Togo, recensement électoral en vue des législatives, du désordre en perspective.

11 03 2013

Angele-Aguigah-president-CENI-femme-UNIR-Faure-27-avrilA quatre jours du début du recensement dans la partie septentrionale du pays, cafouillages et désordre sont au rendez vous comme les autorités savent en organiser en ces genres d’occasions. Expert dans la fraude électorale, le régime des Gnassingbé n’est pas prêt à organiser des échéances électorales qui répondent aux standards internationaux.

La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) chargée d’organiser et de superviser ce processus est tout sauf crédible. Malgré les appels de l’opposition pour réclamer sa recomposition de façon plus équilibrée, à la suite d’un dialogue inclusif, franc et sincère, madame Dola Angèle AGUIGAH, du parti au pouvoir, qui préside cette institution fonce tête baissée dans l’organisation de ces fameuses législatives si chères au parti au pouvoir (RPT-UNIR)  et ses acolytes (UFC-AGO) rassurés par avance d’une victoire falsifiée.

Le recensement qui s’étend sur un mois, du 15 mars au 15 avril et qui est censé démarré dans la partie septentrionale du pays pour les deux premières semaines ne présage rien de bon.

Premier hic, les kits électoraux qui sont arrivés on ne sait d’où, qui sont conditionnés on ne sait par qui, sont convoyés par les véhicules des Forces Armées Togolaises (FAT). Que viennent encore chercher les militaires dans les affaires électorales, alors même que l’armée est censée être apolitique ? Sans doute pour sécuriser le processus comme en 2005 avec ce corps habillé qui s’est emparé de l’urne tel un agent de la CENI.

Deuxième couac, les chefs cantons et présidents des délégations spéciales sont invités à faire à manger aux opérateurs de saisies, lesquels d’ailleurs ont eu une formation précipitée et au rabais. Quelques unes de ces autorités locales contactées affirment d’ailleurs « ne rien comprendre à ce désordre ».

Il est étonnant que malgré la dilapidation au quotidien des ressources du pays par la minorité dirigeante, les autorités togolaises ne puissent financer ce processus électoral en toute souveraineté.

Le recensement électoral rime bien avec désordre organisé avec pour seul objectif un scrutin frauduleusement propre.

Les partenaires bilatéraux qui donnent l’impression d’être une béquille à la dictature du fils Gnassingbé, feraient mieux de prendre la mesure de la situation et en tirer toutes les conséquences au lieu de se contenter à chaque fois de prendre acte des scrutins frauduleux ou pire de reconnaitre contre tout bon sens que les irrégularités ne sont pas de nature à remettre en cause les processus électoraux au Togo.


Actions

Information

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s




%d blogueurs aiment cette page :