Prochaines législatives au Togo, recensement zone 2, mêmes désordres, mêmes dégâts.

16 04 2013

30135A peine démarré dans la seconde zone qui couvre la partie méridionale du pays, le recensement est sous les feux des critiques croisées des forces démocratiques, de la société civile, de la presse et de la majorité de l’opinion nationale. Les témoignages sont légions.

Opérateurs de saisis incompétents. Une togolaise confirme avoir passé près de sept (07) heures de temps avant de se voir offrir le fameux sésame. Les opérateurs de saisies se comportent comme des personnes qui sont au cours préparatoire première année qui ont toutes les difficultés du monde à taper le nom des citoyens en âge de voter.

Matériels de recensement défectueux. La plupart mettent des heures à s’allumer, d’autres s‘allument au bout de plusieurs heures de bidouillages mais s’éteignent faute d’énergie, la commission électorale n’a visiblement pas prévu de groupes électrogènes dans les endroits non électrifiés.

Sans omettre l’éternel problème de l’enrôlement des mineurs et des étrangers. Déjà des personnes ont pu constater sur certaines cartes des photos de mineurs à qui les membres des Commissions Electorales Locales Indépendantes (CELI) et des Agents des Commissions Listes et Cartes (CLC) à la solde du pouvoir ont attribué des âges au delà de la majorité.  Ce qui fait dire à notre confrère de la dépêche que «le recensement est ouvert pour tous les âges et pour toutes les nationalités ».

Face à tous ces dysfonctionnements orchestrés à dessein en vue des législatives truquées par avance comme le régime togolais en organise depuis le déclenchement du processus démocratique, la Présidente de la commission électorale, Angèle Aguigah, une farouche militante du parti au pouvoir, n’a qu’une réaction. Malgré les petits problèmes tout va dans le meilleur des mondes et à ceux qui soutiennent que les mineurs et des étrangers sont enregistrés, Madame la Présidente se contente de demander aux personnes témoins de ces faits de fournir les preuves, car pour elles se sont des affabulations de l’opposition.

A ce niveau, il faut rappeler que les médias audiovisuels ont diffusé pas mal de témoignages poignants, loin des « affabulations » donc, la plupart confirment que c’est l’habitude du régime de faire voter des maliens, des nigériens, des béninois des burkinabè, des ghanéens, des nigérians et autres.

En plus de toutes ces anomalies savamment montées, les cartes d’électeurs continuent de porter la signature de l’ancien président, de la commission ce que les sbires du pouvoir et leurs appendices défendent becs et ongles malgré les démonstrations des constitutionnalistes qui ont encore la tête sur les épaules dans ce pays. Depuis quand un document qui doit servir pour des opérations électorales à venir portent le patronyme et la signature d’un autre que le responsable de l’institution organisatrice du scrutin? Cette incongruité est seulement possible au Togo, ce que notre commission électorale appelle pompeusement continuité de l’Etat, c’est à se demander si la CENI est un gouvernement sortant.  Une aberration togolaiserique sous Faure Gnassingbé.

Advertisements

Actions

Information

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s




%d blogueurs aiment cette page :