Affaire Kpatcha Gnassingbé et l’arrêt de la cour de la CEDEAO, quand les avocats de l’Etat étalent leur tare.

12 07 2013

Faure_Awa_KpatchaAu cours d’une conférence de presse tenue à Lomé, les avocats de l’Etat togolais dans le sordide dossier de complot contre la sureté de l’état, ont procédé à une opération lavage de cerveau de l’opinion mais qui visiblement n’a fait que confirmer que le Togo a vraiment touché le fond avec de véritables charlatans du droit au nom des valises à frics pour défendre l’indéfendable. Une véritable escroquerie intellectuelle qui se joue devant les togolais qui assistent impuissants et abasourdis à ce monde à l’envers. Comme il fallait s’y attendre le but de cette sortie médiatique est de tenter de convaincre les togolais que la cour de la CEDEAO n’a jamais ordonné la libération de Kpatcha Gnassingbé. Mais messieurs les avocats ont raté le coche, cette manœuvre vient prouver à suffisance comment certains hommes de droit ont tronqué leur tunique contre des espèces sonnantes et trébuchantes.

Il n’y a qu’au Togo où condamner à payer des dommages et intérêts à des citoyens suppose avoir remporté un procès.  Les avocats qui ont perdu lamentablement devant la cour de justice de la CEDEAO viennent arguer que le procès était à leur avantage. Le bon sens voudrait qu’en homme de droit quand on perd un procès qu’on le reconnaisse très humblement et qu’on honore la tunique pour laquelle l’on a consenti de longues années d’études pour être exclusivement au service du droit et des justiciables et non devenir de vrais marabouts au service des bourreaux.

Voilà des hommes dits de droit qui sont incapables d’interpréter une décision de justice.  La cour de justice de la CEDEAO  a  bel et bien attesté  que le droit à un procès  équitable à été violé. Ce qui veut dire clairement que la mascarade judiciaire qui a condamné Kpatcha et co-accusés à de lourdes peines relève de la prestidigitation digne des magistrats qui se sont aplatis devant les galons de hiérarchie militaire et les désidératas du prince.

Plus loin la cour reconnait sans ambages que des prévenus ont été torturés et condamne l’état togolais à payer entre trois (03) et vingt (20)  millions au titre de dommages et intérêts. C’est tout simplement scandaleux qu’un avocat, un béninois parce que en territoire conquis du fait du caractère atypique du Togo ou toutes les bassesses sont tolérées, vienne soutenir contrairement à la décision de la cour et au rapport de la CNDH qui est une institution constitutionnelle que des citoyens n’ont pas été torturés. Au Bénin quand les gens sont gardés au secret, privés de leur famille de leurs avocats, soumis au peloton d’exécution, menottés pieds et mains liées, exposés au soleil pendant des heures et autres pires formes de traitements cruels inhumains ou dégradants ce n’est pas la torture.

Il nous souvient qu’au cours de ce procès un des prévenus s’est déshabillé devant cet avocat véreux pour lui montrer les séquelles de son passage au Guantanamo national.

Plus aberrant, ces avocats soutiennent mordicus que Kpatcha Gnassingbé aurait soutenu qu’il n’a jamais été torturé raison pour laquelle la cour n’a pas ordonné sa libération. Une déclaration aussi grave que scandaleuse, ce qui suppose pour ces marabouts du droit veulent dire que le droit ne se dit plus selon les règles de l’art mais en fonction des déclarations d’un  prévenu. Donc si un prévenu trouve que la prison lui sied mieux que chez lui, ce qui serait absurde, la justice va approuver ce désir arguant que selon le prévenu il souhaiterait vivre en prison au lieu d’ordonner sa libération. Le comble du ridicule avec ses avocats au service du cynisme. Lire le reste de cette entrée »





Dialogue au Togo, Faure Gnassingbé et apparatchiks toujours dans la logique de conserver le pouvoir.

10 07 2013

imagesLes togolais ont suivi hébété, le communiqué qui a sanctionné les discussions entre pouvoir et opposition ces derniers jours sous la présidence de Monseigneur Nicodème Barrigah. Autant le dire de facto rien n’à se mettre sous la dent contrairement à l’annonce d’un accord qui serait en gestation. Aucun accord n’a été signé. Que de chapelets de bonnes intentions. Avec un pouvoir cinquantenaire qui n’a jamais intégré la  possibilité de quitter un jour le pouvoir,  aucun dialogue, aucune compétition électorale ne peut  venir à bout de ce syndrome du pouvoir éternel. L’opposition togolaise l’apprend une énième fois encore à ses dépens, elle  doit le comprendre et cesser de faire le jeu de  la clique dirigeante dont elle devient une complice de plus en plus consentante.

Quatre jours de discussions pour quatre jours de report des législatives, une décision prise unilatéralement par le pouvoir de Faure sans consulter ses partenaires en discussions, une vraie insulte pour le peuple togolais. De la mauvaise foi qui fait comprendre pourquoi les sbires de Faure Gnassingbé qui devraient en ce dernier jour des discussions prendre certaines mesures se sont pointés bredouilles à la table des négociations. Seule réponse, « les mesures vont être prises ». Aucune précision, que de dilatoire, sans surprise d’ailleurs, l’une des marques de fabrique de ce pouvoir héréditaire.

Selon certains soutiens à la dictature, l’opposition aurait listé trop de préalables qui ne peuvent être satisfaits dans le cadre de ce dialogue. Il est juste à rappeler que les préalables sont des problèmes créés de toute pièces par le pouvoir en place et lui demander de les régler n’est que logique et responsable.

Demander  par exemple que :

          Les  assassins de Anselme Sinandaré et de Douti Sinaleng assassinés froidement par les forces de sécurité à Dapaong soient traduits devant les juridictions est faisable et relève du bon sens dans un régime de droit, mais pour les sécurocrates c’est de la sinécure;

          L’arrêt de la cour de la CEDEAO soit exécuté dans les différents dossiers est-il de la mer à boire ?

          Les personnes innocemment détenues dans le dossier puant des incendies des marchés de Lomé et de Kara est-il une aberration aux yeux de Faure et comparses ?

          Les conditions d’organisation des législatives répondent aux standards démocratiques est-il un sacrilège pour la minorité au pouvoir ?

Bref, le pouvoir de Faure Gnassingbé démontre de nouveau par l’échec retentissant de cet autre dialogue qu’il n’est aucunement disposé à faire du Togo un état de droit mais plutôt un pays hors série abonné aux violations des droits humains et des textes où la vie et la dignité humaine n’ont aucune espèce d’importance. Lire le reste de cette entrée »





Togo, Faure Gnassingbé, sous la pression accepte le dialogue.

8 07 2013

Une petite victoire pour tous ceux qui ont appelé ces dernières semaines à la suspension du processus électoral et l’ouverture d’un dialogue pour éviter au Togo de plonger dans un cycle de violences postélectoral comme le pays en a l’habitude à chaque mascarade d’élection avec son cortège de morts, de blessés et de refugiés. Pour rappel, le dernier massacre remonte à 2005 avec au moins mille (1000) morts qui ont permis à Faure Gnassingbé de capter le fauteuil présidentiel.

La communauté internationale, la société civile, les religieux ont eu raison de multiplier les appels au report des législatives et à l’ouverture d’un dialogue pour assainir le climat socio politique très tendu avant tout compétition électorale. Des discussions préalables se sont accélérées la fin de la semaine dernière sous l’égide de Monseigneur Nicodème Barrigah et de l’Ambassadeur des Etats-Unis au Togo. Près de dix (10) heures d’horloge de discussions en deux jours pour voir ouvrir enfin ce énième dialogue. N’en déplaise aux tenants du pouvoir et à Monsieur Gilchrist Olympio qui dardait encore il y a quelques jours qu’il n’y aurait pas de dialogue. Il faut se rendre à l’évidence il y a discussions même si pour certains pontes du régimes il faut éviter le vocable dialogue, la classe politique est en discussions et c’est une réalité.

Selon nos informations, il n’a pas été facile d’arracher ce dialogue au numéro un  togolais qui reste coller à sa logique « on vote et on vole advienne que pourra ». Il aurait concédé juste un report d’une semaine tout au plus deux mais pas de dialogue. De la mauvaise foi quand on sait que la machine à fraude est bien rodée et un report de deux semaines ne peut démonter tout le système de holdup électoral mis en place par le prince et ses acolytes. Lire le reste de cette entrée »





prison civile de lomé, un véritable enfer à combattre.

7 07 2013

tout le monde peut y passer; témoignage d’un détenu qui a voulu brisé le silence face à tant d’inhumanité en ce 2013. une véritable honte pour mon cher  pays le Togo. lisez plutôt et appréciez ces images par vous même.

Bonjour,
Je t’envois quelques photos que j’ai prise en prison civile de Lomé. Il faut que ces photos soient publiées pour dénoncer les conditions de vies sur tous les plans des prisonniers à la prison civile de Lomé aucune hygiène et propreté. C’est l’insalubrité totale. Les détenus ne sont pas nourris. Les cellules ne sont pas désinfectées. Les détenus restent debout toute la nuit dans leur celllule qui compte de 75 à 110 personnes. L’alcool, la drogue et autres produits circulent dans les prisons au Togo. Et ce sont des commerces des soldats qui travaillent dans les milieux pénitnciers. A ce jour le nombre des détenus à la prison civile de Lomé est de 2176 personnes. Sur une des photos tu veras l’eau dans la cour comme une lagune juste après une pluie de 10 minutes. le mercredi 15 mai 2013 dans le matinée. Ce régime cinquantenaire fabrique des délinquants. A la prison civile de Lomé, les gens sont traités comme des bêtes et encore les animeaux ont plus de valeur que des détenus au Togo.
A plus.

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Malgré les incessants appels au report des élections, le régime togolais fonce tête baissée et ouvre la campagne électorale.

4 07 2013

faure_gnassingbeCet homme politique français ne croit pas si bien dire en soutenant qu’il n’a connu aucun Chef d’Etat aussi têtu que le numéro un togolais qui n’aime pas obtempérer sous pression mais avec qui on ne peut rien obtenir sans lui mettre la pression maximale.

Les pressions pour contraindre le pouvoir de Lomé à ouvrir le dialogue avec les différents acteurs politiques avant la tenue des législatives 2013 sont énormes et vient de tous les milieux. Politiques, religieux, diplomatiques,  de la société civile et autres. Aucune réaction favorable du Prince togolais et acolytes. Pour toute réponse, la réaction est claire,  « on vote et on vote, advienne que pourra ».

Malgré la lettre de la conférence des évêques du Togo qui appelle à une concertation avant les élections, la déclaration conjointe des missions diplomatiques qui appelle à la mise en place  de toutes les mesures et procédures qui puissent assurer des élections crédibles et transparentes, celle de la société civile togolaise dans son ensemble qui appelle à la suspension du processus électoral rien ne fait bouger d’un iota le pouvoir togolais.

Presque toutes les voix s’élèvent pour attirer l’attention de la classe dirigeante à redescendre sur terre pour éviter le cycle perpétuel et infernal d’une élection émaillée de fraudes et de violences dans le seul but de faire perdurer les désidératas d’un pouvoir dictatorial qui  totalise presque cinquante ans de règne sans partage. Lire le reste de cette entrée »





Affaire Kpatcha Gnassingbé, la cour de la CEDEAO condamne l’Etat togolais.

3 07 2013

Gnassingbe_Kpatcha432Après moult reports la cour de justice de la CEDEAO daigne enfin rendre son arrêt. Un autre camouflet pour le pouvoir de Faure Gnassingbé champion toute catégorie du déni de droit et de violations des droits humains. La cour de justice de la CEDEAO demande expressément à l’Etat togolais de faire cesser la violation née du droit à un procès équitable. Ce qui induit la libération de Kpatcha Gnassingbé et co-accusés. Le pouvoir togolais entendra t-il raison pour une fois ?  

La cour de justice de la CEDEAO présidée par la togolaise Awa Nana, réunie à Abuja en ce 03 juillet 2013 rend enfin son arrêt après plusieurs mois de batailles politico juridiques enclenchées par les avocats de Kpatcha Gnassingbé contre l’Etat togolais.

Plusieurs mois où sans motif valable la cour de la CEDEAO donnait l’impression de mordre à l’hameçon d’un pouvoir corrupteur qui selon certaines sources à réussi à acheter certains juges véreux afin que Kpatcha Gnassingbé puisse pourrir en prison  de même que ses codétenus. Malgré ses manœuvres d’une autre époque digne d’un pouvoir sans scrupule la cour de la CEDEAO  a été bien obligée de faire cesser le suspens et de rendre finalement son arrêt qui est largement à l’avantage du demi-frère de Faure Gnassingbé.

Au terme de la séance de ce jour la cour de la CEDEAO estime que le droit a l’immunité parlementaire du député de la Kozah, demi-frère de Faure Gnassingbé n’a pas n’a pas été violé car c’est une  procédure de flagrant délit.

Sur les autres points sur lesquels elle a été saisie, la cour donne raison à la défense en attestant la violation du droit à l’intégrité physique, ce qui suppose que les détenus dans l’affaire Kpatcha Gnassingbé ont  bel et bien été torturés comme le confirme d’ailleurs rapport de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) qui vaut encore en ce jour l’exil à Monsieur Koffi Kounté, Président d’alors de l’institution.

La cour confirme par ailleurs la violation du droit à la défense et la violation à un procès équitable.

La cour demande surtout la cessation de la violation née du droit à un procès équitable ce qui induit la libération immédiate des détenus nous a confié au téléphone Maitre Raphael Kpandé-Adzaré.

En conséquence la cour de la CEDEAO ordonne au titre de dommages et intérêts le payement de 20 millions de francs CFA aux victimes de la torture et de 03 millions à ceux qui ont estimé ne pas avoir été l’objet de traitements cruels inhumains ou dégradants. Lire le reste de cette entrée »





Législatives au Togo, le pouvoir réactive ses réseaux de milices pour imposer la contre vérité des urnes.

2 07 2013

imagesLa tradition visiblement va être de nouveau respectée. Des élections frauduleuses avec des milices armées  de machettes, de gourdins cloutés,  pour semer la  terreur et imposer les résultats fabriqués pour faire de Faure Gnassingbé et de son parti illégal les faux vainqueurs des  prochaines législatives. De sources concordantes, les réseaux des milices sont réactivés sur le territoire national où des réunions sont tenues au vu et au su de tout le monde. Tellement l’impunité est une mode de gouvernance dans ce petit pays que des miliciens assurés d’une protection à vie de la part des institutions de l’Etat et des faiseurs de lois n’ont que faire des yeux indiscrets des togolais lambda qu’ils prennent d’ailleurs plaisir à terroriser le torse bombé.

Ces groupes que beaucoup pensaient détruits à la suite des massacres de 2005 qui ont permis a Faure Gnassingbé de capter le fauteuil présidentiel, sont bien là. Il semble qu’ils n’ont plus le même meneur, celui de 2005 mais certains barons et baronnes les ont récupéré depuis plusieurs mois avec pour mission la réédition d’un Etat de terreur pour avaliser le prochain hold up du prince national.

D’ailleurs leur dernière sortie remonte seulement au mois de septembre 2012 où ils ont investi  le quartier Adéwi dans l’unique but d’empêcher une manifestation du Collectif Sauvons le Togo. Aux côté de la police et de la gendarmerie, ces milices du pouvoir, ont déchiqueté d’autres togolais aux mains nues sans que le tout puissant capitaine Akakpo et ses éléments n’aient bougé le petit doigt.

D’autres témoins soutiendront qu’après avoir fait de nombreux blessés à coups de machettes, milices et forces de sécurité ont trinqué sans doute à la santé de leurs victimes. A ce jour, aucune interpellation, aucune comparution de ces citoyens au dessus de tout malgré les sorties scandaleuses du très controversé ministre de la sécurité qui pour se débarrasser de cette patate chaude a dardé que la fameuse enquête sur les événements d’Adéwi, est bouclée et les conclusions  transmises  au parquet. Depuis silence radio conformément aux habitudes de ce régime, qui n’a jamais poursuivi les auteurs de crimes. La stratégie c’est l’apologie du crime et de l’impunité pour tous ceux qui roulent pour le régime, tout le reste est à écraser comme de petits cafards.

Comme quoi on a beau chassé le naturel, il revient au galop. La culture de la terreur, de la violence inouïe, de l’inhumanité sont les marques de fabrique de ce régime dictatorial à nul autre pareil sans foi ni loi. Ni les nombreux rapports de 2005, celui des Nations-Unies et de la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) ne contribuent pas à décourager les auteurs de ces crimes imprescriptibles.

Même les dernières levées de boucliers qu’ont suscité la pratique de la torture systématique sur de paisibles citoyens aux fins de règlements de comptes, d’extorsion d’aveux qui n’ont jamais existé, de fabrications de fausses preuves dans le seul but de faire impliquer les empêcheurs de tourner en rond conformément au désir du prince national, ne semblent émouvoir ces associations de malfaiteurs. Lire le reste de cette entrée »