Togo, Faure Gnassingbé, sous la pression accepte le dialogue.

8 07 2013

Une petite victoire pour tous ceux qui ont appelé ces dernières semaines à la suspension du processus électoral et l’ouverture d’un dialogue pour éviter au Togo de plonger dans un cycle de violences postélectoral comme le pays en a l’habitude à chaque mascarade d’élection avec son cortège de morts, de blessés et de refugiés. Pour rappel, le dernier massacre remonte à 2005 avec au moins mille (1000) morts qui ont permis à Faure Gnassingbé de capter le fauteuil présidentiel.

La communauté internationale, la société civile, les religieux ont eu raison de multiplier les appels au report des législatives et à l’ouverture d’un dialogue pour assainir le climat socio politique très tendu avant tout compétition électorale. Des discussions préalables se sont accélérées la fin de la semaine dernière sous l’égide de Monseigneur Nicodème Barrigah et de l’Ambassadeur des Etats-Unis au Togo. Près de dix (10) heures d’horloge de discussions en deux jours pour voir ouvrir enfin ce énième dialogue. N’en déplaise aux tenants du pouvoir et à Monsieur Gilchrist Olympio qui dardait encore il y a quelques jours qu’il n’y aurait pas de dialogue. Il faut se rendre à l’évidence il y a discussions même si pour certains pontes du régimes il faut éviter le vocable dialogue, la classe politique est en discussions et c’est une réalité.

Selon nos informations, il n’a pas été facile d’arracher ce dialogue au numéro un  togolais qui reste coller à sa logique « on vote et on vole advienne que pourra ». Il aurait concédé juste un report d’une semaine tout au plus deux mais pas de dialogue. De la mauvaise foi quand on sait que la machine à fraude est bien rodée et un report de deux semaines ne peut démonter tout le système de holdup électoral mis en place par le prince et ses acolytes. Lire le reste de cette entrée »