Le Togo et ses sempiternelles crises qui prennent des allures d’une révolution qui ne dit pas son nom.

18 05 2013

imagesDapaong, Niamtougou, Kanté, Badou, le Togo est entrain de prendre petitement feu. Pour un oui ou un non les populations manifestent avec mécontentement et violence leur ras le bol vis-à-vis du régime de Faure Gnassingbé.

Ce n’est pas la sérénité dans la ville de Dapaong depuis l’assassinat des élèves Anselme Sinandaré et Douti Sinaleng. Des élèves pour qui des voix s’élèvent pour que les auteurs de ces assassinats soient punis conformément aux lois de la République.

Niamtougou a connu de violentes échauffourées car les populations ont exigé la libération du professeur Epiphane Tadona enfermé à Kara pour avoir eu le toupet d’aller au service alors même que Faure Gnassingbé devrait passer et que toute la ville doit cesser de tourner au nom du prince. Ces violences se sont déroulées à coups de machettes, résultats de nombreux blessés de part et d’autres, dont une trentaine  du côté des forces de sécurité sans oublier d’importants dégâts matériels. Lire le reste de cette entrée »





Togo, la gendarmerie et la douane de Kanté brûlées.

17 05 2013

La commune de Kanté est située à 467 km au Nord-Est de Lomé, elle  fait partie de la Région de la Kara.

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Suite à la mort d’une jeune fille de la région, phénomène plutôt courant dans cette localité dont un ressortissant du Nigéria de l’ethnie Ibo est soupçonné depuis  belle lurette par les populations, un mouvement d’humeur spontanée  s’est créé et le ibo est poursuivi par les jeunes manifestants qui menacent de le brûler vif.

Il a su trouver refuge à la gendarmerie de Kanté. La population a exigé  qu’il leur soi rendu ce que les gendarmes ont refusé de faire. Quelques instants après les manifestants se sont rendus compte que les gendarmes ont fait passer le ibo par une voie détournée avant de lui faire échapper à la vindicte populaire.

La tension est montée d’un cran et les manifestants ont mis le feu à la gendarmerie qui est contigüe à la douane de la localité. Les deux bâtiments selon nos informations sont partis en fumée. Lire le reste de cette entrée »





Amnesty International, Togo : Usage excessif de la force et décès en détention.

16 05 2013

Amnesty-InternationalLe refus ou le retard à prodiguer des soins médicaux met en danger la vie d’opposants politiques actuellement détenus au Togo. Cette absence de prise en charge médicale en temps voulu est d’autant plus préoccupante que ces personnes sont soumises à des conditions de détention difficiles qui affaiblissent ou aggravent leur état de santé.
Ces retards sont à l’origine du décès, le 10 mai dernier, d’Étienne Yakanou Kodjo, membre du
parti d’opposition, l’Alliance nationale pour le changement (ANC), qui était détenu, à Lomé, la capitale, dans l’affaire des incendies du marché de Kara et du bâtiment principal du grand
marché de Lomé qui ont eu lieu les 9 et 12 janvier 2013. Alors que les proches de ce détenu affirment avoir demandé au Procureur, dès le 6 mai 2013, que leur parent soit examiné par un médecin, Étienne Yakanou Kodjo a dû attendre cinq jours avant d’être conduit au Centre médical des armées du Camp de la gendarmerie nationale où il était détenu.
Avant de lui prodiguer un traitement, l’infirmier aurait au préalable réclamé de l’argent en
échange des soins fournis ; le détenu lui a remis 10 000 F CFA (environ 15 euros). Une
perfusion lui a alors été administrée. Quelques instants plus tard, l’état d’Étienne Yakanou
s’aggravant, son épouse a demandé l’aide du personnel soignant. Ce n’est que trente minutes
plus tard que l’ordre a finalement été donné d’évacuer le détenu. Ce dernier est décédé lors de
son transfert vers le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Lomé.
Dans un communiqué publié le 11 mai 2013, le Procureur de la République donne une tout
autre version des événements en affirmant qu’Étienne Yakanou avait reçu un « traitement
approprié » suite à une crise de paludisme. Le procureur précise que le détenu est arrivé vivant au CHU « où son décès est survenu avant sa prise en charge ». Lire le reste de cette entrée »





Togo, mort d’Etienne Yakanou, la LTDH accuse Gendarmerie Nationale et le Parquet d’Instance de Lomé.

16 05 2013

Le vendredi 10 mai 2013, la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) a appris, avec indignation et consternation, la mort de Monsieur Etienne YAKANOU, militant de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), président de la sous-section Avé-Maria et membre du bureau fédéral du Golfe, alors qu’il était en détention préventive au lieu dit « Réserve du camp de la Gendarmerie », suite à son inculpation dans la ténébreuse affaire d’incendies.

la LTDH, après analysé les circonstances réelles de ce tragique évènement, constate avec amertume que la responsabilité de la Gendarmerie Nationale et du Parquet d’Instance près le Tribunal de Lomé ne souffre l’ombre d’aucun doute.

En effet, Monsieur Etienne YAKANOU malade depuis plusieurs jours, a été privé de soins de santé, même l’infirmière que sa femme a fait venir pour l’examiner n’a pu avoir accès à lui. Lire le reste de cette entrée »





Togo, après Niamtougou, mouvement d’humeur à Badou.

14 05 2013

badou-cascade-aklowa-togoSelon notre source qui réside à Badou, localité située à environ 250 kilomètres de Lomé la capitale,  à l’origine de l’incident un problème lié au  football notamment la sélection de la localité « Okiti de Badou » qui devrait se retrouver en première division au regard de ses prestations selon les populations du milieu. A leur grand étonnement quand la liste des clubs de première division est affichée la sélection locale n’y figure pas. Selon les informations c’est le Président de la Fédération Togolaise de Football (FTF), Gabriel Améyi,  qui aurait donné des consignes pour que le club reste en deuxième division.

De plus, depuis la nomination du commandant Akpovi à la Direction Générale de la Gendarmerie de Lomé, Badou n’a plus de préfet depuis plus de huit mois déjà. C’est le préfet d’Akébou qui assure l’intérim mais qui ne vient que tous les jeudis pour évacuer les affaires courantes. Il faut rappeler que le Commandant Akpovi jusqu’à ce jour cumule les deux fonctions. L’une des fantaisies sous Faure Gnassingbé où les cumulards se comptent par dizaines voire plus pendant que des jeunes diplômés sont toujours à la recherche d’emploi.

Autre information non négligeable, de sources concordantes un détournement de plus de 63 millions fait partie des raisons qui expliquent ce mouvement d’humeur.

Une bagatelle somme qu’ont détourné, Monsieur Wélédji Komlantsè, le président de la délégation spéciale du milieu qui fait office de maire et qui est en même temps président du club de football « Okiti de Badou, chef canton de Gobé dans la préfecture de wawa et directeur de l’hôtel sarakawa à Badou ville, un autre cumulard, de même que le secrétaire du conseil, Adi Mélébou et le trésorier, Monsieur Assari.

Après ce vol à ciel ouvert le prince Faure Gnassingbé aurait donné des consignes pour que les auteurs soient poursuivis. Ils ont été enfermés pendant trois jours et sont ressortis et maintenus à leur poste respectif à la surprise générale des populations. Comme quoi au Togo seuls les tortionnaires, les pilleurs et voyous de tout acabit sont promus et après, le plus « Faure » des Gnassingbé, qui parle au peuple togolais deux fois l’an vient chanter à leurs oreilles,  justice, bonne gouvernance et  démocratie. Lire le reste de cette entrée »





Togo, processus électoral en vue des prochaines législatives, la Mission d’Assistance Electorale de l’UE s’inquiète de la signature des cartes d’électeurs par Taffa Tabiou, ancien président de la CENI.

14 05 2013

Sérieux camouflet pour la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI),  présidée par Madame Dola Angèle Aguigah, du parti au pouvoir. L’union européenne comme la majorité des acteurs politiques  de l’opposition et des populations togolaises, trouve irrégulière que les cartes d’électeurs portent la signature de l’ancien président de la CENI. Quant on sait que l’actuelle présidente de l’institution a soutenu que c’est la continuité dans les activités de l’institution qui explique cette situation, cette position de l’UE constitue un véritable désaveu pour les organisateurs d’un processus électoral totalement et intentionnellement vicié.

Voici en intégralité le document de la mission d’assistance électorale de l’Union Européenne.

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Observations de la MAE sur l’éventualité de la conservation de la signature de l’ancien président de la CENI sur les cartes d’électeur devant servir pour les législatives et les locales de 2013 au Togo

L’éventualité de la conservation de la signature de l’ancien président de la CENI sur les cartes d’électeur, devant servir pour les législatives et les locales de 2013 au Togo, peut poser quelques problèmes juridiques, au regard la loi électorale togolaise. Cela peut éventuellement alimenter des appréhensions politiques sur le recensement biométrique, l’établissement des cartes d’électeur et les scrutins.

Des problèmes juridiques

– Les membres de la CENI, désignés conformément à l’article 12 du Code électoral, sont nommés par l’Assemblée Nationale, « pour un mandat de un (1) an renouvelable » (art. 19, Code électoral). En vue de d’organiser et de superviser les législatives et les locales en de 2013, la CENI, a une nouvelle présidente, Mme Angèle AGUIGAH.

La conservation de la signature de M. Tabiou TAFA, ancien président de la CENI (présidentielle de 2010) sur les cartes, devant servir aux législatives et locales 2013, peut être interprétée, dans les principes, comme un acte d’usurpation de signature de Mme A. AGUIGAH, la présidente en exercice.

– L’article 63 du Code électoral dispose que la « CENI est chargée de l’impression et de l’établissement de la carte d’électeur » ; « la carte peut changer de couleur après chaque consultation électorale. Toutefois, la même carte est utilisée pour les consultations électorales ayant lieu au cours de la même année ». Lire le reste de cette entrée »





Dernière minute : Togo, la vie des détenus dans la ténébreuse affaire des incendies très préoccupante.

13 05 2013

Malgré la mort d’Etienne Yakanou, les tortionnaires continuent de menacer les autres détenus arbitrairement et abusivement embastillés dans les affaires des incendies des marchés de Kara et de Lomé, dont l’opinion nationale et internationale savent de quel côté se trouvent les pyromanes.

Aux dernières informations, le tout puissant capitaine Akakpo, patron du tristement célèbre Services de Recherches et d’Investigations (SRI) menace monsieur Apollinaire Athilè, chauffeur de monsieur jean pierre Fabre évacué d’urgence  dans une clinique   pour des soins suites à des malaises cardiaques est poursuivi jusque sur son lit d’hôpital par les enquêteurs tortionnaires de la République pour motif qu’il explique le pourquoi il a eu le culot de casser les vitres à la réserve d’Agoè où ils sont incarcérés suite à la mort de leur camarade Etienne Yakanou décédé dans des conditions troubles le vendredi dernier. Lire le reste de cette entrée »