21 juillet 2013, nouvelle date des législatives, le régime togolais perpétue la tradition des élections frauduleuses.

11 06 2013

urne-electorale-demontable-ref-527103-2305019L’annonce de la date de la tenue des prochaines élections législatives à été faite en fin de semaine dernière au cours d’un conseil de ministres dit extraordinaire. Maintes fois proposée puis repoussée, la date des législatives change au gré des évènements et des humeurs des tenants du pouvoir tant le cafouillage, l’amateurisme et le désordre orchestrés par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) organe chargé d’organiser et de superviser les élections heurtent la conscience.  La machine à fraude du pouvoir est lancée et plus rien ne semble l’arrêter.

Difficile pour les citoyens de se procurer les textes qui réglementent  ces joutes électorales notamment le code électoral qui depuis  2000, l’année de son adoption  a subi pas moins de six (06) modifications, en 2002, 2003, 2005, 2007, 2009 et  2012.

Rappelons que la modification intervenue en mai  2012 a été faite de façon unilatérale par le pourvoir RPT/UNIR à travers une assemblée nationale  presque monocolore où tous les désirs de la clique au pouvoir sont votés illico presto.

En plus, cette modification viole allègrement les dispositions du protocole de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance au point 1 de son article 2 qui stipule « qu’aucune réforme substantielle de la loi électorale ne doit intervenir dans les six (06) mois précédant les élections sans le consentement d’une large majorité des acteurs politiques ».

Comme à son habitude, le pouvoir héréditaire vieux de presque un demi-siècle n’à que faire des textes qu’il s’est pourtant lui-même donné et aux autres chartes et conventions auxquelles  il a souscrit dans l’unique but de faire  figure de bon élève vis-à-vis de la communauté sous régionale, régionale et internationale.

Il est donc difficile pour le togolais lambda et les acteurs politiques de l’opposition de savoir avec quels outils juridiques la commission électorale organise sa mascarade en vue des prochaines législatives. Cette CENI  est elle-même une aberration à tout point de vue de par sa composition. Une composition monocolore où seuls les militants du RPT/UNIR  et leurs affidés de l’UFC imposent leur façon de voir à tout un peuple.

Malgré les interpellations de la part de  ce qui est convenu d’appeler communauté internationale à l’endroit de Faure Gnassingbé à ouvrir un  dialogue en vue d’un consensus avant les élections le pouvoir dit niet ; les réformes se  feront après les élections ne cesse de scander le très controversé et zélé  ministre de l’administration territoriale, Gilbert Bawara.

Silence radio vis-à-vis  de l’opposition qui crie à tue tête, dialogue. Faure Gnassingbé fonce et tout droit dans le mur pour des élections aux résultats truqués depuis belle lurette. Aucune surprise pour les togolais habitués aux hold up électoraux du père et du fils au nez et à la a barbe de tous et surtout de la communauté internationale qui a toujours validé la fraude depuis plusieurs décennies déjà.

Le pouvoir des Gnassingbé expert en élections frauduleusement propres n’à que faire du suffrage des populations car selon certaines indiscrétions, le régime est tellement vomit que sa base électorale n’atteint pas les 10% et le numéro un togolais le sait plus que quiconque.

Au finish Faure Gnassingbé et sa bande qui ont à leurs bottes toutes les institutions de la République ne peuvent qu’user des tripatouillages et fraudes pour pérenniser leur dictature l’une des plus vieilles sur le continent.

Car en réalité c’est plutôt le parti au pouvoir qui devrait être réticent pour ses élections s’il n’était pas sûr de les voler pour crier après les avoir gagné haut les mains.

En effet le nouveau parti du jeune dictateur de Président, l’UNIR est miné par des dissensions internes où tous ceux qui sont soupçonnés d’avoir un penchant pour  « les anciens locataires de la maison », notamment Kpatcha Gnassingbé et pascal Bodjona sont écartés. En plus l’UNIR en violation de la charte des partis politiques n’a toujours pas organisé son congrès statutaire et au regard de la loi n’a aucun fondement légal pour prétendre participer aux élections. Mais au Togo les plus « Faure » font la loi et c’est décidé les élections auront lieu. Le prince en a décidé ainsi.

Le 21 juillet prochain verra donc rééditer les scénarii des années précédentes s’il le faut avec l’armée à la solde d’une clique de coquins et de copains pour imposer dans la violence et le sang des résultats frauduleux.

De tout ce qui précède il est important de relever  les gesticulations d’une opposition qui sait d’avance qu’aucune élection organisée sous la bannière de cette dictature inqualifiable ne peut être crédible et pourtant elle fait feu de tout bois pour y participer sachant pertinemment que les élections organisées aux conditions du prince et alliés ne sont nullement la solution à la crise socio politique.

Aucune maitrise en amont du processus, notamment la phase du recensement où la CENI à enrôler des mineurs et des étrangers, où les matériels d’enregistrement ont été programmés pour d’autres fins. Comment l’opposition compte t-elle contrôler ce processus déjà vicié où les résultats donnant Faure et son parti majoritaire à la prochaine assemblée sont confectionnés depuis belle lurette ?

C’est à croire que sans cet agenda dit républicain qui veut que les élections se fassent les forces démocratiques n’ont d’autres moyens pour sauver ce peuple qui ploie sous la dictature d’une seule famille, soutenue par une communauté internationale qui se cache derrière des solutions de faux dialogues à la dernière minute pour faire perpétuer ce régime atypique et de non droit.

Il se susurre que cette posture de ne pas déposer les candidatures pour protester contre la façon dont le processus est organisé de la part des partis de l’opposition ne serait que du bluff. Un certain regroupement ferait volt face et sans honte pour dire qu’il va déposer les candidatures à titre conservatoire. Une autre aberration dont les opposants togolais ont trop habitué les togolais.

Ira ou  n’ira pas, l’opposition togolaise qui s’enferme dans des solutions de 05 ans pour jouir de certains privilèges au lieu de trouver des voies idoines de résolution pérenne à la lancinante crise togolaise finit toujours par  mordre à l’hameçon de scrutin taillé sur mesure.

En avant la machine à fraude de Faure Gnassingbé, fidèle à sa logique des élections sanglantes et truquées quant on sait les conditions rocambolesques et génocidaires dont lui-même est venu  au trône avec cette fois et de nouveau une classe politique incapable de s’assagir et qui va accompagner tôt ou tard le prince de la république dans ses dérives. 

La communauté internationale pour sa part et fidèle à son hypocrisie conditionne le financement de ces fausses compétitions électorales par l’ouverture d’un dialogue.

Rappelons que les dernières législatives frauduleuses ont eu lieu en 2007 où le parti au pouvoir s’est encore taillé la part de lion avec une majorité mécanique. L’actuelle assemblée qui est à tout point de vue illégale et illégitime continue de légiférer comme si de rien n’était et ceci avec  la présence honteuse  des députés de  l’ANC et du CAR. Une autre aberration made in Togo.

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