Incendies criminels des marchés, le Collectif Sauvons le Togo accuse les apparatchiks du régime de Faure Gnassingbé.

12 11 2013

Incendie-grand-marché-de-LoméLe Collectif Sauvons le Togo (CST) accuse huit (08) pontes du pouvoir, civils et militaires,  comme étant les auteurs des incendies des marchés de Kara et de Lomé dans un rapport de 19 pages rendu public ce lundi 11 novembre 2013 à Lomé. La publication du rapport du Collectif dont la plupart des responsables et militants ont été inculpés, intervient  dix (10) mois après les incendies des marchés de Lomé et de Kara avec leurs lots d’inculpations, d’arrestations et de décès. Retour sur les grandes articulations de ce rapport de 19 pages qui vient de mettre sans doute dans l’embarras le pouvoir et la justice aux ordres surtout que cette dernière a interdit aux « inculpés » de se prononcer sur le sujet. Mieux que de se prononcer les voilà avec un rapport accablant qui accuse nommément  certains barons du pouvoir en place.

Ingrid Awadé la Directrice Générale des Impôts, le Colonel Félix Kadanga,  le Lieutenant Colonel Yotroféi Massina de l’Agence Nationale pour les renseignements (ANR), Raoul Kpatcha Bassayi de Centro, le Général Mohamed Atcha Titipkina, Chef d’Etat Major des Forces Armées Togolaises, le Colonel Bawoubadi Didier Bakali, Préfet de Kara, Kogoé Sylvère Akrimah Directeur Général (DG) de la Société Aéroportuaire de Lomé Tokoin (SALT),et l’officier de police Kpemissi sont selon le CST les instigateurs des incendies qui ont ravagé la vie des commerçantes et commerçants des marchés de Lomé et de Kara.

Le CST estime similaire le mode opératoire des incendies des marchés et celui du Goethe Institute en avril 2005. Des incendies du centre culturel allemand qui ont été planifiés et exécutés par le Colonel Kadanga rappelle le rapport.

Pour le Collectif c’est la directrice des impôts qui est le cerveau de ces actes criminels aux motifs que « la plus Faure » des togolais voulait voir érigé un grand centre commercial à l’instar d’Accra Mall du Ghana, en lieu et place du marché d’ADAWLATO à Lomé.  L’autre objectif de la dame de la République en incendiant le marché de Lomé serait d’anéantir les femmes commerçantes accusées de soutenir financièrement l’opposition et de décapiter par la même occasion  le CST.

Par ailleurs, le Collectif fait des révélations sur les séquences  des évènements dramatiques tels dans un film tragique, où  des artificiers ont été mis à contribution au sein d’un  commando, pour certains à motos, cagoulés, armés en vue de mettre le feu au marché de Lomé.

Au sein du commando, les rôles avaient été précisément bien répartis : « à l’équipe des 7 artificiers, militaires professionnels incombait la responsabilité de planifier une mise à feu imparable et sans bavure des marchés. Militaires professionnels du corps d’élite qu’est la Force d’intervention rapide (FIR), ils se savaient parfaitement bien entraînés à la maîtrise technique des opérations de mise à feu. A cet effet, ils devaient utiliser des mèches incendiaires. Du type de ceux servant à la mise à feu des bâtons de  dynamite dans les situations où cet explosif est généralement utilisé (chantiers, attentats, opérations commandos, etc.). Sauf qu’en lieu et place de la dynamite, le matériau à  enflammer est ici le kérosène, un combustible pétrolier hautement inflammable qui s’éteint très difficilement ».  Peut-on lire dans ce rapport du CST qui sans doute sera lourde de conséquences dans un pays de non droit où c’est la loi des plus « Faure » qui est toujours la meilleure.

Au-delà de tout le scénario qui a été mis en place pour empêcher les riverains de commencer à éteindre le feu à temps, le rapport relève que de mirobolantes sommes d’argent ont été subtilisées par les membres du commando. Sommes chiffrées à des milliards et dont mêmes les pièces de monnaies ont été emportées. Aucune monnaie n’a été retrouvée calcinée comme cela devrait être le cas si le marché a brulé avec tout son contenu.

Le rapport ne manque pas de relever la problématique de l’impunité au Togo, où « les plus Faure » peuvent commettre tous les crimes et sont assurés d’être protégés par les plus hautes autorités du pays.  

Le Collectif Sauvons le Togo, visiblement déçu du silence de la communauté internationale et des institutions internationales saisies depuis plusieurs mois en vue d’une enquête internationale pour situer l’opinion, « renouvelle dans ses recommandations son appel à la responsabilité de la Communauté internationale, qu’il prend à témoin, de tout ce qui pourrait advenir à l’un quelconque de ses responsables ou militants qui serait victime de représailles ou d’une quelconque atteinte à son intégrité physique ou morale de la part des autorités togolaises, suite à la publication du présent Rapport ».

En outre, Le Collectif Sauvons le Togo exige qu’une information judiciaire soit  ouverte contre ses personnalités citées. Il invite les autorités judiciaires à abandonner toutes les  poursuites contre les responsables et membres du CST.

A ce jour 39 responsables et membres du Collectif sont inculpés dans cette ténébreuse affaire des incendies des marchés de Lomé et de Kara.

 

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