Togo, les victimes de la torture exige la démission du ministre de la justice, le cerveau de la falsification du rapport de la CNDH.

7 09 2012

Le mercredi 29 février 2012, le gouvernement togolais a fait publier des mesures prises en conseil de Ministres relatives à la mise en application des recommandations contenues dans le rapport de la CNDH sur les cas de tortures et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants infligés aux personnes mises en cause dans l’affaire de complot contre la sûreté intérieure de l’Etat.

Ces mesures très limitées prises par le gouvernement ont suscité une vive réaction de la part des ODDH qui les ont considérées comme du saupoudrage, un véritable trompe l’œil destiné à berner le peuple, car ne reflétant nullement une volonté réelle de mettre en œuvre les recommandations de la CNDH contenues dans le rapport sur la torture à l’ANR.

ASVITTO rappelle que lors de la commémoration de la Journée mondiale des victimes de la torture le 26 juin 2012, elle a adressé une lettre ouverte au Chef de l’Etat, lui demandant de :

–          Faire libérer les victimes de la torture encore en détention et prendre de réelles mesures indemnitaires en leur faveur ;

–          Démettre les tortionnaires de leurs fonctions afin que soient engagées contre eux des poursuites pénales.

Curieusement et de façon éhontée, plongeant toujours dans sa logique d’impunité, le jeudi 30 août 2012, le conseil des  ministres a débattu du suivi des recommandations de la CNDH sur la torture dans le dossier d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat. Le gouvernement togolais au cours de ce conseil des ministres soutient avoir mis en œuvre le rapport de la CNDH à près de 90%. Cette communication  hasardeuse, malencontreuse et irresponsable du ministre de la justice avec l’aval du gouvernement, appelle de la part de l’Association des Victimes de la Torture au Togo (ASVITTO), les mises au point suivantes : Lire le reste de cette entrée »