 juin 2011 à la nécessité d’une meilleure prise en charge dans un centre spécial, toutes les demandes faites dans ce sens sont restées sans suite, en violation du principe premier de l’ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme de quelconque de détention ou d’emprisonnement, adoptés par les Nations Unies le 09 décembre 1988 et de l’alinéa 2 de l’article 16 de la Constitution togolaise du 14 octobre 1992 qui disposent respectivement que :

« Toute personne soumise à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement est traitée avec humanité et avec le respect de la dignité inhérente à la personne humaine ».

« Nul n’a le droit d’empêcher un prévenu ou un détenu de se faire examiner par un médecin de son choix ».

Il n’est pas superflu de rappeler que même sur son lit de malade au CHU de Lomé Tokoin, M. AGBA SOW Bertin a été menotté.

Ce traitement réservé à M. AGBA SOW Bertin sera à l’origine d’une crise consécutive à un accident cardio-vasculaire des suites de laquelle il sera admis au CHU Campus de Lomé, privé de tout mouvement, gardé et marqué aux pas par des agents de l’ANR. Et alors que son état de santé nécessitait encore son maintien au CHU Campus, M. AGBA SOW Bertin sera reconduit à la prison civile de Tsévié à l’insu même de son médecin traitant. Lire le reste de cette entrée »