Togo, encore deux martyrs au panthéon de la démocratie.

20 04 2013

t_288051Anselme Sinandaré et Douti Sinanling, deux martyrs qui viennent de rejoindre le panthéon des dignes togolais, tombés pour plus de démocratie, de justice, de meilleures répartitions de nos ressources sous les balles assassines d’un régime inhumain qui comme des vampires s’abreuve du sang de ses pauvres et innocents citoyens.

588Deux lâches assassinats des forces de sécurité pourtant nourries, logées, blanchies par le contribuable togolais qui intervient dans le cadre des manifestations des élèves qui ne réclament que la reprise des cours car leurs professeurs sont en grève et demandent l’amélioration de leurs conditions de travail. Quoi de plus normal, mais au Togo de Faure Gnassingbé c’est un crime que de manifester et de réclamer plus de liberté, de justice et de dignité, un crime qui mérite qu’on tire sur les togolais à bout portant.

Anselme Sinandaré  douze (12) ans avait tout la vie devant lui et représentait l’espoir de toute une famille. Et pourtant un petit policier qui n’a aucune notion de la valeur de la vie et assuré de l’impunité a tiré sur lui à  bout portant le fauchant dans la fleur de l’âge. « Le papa raconte qu’il est venu trouver son fils par terre couvert d’un tissu la face au sol, il l’a reconnu par son habit mais ne voulait pas croire. Lorsqu’il l’a soulevé il baignait dans le sang et lui même a commencé à pleurer avec son fils Anselme inanimé dans ses bras ». Nous a confié une femme de Dapaong  toute émue et en pleurs.

Alors que les autorités du Togo viennent à banaliser cet assassinat à lui changer de versions comme de chemises, est une insulte à la mémoire de ce jeune élève dont le papa sous le choc reste dans un état second.

Tantôt c’est un tir de sommation qui l’a tué, une aberration made in Togo, tantôt c’est un tir tendu, une incongruité signée du premier des ministres du Togo. Quoi qu’il en soit si c’était le fils de Monsieur Arthème Ahumey Zunu, il ne soutiendrait jamais ces âneries. Comme quoi la vie des enfants ainsi que celle des hauts perchés du pouvoir togolais vaut de l’or et ne doit pas être touché ; tout le reste mérite la mort, au nom des dieux de la République du Togo qui ont le droit de vie et de mort sur tous les autres togolais. Lire le reste de cette entrée »





Lettre ouverte au Premier ministre togolais Arthème Ahoomey-Zunu.

19 04 2013

Ahoomey-Zunu-PM-TogoMonsieur le Premier ministre,

Hum ! Comment commencer ? Je sais que vous connaissez bien cette interjection, hum, et sa signification chez nous. Hum, vous le savez, est ce soupir sourd que l’on pousse quand on n’a pas la force de parler devant une situation trop désagréable, trop inimaginable pour être traduite par des mots. Hum ! Que soupire celui-ci. Et à celui-là de répondre «  énya lé ado mé ». Il y a des choses, beaucoup de choses à dire dans le ventre.

Monsieur le Premier ministre, j’ai tant de choses, trop de choses à vous dire, à vous expliquer – comme vous feignez de ne pas comprendre -, à vous rappeler. Mais je ne vais pas faire long. Vous connaissez bien ce proverbe de chez nous « ce n’est pas une rivière de mots qui fait une bonne sentence ». Je vais donc faire court.

Monsieur le Premier ministre, j’ai suivi, comme des centaines de milliers de Togolais, votre interview ce matin sur la Radio France internationale. On vous avait interrogé sur les tensions nées au Togo ces derniers jours avec la grève des travailleurs du secteur public qui réclament une augmentation de salaire. Il est de notoriété publique que le Togo fait partie des pays qui paient très mal, trop mal ses travailleurs dans la sous-région. Vous ne serez pas nécessairement d’accord avec moi, comme vous avez défendu bec et ongles durant l’interview que vous n’avez cessé d’augmenter le salaire de vos travailleurs depuis 2007. Que diable cherchent-ils donc encore dans les rues, ces bâtards de fonctionnaires, à vous tempêter dans les oreilles comme des garnements sans éducation, hein ! Lire le reste de cette entrée »





Affaire kpatcha Gnassingbé, la cour de justice de la CEDEAO reporte le verdict sur le 14 mai 2013.

18 04 2013

eyadema-91f88Après la mascarade judiciaire de septembre 2011, qui a condamné à de lourdes peines Kpatcha Gnassingbé et co-accusés dans la ténébreuse affaire de complot d’atteinte contre la sûreté de l’Etat, la défense du demi-frère du Chef de l’Etat togolais  a saisi la cour de justice de la CEDEAO pour rendre un arrêt surtout sur le volet de la torture comme l’atteste le rapport de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), qui a échappé de justesse à la falsification de la clique au pouvoir, le rapport qui a valu un exil forcé à Monsieur Koffi kKounté, ancien Président de l’institution et  qui confirme que les détenus dans cette affaire dont la plupart ont séjourné la tristement célèbre Agence Nationale de Renseignements (ANR), qui s’est révélé selon le témoignage des détenus un véritable Guantanamo national où la torture est le modus vivendi.

Alors même que le Togo a ratifié la convention contre la torture, qui reste un crime imprescriptible des citoyens ont été soumis au peloton d’exécution, à l’exposition au soleil durant plusieurs heures, arrosés à l’eau glacée toute la nuit, empêchés de voir leur famille, avocats et médecins, contraints de faire leurs besoins dans des conditions inhumaines et bien d’autres pratiques abjectes encore.

Sans omettre l’aspect qu’un député a été jugé sans la levée de son immunité parlementaire, un cas de jurisprudence dans un pays champion des inventions les plus macabres sortant souvent de l’entendement humain.

Outre les informations, qui font état des mallettes à frics du Togo pour corrompre les juges d’Abuja, comment  cette cour qui joue sa crédibilité dans ce dossier togolais qui fait partie des nombreux montages du régime, peut elle dire autre chose que le droit ? Lire le reste de cette entrée »





Drame à Dapaong les togolais toujours en émoi face à la barbarie des forces de sécurité promptes à tirer à bout portant sur des populations aux mains nues.Images

17 04 2013

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Prochaines législatives au Togo, recensement zone 2, mêmes désordres, mêmes dégâts.

16 04 2013

30135A peine démarré dans la seconde zone qui couvre la partie méridionale du pays, le recensement est sous les feux des critiques croisées des forces démocratiques, de la société civile, de la presse et de la majorité de l’opinion nationale. Les témoignages sont légions.

Opérateurs de saisis incompétents. Une togolaise confirme avoir passé près de sept (07) heures de temps avant de se voir offrir le fameux sésame. Les opérateurs de saisies se comportent comme des personnes qui sont au cours préparatoire première année qui ont toutes les difficultés du monde à taper le nom des citoyens en âge de voter.

Matériels de recensement défectueux. La plupart mettent des heures à s’allumer, d’autres s‘allument au bout de plusieurs heures de bidouillages mais s’éteignent faute d’énergie, la commission électorale n’a visiblement pas prévu de groupes électrogènes dans les endroits non électrifiés.

Sans omettre l’éternel problème de l’enrôlement des mineurs et des étrangers. Déjà des personnes ont pu constater sur certaines cartes des photos de mineurs à qui les membres des Commissions Electorales Locales Indépendantes (CELI) et des Agents des Commissions Listes et Cartes (CLC) à la solde du pouvoir ont attribué des âges au delà de la majorité.  Ce qui fait dire à notre confrère de la dépêche que «le recensement est ouvert pour tous les âges et pour toutes les nationalités ». Lire le reste de cette entrée »





Togo, le richissime homme d’affaire Bertin Agba recouvre la liberté.

16 04 2013

Bertin_AgbaLa nouvelle est tombée à la surprise générale en ce début d’après midi et a fait le tour du monde.

Bertin Agba était depuis ce matin devant le doyen du juge d’instruction, la séance aura duré près de six heures d’horloge avant que la décision de le relaxer ne lui soit notifiée. Inutile de revenir sur les contorsions juridico politiques qui émaillent cette affaire cousue de fil blanc et baptisée escroquerie internationale et dont nous avons consacré plusieurs articles.

La libération de Bertin Agba vient donc de clôturer la saga, des détenus personnels de la République dans cette affaire d’escroquerie. Apres Loïc le Floch Prigent, Pascal Bodjona il y a exactement huit jours, c’est autour du PDG d’OPS Security qui est en fait doublement libéré puisqu’une décision de la cour suprême l’a mise en liberté provisoire depuis le 12 janvier 2012 soit plus d’un an  déjà en contrepartie d’une caution de 150 millions de FCFA.

De sources proches du dossier, la décision de la cour de justice de la CEDEAO à Abuja qui doit tomber dans quelques jours dans les dossiers Agba, des militants de sursaut Togo torturés à L’Agence Nationale de Renseignements (ANR), des victimes de la barbarie de 2005 qui ont porté Faure Gnassingbé au pouvoir et surtout le ténébreux dossier d’atteinte contre la sureté de l’Etat avec Kpatcha Gnassingbé et co- détenus font courir le prince du Togo qui veut s’éviter une grande honte. Lire le reste de cette entrée »





Togo, élimination programmée des journalistes jugés critiquent à l’endroit du régime dictatorial de faure gnassingbé.

16 04 2013

Leur seul crime est qu’ils participent à l’éveil du peuple

  • C’est un message qui vient directement d’un agent du Service de Renseignements et d’Investigations (SRI) qui a requis l’anonymat. Angèle KOUKPAKI de « La Légende Fm », Justin ANANI de « Crocodile News », Idelphonse Koffi Koba AKPAKI de « La Gazette du golfe », Ferdinand Mensan AYITE de « L’Alternative », « Jérôme SOSSOU de « Triangle des enjeux », « Isidore AKOLOR de « Actu-Expresse », « Francis Pédro AMOUZOU de « Crocodile News » et d’autres journalistes de la « Légende Fm », sont les journalistes dont les noms ont été cités par la présentatrice, Angèle KOUKPAKI au cours de son émission « Dou né nyo » de ce mardi 16 avril 2013. Ces journalistes, considérés comme des éveilleurs du peuple de part leurs prises de position au cours des émissions et débats, doivent subir le châtiment suprême, c’est-à-dire la mort parce que leur sort est déjà scellé. Ainsi des plans machiavéliques sont concoctés dans certaines officines proches du pouvoir du Togo pour attenter physiquement à leur vie. L’information a fait grand bruit dans la capitale togolaise quand les auditeurs de cette station largement écoutée de Lomé et ses environs, se sont rendu compte qu’elle émanait, à en croire la présentatrice de l’émission, d’un agent du Service de Renseignements et d’Investigations (SRI) qui a requis l’anonymat. Lire le reste de cette entrée »