Togo, Abass Kaboua en liberté provisoire.

25 09 2013

kabouaEmbastillé depuis le 29 mai 2013 pour violation du secret de l’instruction dans le ténébreux dossier des incendies, le président du MRC, Abass Kaboua recouvre la liberté.

Des sources proches du dossier estiment que suites à des analyses médicales, son état de santé reste assez préoccupant et qu’il peut faire une crise à tout moment. Avant d’être arrêté dans des conditions inhumaines, puisqu’il fut torturé lors de son transfèrement de la prison de Lomé à celle de Notsè, Abass Kaboua qui était en traitement depuis de longs mois devrait se rendre en Europe pour subir une intervention chirurgicale.

Les incessants cris de ce dernier pour attirer l’attention « des Faure de la République » sur son état de santé semblait tomber dans des oreilles de sourds.  Les autorités togolaises ont prouvé à maintes occasions qu’elles n’ont  que faire de la vie humaine.

Il a fallu que les avocats « du très bouillant opposant au régime Faure » fassent des pieds et des mains pour que les très dépendants juges togolais acceptent soumettre le détenu à une série d’analyses qui attestent quelques semaines plus tard que le Président du MRC est bel et bien souffrant.

Cette liberté provisoire marque  la fin sans doute provisoire de la torture physique et psychologique infligées à ce natif Kabyè, de l’ethnie du Chef de l’Etat, qui gêne le régime par son franc parlé et son audace à révéler certains dossiers puants de la République.

Il quitte donc l’une des prisons les plus insalubres du pays, endroit où il a passé plus de quatre mois à la merci des odeurs pestilentielles, des moustiques, cafards et autres pour un délit sorti directement des laboratoires à anéantir les citoyens empêcheurs de tourner en rond.

Grand soulagement du côte de la famille notamment pour sa mère qui a quitté Paris pour être au chevet de son fils depuis plusieurs mois, de même que son épouse qui l’a suivi dans cette douloureuse épreuve. La prison au Togo étant l’antichambre de la mort.

Il est à rappeler que dans ce dossier des incendies où les enquêtes relèvent de la pure prestidigitation, aucun procès n’a eu lieu, l’enquête à ce jour n’a situé l’opinion sur les vrais auteurs de ces crimes et pourtant la municipalité de Lomé décrète la démolition du lieu du sinistre, le grand marché de Lomé avec pour conséquence la destruction des preuves qui pouvaient situer les togolais et les commerçants qui ont vu leur vie partir en fumée.

Ces incendies ne sont en définitive qu’un prétexte pour Faure Gnassingbé et compagnie de décapiter le Collectif Sauvons le Togo (CST), dont le but est d’accuser et                         de mettre en prison  sans aucune preuves des adversaires politiques notamment les responsables du collectif sauvons le Togo dont Abass Kaboua et son parti le MRC sont membres.

Par ailleurs, L’opinion attend avec impatience la libération du Commandant Olivier Amah Poko, arrêté pour incitation de la l’armée à la révolte. Son seul tort au « royaume de Faure », avoir demandé à l’armée de prendre ses responsabilités face à la l’état de déliquescence  du  Togo.

Pour rappel, Le Commandant olivier Amah Poko, Président de l’Association des Victimes de la Torture au Togo (ASVITTO) est embastillé depuis le 27 mai 2013, il est emmené  à la prison de Lomé avant d’être transféré à la tristement célèbre de Mango puis celle d’Atakpamé.

 

 


Actions

Information

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s




%d blogueurs aiment cette page :