Togo, inutiles gesticulations des acteurs politiques autour d’un énième dialogue.

23 05 2013

imagesAu cours d’une rencontre dite de haut niveau tenue à Bruxelles, l’Union Européenne et la CEDEAO invitent le gouvernement au dialogue avec l’opposition. Il est souligné également que la Vice- Présidente de la Commission, Catherine Ashton, a clairement défini les préoccupations de l’UE sur les élections et l’importance du dialogue avec l’opposition au gouvernement du Togo.

Le mot miracle est lâché, dialogue. Et depuis quelques jours les acteurs politiques notamment de l’opposition sont en transe comme si c’était une nouveauté. De quel dialogue parle t-on et pour quelle finalité ? Devraient se demander les togolais et les acteurs politiques qui ont passé leur temps pour ne pas dire leur vie à dialoguer avec un pouvoir réfractaire à la démocratie et non respectueux des accords issus des multiples dialogues en vue de trouver une solution définitive à la grave crise socio politique qui secoue le Togo depuis plusieurs décennies.

Face à un régime dictatorial qui totalise bientôt un demi-siècle de règne de père en fils, le seul et dernier dialogue qui mérite d’être effectué est celui qui doit négocier le départ du système en place qui relève d’une aberration politique dans une République appelée à respecter les canons de la démocratie.

De plus, au regard des derniers évènements qui ne sont pas en fait des nouveautés sous les Gnassingbé, marqués par les violations systématiques et récurrentes des droits de l’homme comme l’atteste d’ailleurs le rapport 2013 d’Amnesty International, avec les répressions sauvages des force de sécurité, la torture érigée en mode dans les centres de détentions, le refus délibéré de soigner les détenus soldé dernièrement par la mort d’Etienne Yakanou militant de l’opposition embastillé innocemment dans la ténébreuse affaire des incendies, l’instrumentalisation de la justice par Faure Gnassingbé, l’impunité érigée en mode de gouvernance pour ne citer que ces faits, il est judicieux de s’interroger sur l’opportunité réelle d’un dialogue avec un régime qui n’a pas intégré ne serait-ce qu’un seul instant la possibilité de quitter le pouvoir malgré les presque 50 ans totalisés. Lire le reste de cette entrée »





Rapport accablant d’Amnesty International sur le Togo.

23 05 2013

RÉPUBLIQUE TOGOLAISE

Chef de l’État : Faure Essozimna Gnassingbé

Chef du gouvernement : Gilbert Fossoun Houngbo, remplacé par Kwesi Ahoomey-Zunu le 23 juillet

Les forces de sécurité ont fait usage d’une force excessive pour disperser des manifestations organisées par des partis politiques et des étudiants. La torture a été utilisée pour obtenir des « aveux ». Les autorités ont restreint les droits à la liberté d’expression et de réunion, ainsi que la liberté de la presse. La Commission vérité, justice et réconciliation a publié ses premières conclusions, mais à la fin de l’année aucune mesure concrète n’avait été prise pour mettre fin à l’impunité.

Contexte

Des manifestations appelant à des réformes politiques et économiques ont été organisées tout au long de l’année. Certaines ont donné lieu à des affrontements entre manifestants et forces de sécurité.

En janvier, les autorités ont tenté d’empêcher la publication d’un rapport de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH). Ce document condamnait les actes de torture infligés par les forces de sécurité, et en particulier par des membres de l’Agence nationale de renseignement, à des civils et des militaires – dont Kpatcha Gnassingbé, demi-frère du président – accusés de complot contre l’État. Face à la vague de protestation nationale et internationale, les autorités ont accepté les conclusions de la CNDH et se sont engagées à mettre en œuvre ses recommandations en matière de lutte contre l’impunité. Aucune mesure concrète n’avait toutefois été mise en place à la fin de l’année. Lire le reste de cette entrée »