Togo, Abass kaboua et olivier Amah roués de coups par des unités spéciales de la sécurité avant leur transfèrement.

1 06 2013

kabouaCette semaine a enregistré deux arrestations  dans les rangs des forces démocratiques. Abass kaboua le Président du Mouvement des Républicains Centristes (MRC) et le Commandant Olivier Amah le Président de l’Association  des Victimes de la Torture au Togo (ASVITTO).

Il n’est point superflu de rappeler que ces arrestation sont  arbitraires et violent à tout point de vue les règles des droits de l’homme et la dignité de la personne.

maxresdefaultPour ce qui concerne Abass Kaboua, il lui est officiellement reproché d’enfreindre l’interdiction qui voudrait qu’il ne s’exprima pas sur le dossier des incendies. Pour ce que l’opinion sait, le Président du MRC est dans le collimateur de la clique au pouvoir qui lui en veut pour ses déclarations tapageuses. Et la raison officielle qui soutiendrait que le bouillant Abass Kaboua ait violé un soi disant secret de l’instruction n’est qu’un pur alibi.

Les conditions de son transfèrement en l’absence de ses avocats par  des unités spéciales des forces de sécurité révèlent les vraies intentions du régime en place. L’humilier et pourquoi ne pas attenter à sa vie ? C’est ainsi que le bouillant opposant qui fait trembler le pouvoir par ses révélations croustillantes sera torturé physiquement avant d’être jeté dans un véhicule pour une destination inconnue. Ce n’est qu’après des heures que l’opinion saura qu’il est à la prison de Notsè.  Passé à tabac, trainé par terre, menotté au dos, voilà comment Abass Kaboua à été malmené par les tortionnaires de la République.

Selon nos informations cette arrestation répond a un plan d’humiliation et d’élimination de ces responsables de la même ethnie que le Chef de l’Etat mais qui ont  le culot de refuser de  soutenir l’abominable.

Les consignes  sont donc  données pour que ces êtres humains soient traités comme des chiens et jetés dans le cachot avec des voleurs de poules et autres malfrats de toutes sortes. Abass Kaboua est donc à la prison de Notsè de façon arbitraire dans une cellule d’une trentaine de détenus avec une chaleur effroyable  malgré son état de santé qui nécessite une intervention chirurgicale dans les brefs délais. Selon un de nos confrères qui a fait le déplacement de la prison de Notsè, ce n’est pas tant le fait d’être embastillé qui le peine mais cette façon animalière de traiter des humains de surcroit des responsables politiques pour des mobiles de règlement de compte.

Le Commandant Olivier Amah à qui on a fabriqué le délit d’incitation à la révolte de l’armée tout simplement parce qu’il a appelé les forces  armées togolaises à un sursaut patriotique comme le font presque tous les jours les leaders de l’opposition et autres leaders d’opinion. De sources concordantes et comme nous l’écrivions déjà, le Commandant amah aurait osé dire non à quelques millions de FCFA en guise de cadeau pour acheter son silence et à un poste  d’ambassadeur. Il a préféré lutter ouvertement pour plus de  démocratie dans son pays. Cette témérité n’a pas été du gout de la clique dirigeante qui a décidé de l’humilier. Natif du même village que Faure Gnassingbé, le chef d’escadron  Olivier Amah selon nos informations à été copieusement bastonné. La soixantaine de détenus avec qui il partageait la cellule à la prison civile de Lomé a été sortie et des agents se sont rués sur lui l’ont tabassé comme un animal, l’ont menotté et cagoulé avant de l’emmener pour Mango. Dieu seul sait les conditions dans lesquelles ce voyage à été effectué.

Mango faut le rappeler est de sinistre réputation, une prison souterraine à la merci des reptiles avec une chaleur caniculaire  sans pareil. Ceux qui y étaient il y a bien longtemps ont perdu la vie ou la vue. En 2013 alors qu’on chante sur tous les toits respect des droits de l’homme envoyé un citoyen dans un tel endroit juste pour motif de règlement de compte relève d’un cynisme hors norme.

Rappelons  qu’au moment où le pouvoir opte pour la stratégie de la terreur et de l’humiliation le front social reste toujours en ébullition. Etudiants de Lomé et de Kara décidés à obtenir satisfaction, les employés de la togolaise des eaux en  grogne, les enseignants de EPS (éducation physique et sportive) entraînant la suspension des  examens sport pour les élèves de troisième, première et terminale. Les fonctionnaires togolais de nouveau  en grève dès mardi prochain et ce pour trois jours empêchant ainsi la tenue du probatoire ou du baccalauréat première partie. Pendant ce temps le gouvernement reste toujours dans le dilatoire et la violence et le numéro un togolais toujours dans les airs avec ses amis  où les gaspillages les plus rocambolesques sont organisés de sources proches de ces déplacements alors que  ces millions jetés par les fenêtres  pourraient servir à éteindre certains foyers de tension.

 

 

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