Quand les urnes ne peuvent venir à bout d’une dictature cinquantenaire et héréditaire.

3 08 2013

L’une des leçons de la dernière mascarade électorale qui a consisté à choisir des députés telle dans une gigantesque loterie est que la dictature togolaise ne partira pas par les élections, du moins celles qui seront organisées par le régime en place. Les frauduleuses  qui viennent de se déroulées sous les yeux de l’opinion nationale et internationale viennent de le confirmer et attestent que les élections aux Togo se passent et se ressemblent et c’est le même camp qui subtilise à chaque la cagnotte  au nez et à la barbe des autres concurrents avec la bénédiction des missions d’observations bidons et  des diplomates véreux.

Le moins qu’on puisse dire est que ces législatives sont sorties de leur cadre légal car ne répondant à aucune norme démocratique malgré les satisfécits, beats, surprenants et suspect de la CEDEAO, de l’Union Africaine, de l’union européenne à travers Madame Catherine Ashton et du très controversé Ambassadeur des Etats-Unis au Togo, Robert Whitehead  qui va jusqu’à féliciter la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI)  pour « l’organisation des ces élections » et « invite les partis les partis politiques à respecter la volonté du peuple togolais ». Une déclaration qui continue de  susciter un véritable tollé ici car la volonté du peuple togolais est de se débarrasser de cette dictature féroce au moins par les urnes  et non de la voir se perpétuer comme semble le savoir ce diplomate trop admiratif d’un régime autant décrié pour des intérêts obscurs.

Les âmes sensées savent tous que ces législatives comme tous les autres scrutins ne sont pas crédibles.  116 000 bulletins nuls enregistrés. Pour la CENI  plus d’un 1/4 des togolais ne savent pas voter en 2013, une insulte aux citoyens en âge de voter, une commission électorale taillée sur mesure avec la part belle au parti au pouvoir, des bourrages d’urnes, des achats de conscience, des bureaux de vote fictifs, l’enrôlement des mineurs et étrangers, des cartes d’électeurs avec la signature d’un ancien président de cette institution,  pour ne parler que de ces graves anomalies.

Comment comprendre que Gilchrist Olympio avec son parti l’UFC, en seulement trois ans de mariage avec le régime de Faure Gnassingbé, que les togolais ont considéré comme une trahison,   soient sévèrement sanctionnés avec trois petits sièges à la prochaine assemblée nationale et que le pouvoir  dynastique des Gnassingbé qui oppresse les togolais depuis près de 50 ans se retrouve comme par magie avec 62 députés ? Le bon sens voudrait au moins qu’on se rende compte du paradoxe. Lire le reste de cette entrée »