Togo, kpatcha Gnassingbé et les siens risquent de poireauter en prison, la cour de la CEDEAO sur les traces de la justice togolaise ?

28 04 2013

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L’information vient de nous parvenir. Le délibéré dans l’affaire Kpatcha Gnassingbé s’est transformé en plaidoirie au nom des juges de la CEDEAO soupçonnés d’avoir cédé aux mallettes à frics de Faure Gnassingbé pour rendre une justice dictée par le pouvoir de Lomé.

Gnassingbe_Kpatcha432Les juges de la CEDEAO en décidant de reporter à plusieurs reprises le délibéré dans ce ténébreux dossier monté de toutes pièces par la clique au pouvoir, faisait déjà planer le doute sur leur indépendance et leur impartialité dans cette affaire cousue de fil blanc.

En plus des incessants reports  qui ne répondent à aucune règle juridique de l’avis de nombreux constitutionnalistes, la cour  vient de surprendre l’opinion par ce revirement spectaculaire et inattendu en décidant que le 14 mai 2013 sera une séance pour plaider le dossier.

Un revirement bien curieux qui donne pleinement raison à ceux qui soutiennent que des mallettes bourrées d’euros ont transité par Abidjan pour enfin atterrir  à Abuja. Objectif, user du dilatoire pour maintenir le député de la Kozah, Kpatcha Gnassingbé demi-frère de Faure Gnassingbé en prison.

La cour de justice de la CEDEAO, saisit sur le volet torture et de la non levée de l’immunité d’un député en fonction avant de le juger veut jouer à la diversion. A la dernière séance les informations faisaient état de ce que la cour demandait d’autres éléments complémentaires avant de délibérer le 14 mai prochain.

Sur la torture, nul besoin d’être un juge chevronné pour attester qu’effectivement les détenus dans cette affaire ont subi des traitements cruels inhumains ou dégradants, puisque en plus des témoignages vivants et poignants des concernés, il y a le rapport de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) qui est une institution constitutionnelle qui l’atteste. La cour va t- elle nié que des citoyens n’ont jamais été torturés ? La torture pour rappel reste un crime imprescriptible et le Togo fait partie des pays qui ont ratifié cette convention.

Sur la non levée de l’immunité parlementaire de monsieur Kpatcha Gnassingbé, là aussi il est clair qu’elle n’est jamais intervenue comme le prévoit d’ailleurs le règlement intérieur du parlement. Quelle surprise Madame Awa Nana et ses collègues réservent t-ils  aux togolais en particulier et aux africains en général ?

De sources proches du dossier, le pouvoir togolais tout en jouant le chrono dans ce dossier pour maintenir le plus longtemps possible Kpatcha et compagnie en prison, ferait feu de tout bois pour déposséder la cour de la CEDEAO du dossier, qui pourrait le 14 mai prochain demander à la cour suprême du Togo de statuer sur le volet levée de l’immunité.

En plus la juridiction sous régionale, aurait demandé si tous les concernés dans cette affaire avaient été écoutés ? La réponse fut évidemment non. L’opinion se souvient certainement qu’un des employés de l’Ambassade des Etats-Unis au Togo, cité  n’a jamais comparu lors du procès et n’est inquiété le moins du monde, bénéficiant de la protection du pouvoir togolais selon les indiscrétions.

Difficiles gymnastiques pour un pouvoir champion toutes catégories en montages mal ficelés. Quand on sait que ce n’est pas la chambre d’accusation de la cour d’appel qui a conduit ce procès inique et téléguidé dans les officines du pouvoir, mais que c’est une juridiction spéciale chapeautée par le charlatan  Abalo Pétchélébia, les togolais sont en droit de se demander comment la cour de la CEDEAO va-t-elle s’y prendre pour faire plaisir au prince du Togo et lui obéir aux doigts et à la lettre comme la justice togolaise qui s’aplati au moindre des ses désirs ?

Selon les indiscrétions, Kpatcha Gnassingbé devrait être relaxé depuis le mercredi dernier, mais il s’est rendu compte que la décision de libération ne  concernait que lui seul et le sort des autres détenus de la même affaire risque d’être laissé aux calendes grecques. Il aurait décliné l’offre à la surprise des émissaires du régime.

En quoi les Co- détenus de Kpatcha représenteraient-ils un danger pour mériter la prison à vie ? Pourquoi Faure Gnassingbé s’arrange toujours à se faire gauchement distingué en dépit des règles de droit qui sont pourtant claires ? Par quel subterfuge dans une même affaire on peut libérer certains en laissant d’autres ? Une incohérence doublée d’une malhonnêteté intellectuelle inqualifiable.

Les regards sont donc d’ores et déjà tournés vers la juridiction sous –régionale que préside la très controversée mais dévouée aux Gnassingbé, Awa Nana pour voir par quelle alchimie, elle va faire plaisir au pouvoir de Lomé en maintenant le plus longtemps possible Kpatcha Gnassingbé.

Sur le chrono Faure semble gagner car avec cette décision de changer un délibéré en plaidoirie la procédure risque de  durer encore plusieurs mois.

Mais tôt ou tard le demi-frère de Faure Gnassingbé sortira de prison car en prison ou en liberté, il reste toujours une arête dans la gorge de son frère de président.

 

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