Lettre ouverte au Premier ministre togolais Arthème Ahoomey-Zunu.

19 04 2013

Ahoomey-Zunu-PM-TogoMonsieur le Premier ministre,

Hum ! Comment commencer ? Je sais que vous connaissez bien cette interjection, hum, et sa signification chez nous. Hum, vous le savez, est ce soupir sourd que l’on pousse quand on n’a pas la force de parler devant une situation trop désagréable, trop inimaginable pour être traduite par des mots. Hum ! Que soupire celui-ci. Et à celui-là de répondre «  énya lé ado mé ». Il y a des choses, beaucoup de choses à dire dans le ventre.

Monsieur le Premier ministre, j’ai tant de choses, trop de choses à vous dire, à vous expliquer – comme vous feignez de ne pas comprendre -, à vous rappeler. Mais je ne vais pas faire long. Vous connaissez bien ce proverbe de chez nous « ce n’est pas une rivière de mots qui fait une bonne sentence ». Je vais donc faire court.

Monsieur le Premier ministre, j’ai suivi, comme des centaines de milliers de Togolais, votre interview ce matin sur la Radio France internationale. On vous avait interrogé sur les tensions nées au Togo ces derniers jours avec la grève des travailleurs du secteur public qui réclament une augmentation de salaire. Il est de notoriété publique que le Togo fait partie des pays qui paient très mal, trop mal ses travailleurs dans la sous-région. Vous ne serez pas nécessairement d’accord avec moi, comme vous avez défendu bec et ongles durant l’interview que vous n’avez cessé d’augmenter le salaire de vos travailleurs depuis 2007. Que diable cherchent-ils donc encore dans les rues, ces bâtards de fonctionnaires, à vous tempêter dans les oreilles comme des garnements sans éducation, hein ! Lire le reste de cette entrée »