Affaire kpatcha Gnassingbé, la cour de justice de la CEDEAO reporte le verdict sur le 14 mai 2013.

18 04 2013

eyadema-91f88Après la mascarade judiciaire de septembre 2011, qui a condamné à de lourdes peines Kpatcha Gnassingbé et co-accusés dans la ténébreuse affaire de complot d’atteinte contre la sûreté de l’Etat, la défense du demi-frère du Chef de l’Etat togolais  a saisi la cour de justice de la CEDEAO pour rendre un arrêt surtout sur le volet de la torture comme l’atteste le rapport de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), qui a échappé de justesse à la falsification de la clique au pouvoir, le rapport qui a valu un exil forcé à Monsieur Koffi kKounté, ancien Président de l’institution et  qui confirme que les détenus dans cette affaire dont la plupart ont séjourné la tristement célèbre Agence Nationale de Renseignements (ANR), qui s’est révélé selon le témoignage des détenus un véritable Guantanamo national où la torture est le modus vivendi.

Alors même que le Togo a ratifié la convention contre la torture, qui reste un crime imprescriptible des citoyens ont été soumis au peloton d’exécution, à l’exposition au soleil durant plusieurs heures, arrosés à l’eau glacée toute la nuit, empêchés de voir leur famille, avocats et médecins, contraints de faire leurs besoins dans des conditions inhumaines et bien d’autres pratiques abjectes encore.

Sans omettre l’aspect qu’un député a été jugé sans la levée de son immunité parlementaire, un cas de jurisprudence dans un pays champion des inventions les plus macabres sortant souvent de l’entendement humain.

Outre les informations, qui font état des mallettes à frics du Togo pour corrompre les juges d’Abuja, comment  cette cour qui joue sa crédibilité dans ce dossier togolais qui fait partie des nombreux montages du régime, peut elle dire autre chose que le droit ? Lire le reste de cette entrée »