Affaire Kpatcha Gnassingbé, l’arrêt de la cour de justice de la CEDEAO aux oubliettes ?

6 08 2013

arton2437Plus d’un mois déjà que la cour de justice de la CEDEAO a rendu son arrêt dans le ténébreux dossier de complot contre la sureté intérieure de l’Etat impliquant Kpatcha Gnassingbé et compagnie. Malgré les injonctions de cette juridiction sous-régionale demandant à l’Etat togolais qui a essuyé un autre revers auprès de cette cour,  « de prendre toutes les dispositions et mesures nécessaires et urgentes pour faire cesser la violation » du droit des requérants à un « procès équitable », c’est le silence total du côté des autorités politiques et judiciaires du Togo.

Le vocable « les mesures urgentes » dont a parlé à dessein la cour de justice de la CEDEAO dans son arrêt a visiblement une autre interprétation dans la compréhension des charlatans du droit togolais et des autorités qui font feu de tout bois pour que Kpatcha et Co accusés restent en prison. Pour ces marabouts du droit, dispositions et mesures nécessaires et urgentes suppose sans doute, des mesures ordinaires ou absence de mesures. 

Quand on sait que le régime de Faure Gnassingbé reste autiste à ces appels et injonctions des juridictions sous régionales et internationales sans que ces dernières ne daignent lever le petit doigt pour le rappeler à l’ordre on peut affirmer sans risque de se tromper que Faure Gnassingbé fait tout pour que cet autre arrêt de la cour de la CEDEAO ne soit jamais exécuté.

On se rappelle d’ailleurs de la sortie manquée des avocats du pouvoir au lendemain du verdict de la cour, tendant à faire croire le contraire de ce que la cour a clairement ordonné. Il en est de même des journalistes du pouvoir déchaînés sur les antennes pour s’égosiller dans des démonstrations aussi tordues que scandaleuses de l’arrêt de la cour qui jusqu’à preuve du contraire condamne l’Etat togolais à dédommager les victimes de la torture et à prendre des mesures urgentes pour faire cesser la violation, qui continue jusqu’à ce jour avec le maintien en détention de Kpatcha Gnassingbé et tous les autres. Lire le reste de cette entrée »