Affaire Eugène Attigan, une détention arbitraire.

11 08 2013

459629_10151361483814126_1192106199_oAprès la publication de l’interview que l’agence Afreepress a accordée à notre confrère Eugène Attigan, j’ai lu plusieurs réactions, notamment  sur la toile où certains se demandent à juste titre peut être, s’il n’est pas coupable de ce dont on l’accuse, à savoir le trafic de drogue, pour lequel il a été condamné ?

467221_10151361487754126_78468525_oC’est justement pour éclairer l’opinion que notre justice sensée dire le droit devrait statuer mais elle a préféré comme de coutume suivre les injonctions du palais présidentiel pour rendre une décision qui viole les règles du droit.

Voici quelques faits qui nous permettront de nous poser des questions sur le fonctionnement réel de notre justice devenue plutôt un instrument de règlement de comptes.

620508_10151361488909126_413794746_oEugène Attigan est condamné à  10 ans de prison lors d’un jugement des plus flous où le droit de l’accusé a été violé. Procès au cours duquel  le procureur fut incapable de présenter le corps du délit.

La grève de la faim qu’il a faite pour réclamer la révision du procès voire sa libération n’a pas fait bouger les lignes. La procédure en révision du procès s’est révélée une séance  de « Jacques où es tu ? »,  où les juges ont préféré jouer à la langue de bois pour confier en catimini plus tard que le dossier Attigan est vide.

Eugène Attigan a été arrêté à bord d’un vol d’Air France, à l’aéroport de Lomé, pour détention et trafic de stupéfiants. Pendant le procès, on n’a vu ni les valises en question, avec les talons du vol Air France, ni la drogue, qui serait « détruite », selon le juge. Un juge qui soutien que le corps du délit à été détruit ça ne se voit que dans un procès téléguidé et dans un pays de non droit.

Il est à rappeler que Eugène Attigan fait partie des nombreuses cobayes de l’ANR du tristement célèbre Massina Yotroféi, qui ont subit la torture au sein de ce Guantanamo togolais placé sous l’autorité directe du Chef de l’Etat. Un témoignage d’un accusé à la barre qui devrait aboutir à la suspension du procès et l’ouverture d’une enquête dans un pays de droit mais au Togo, le juge a balayé cet argument d’un revers de main.

ces  pièces jointes à ce billet dont le procès verbal avec les incohérences notoires dignes de la justice togolaise où la date de la saisine du fameux corps de délit n’a rien avoir avec la date de l’interpellation du confrère attigan. A chacun d’en juger.

A toutes fins utiles, le rapport Gnofame sur le trafic de drogue au Togo est toujours d’actualité où les vrais dealers sont toujours en liberté au nom de la politique de l’impunité de père en fils.

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