Togo, Dama Dramani, un cacique du régime pour présider le parlement.

2 09 2013

DRAMANIL’Assemblée Nationale était en séance ordinaire ce lundi 02 septembre 2013, pour l’élection du bureau directoire fruit de la mascarade électorale du 25 juillet dernier, où le parti au pouvoir s’est attribué 62 députés et distribué 19 au Collectif Sauvons le Togo (CST), 06 à la coalition Arc en ciel, 03 à l’Union des Forces de Changements (UFC) et 01 à Sursaut National. Le bureau du parlement est composé uniquement des membres de UNIR, le parti au pouvoir. Pour rappel, le règlement intérieur du parlement propose que la composition du bureau tienne compte des différentes sensibilités qui sont à l’hémicycle.

Le bureau directoire est composé entre autres de, Dama Dramani, Sélom Klassou, Ibrahim Mémounatou, Dagban Zonvidé,  tous du parti de Faure Gnassingbé.

« Toutes les tractations en coulisses pour faire entendre raison aux  députés du parti au pouvoir ont été vaines », a lâché décontenancé un député de l’opposition.

L’ANC, le plus grand parti de l’opposition togolaise, à l’issue de la frauduleuse n’a postulé à aucun poste de même que l’UFC de Gilchrist Olympio qui a du mal à se relever de sa débâcle électorale.

Maître Paul Dodji Apevon de la coalition Arc en Ciel, qui a failli se retrouver  3em vice Président a dû se retirer in extrémis sans doute pour éviter de faire de la figuration dans un bureau à totalité UNIR.

« UNIR a voulu tout prendre et c’est ce qu’il a fait », nous a confié déçu, un observateur qui a suivi les travaux de ce matin.

Ainsi donc Dama Dramani, baron du régime, président du groupe parlementaire du parti au pouvoir à la précédente législature est le nouveau Président de l’assemblée nationale mais aussi le dauphin constitutionnel de Faure Gnassingbé en cas de vacances du pouvoir.

 Monsieur Dramani est connu des togolais comme l’un des caciques du régime dynastique du Togo, réfractaire à toutes réformes démocratiques. Sous le père comme sous le fils, ce ressortissant de Kamboli aura marqué les togolais dans la politique du pouvoir sans partage caractérisé par les violations des textes et lois et celles des droits humains, initiée par le régime du père au fils et confirmée à travers cette composition du bureau du parlement à unique coloration, celle de  UNIR de Faure Gnassingbé.

L’anecdote rapporte qu’à la veille de la soumission des candidatures pour les législatives, Dama Dramani fait partie des rares candidats que le numéro un togolais a maintenu sur la liste des prétendants avec son autre collègue et tout aussi zélé, Komi Sélom Klassou, premier vice président de l’ancienne comme de la nouvelle législature. Les autres noms ont tout simplement été biffés de la liste.

Selon certaines indiscrétions, Monsieur Dramani sera un Président de décor, comme d’ailleurs son prédécesseur Abass Bonfoh. Le gros du travail devra être abattu par Monsieur Klassou qui faisait presque tout le travail du bureau au temps de cet autre baron qui n’a pas vu de mort en 2005, Abass Bonfoh.

En réalité, Monsieur Sélom Klassou, vice président de l’Assemblée sortante devrait selon certains thuriféraires  du régime occupé le poste de Président du parlement. « Ce n’est que loyal dans un pays civilisé, mais d’où vient-il pour se retrouver au perchoir ? » a lancé ce baron visiblement dans le secret des dieux, avant d’ajouter, « ce poste depuis l’accession du fils au pouvoir est confié à un musulman « du nord » pour des raisons stratégiques ».

Pas que sous le fils, les togolais se rappellent, du « magicien » Fambaré Ouattara Natchaba, dauphin constitutionnel de Gnassingbé Eyadema qui s’est vu subtilisé telle une cagnotte la place par Monsieur Bonfoh. C’est cet autre baron qui a introduit le statut « du président institution » au niveau du parlement qui crée tous les problèmes de conformité de cette anormalité vis-à-vis de la loi fondamentale du pays.

Les incongruités du genre le Président de l’Assemblée ne fait pas partie du bureau mais est une institution à part. Quand on veut se tailler les dispositions à la mesure de ses désirs personnels, c’est toujours bonjour les dégâts.

Deux semaines après la rentrée parlementaire, le bureau du parlement est connu, les habitudes vont  restées intactes, où le parti au pouvoir, monopolisera tout, aura  raison contre tous, votera les lois qu’il  voudra pour le plaisir du prince national.

 

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