Togo, Gilchrist Olympio, le prix de la trahison.

3 11 2013

gilchrist-olympioLa nouvelle d’une énième scission au sein du parti de l’opposant jadis historique et charismatique fait la une des journaux et alimente les conversations les plus anodines. Et pourtant,  l’Union des Forces de Changement (UFC) de Gilchrist Olympio ne devrait plus avoir autant d’égard de la part d’un peuple que le fils du père de l’indépendance du Togo, Sylvanus Olympio, a trahit de la pire des manières.

Suite au revers qu’ont essuyé Monsieur Olympio et son parti aux lendemains des législatives de juillet 2013 avec trois petits sièges à l’assemblée nationale, l’opinion a eu vent des rififis entre ce qui reste des responsables de ce parti. Pour rappel, l’UFC était déjà une coquille vide depuis la première scission qui a vu naitre l’ANC et le départ de la plupart des responsables, membres et sympathisants du « Détia ».

Rififis qui ont abouti à l’exclusion de quatre responsables de l’UFC, version coquille vide. Le conflit actuel semble à en croire un des exclus, un conflit de génération ou les vieux incarnés par Gilchrist Olympio sont taxés de traitres car voulant se fondre  dans le parti UNIR  de Faure Gnassingbé pour « mieux manger ». Et les vieux ont vite fait de se débarrasser de la bande des « talibans » qui demandent un peu trop de compte à des vieux qui ont toujours fonctionné comme dans une épicerie. Les habitudes de la maison UFC version originelle qui a suscité beaucoup d’espoir avant de se révéler un gros canular.

A voir de près la position des uns et des autres, quand dans l’UFC on veut s’attaquer entre pro UNIR et pro forces de changements ça fait quand même sourire.

l’UFC des lendemains de la présidentielle frauduleuse de mars 2010  a contracté un mariage contre nature avec Faure Gnassingbé et a fait le choix de  suivre la dictature que de lutter aux côtés du peuple meurtri. La politique de « mangeons un peu » s’est limitée juste à  sept portefeuilles ministériels, quelques députés à l’assemblée nationale et quelques nominations fantaisiste ici et là dans quelque institutions de l’état.

Où était le quatuor exclu de la coquille vide qui crie aujourd’hui scandale quand le fils de Sylvanus Olympio a organisé contre tout bon sens et en violation des textes la révocation des députés apparentés ANC ? Sans doute qu’ils ont sablé le champagne. Et voilà un qui peut se retrouver dans la situation des députés révoqués.

Où était le quatuor qui retrouve subitement les réflexes de la lutte pour un Togo démocratique quand le pouvoir UFC-RPT-UNIR organisait la répression des manifestations pacifistes ?

Où était le quatuor quand le pouvoir continue d’exceller dans la torture, les arrestations arbitraires, la dilapidation des ressources du pays, les incendies des édifices du pays, l’assassinat de Anselme Sinandaré  et de Douti Sinalengue ?

Les exemples du mal être du Togo du fait de la gestion calamiteuse et approximative par la clique dirigeante sont légions.

L’UFC de Gilcrist Olympio n’a jamais été pour la lutte dans laquelle les togolais se sont engagés au péril de leur vie depuis des décennies.

Gilchrist Olympio a trahit et trahira. Il n’est jamais rassasié de la manne financière de la famille Gnassingbé ainsi que des cargaisons de vins Petrus nous a-t-on confié. 

Comme tous les traitres sans aucune conscience, tous les cris, tous les écrits, ne l’émeuve guère. Un de ses proches racontera d’ailleurs qu’il n’a jamais imaginé que ce « pépé » était aussi amoureux  de l’argent facile, l’argent de la trahison.

« Fo Gil » aime l’argent et tout ce qui va avec. De telles faiblesses ne combattent pas une dictature vieille de 50 ans. Une autre anecdote rapporte que le vieux Gil avait des relations séculaires et secrètes avec le régime cinquantenaire que même si le pouvoir lui était offert il le redonnerait aux Gnassingbé au nom de ce qui les unit.

Mais le prix de la trahison se paie cash et se paie cher et tôt ou tard vis-à-vis  d’un peuple qui a mis sa confiance en un homme qui n’en était pas un. Que de martyrs au panthéon de la démocratie au nom de Fo Gil, quel gâchis ?

Tant de mort que Gilchrist Olympio aura à jamais sur la conscience même s’il a tué la sienne.

Le prix de la trahison c’est que dans la mémoire collective de générations en générations la postérité garde de vous l’image d’un traitre, d’un néant, de quelqu’un qui suscite à la fin du dégoût.

Toutes ces années de semblant de lutte pour mourir dans les bras de la pire des dictatures. « Tout ça pour ca » ? Dirait l’autre. Hélas ! Gilchrist et son parti ont vécu.

 

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