Grève des enseignants au Togo, le gouvernement préfère les intimations à la résolution des problèmes.

25 11 2013

Les enseignants lancent une nouvelle grève pour jeudi et vendredi prochains toujours pour réclamer de meilleures conditions de vie et de travail. Visiblement l’implication des députés togolais dans la crise n’a pas réglé grand-chose. Les syndicats des enseignants vont durcir le ton par une nouvelle grève de quarante huit heures. En attendant la grève,  Dapaong et Sokodé étaient en ébullition ce lundi. Malheureusement le pouvoir togolais fidèle à la stratégie de l’intimidation ne semble préoccuper par la résolution durable de cette crise qui secoue l’éducation depuis belle lurette.

Sokodé a connu une marche spontanée ce lundi. Les enseignants ont convoqué une assemblée générale pour définir les modalités d’une marche qu’ils projettent faire le mardi 26 novembre histoire de  se faire entendre d’un gouvernement qui joue au sourd-muet face aux revendications pourtant légitimes des acteurs de l’éducation. Comme le Togo et ses dirigeants savent bien le faire, le responsable syndicale de la zone, Monsieur Djakis  l’un des représentants des centrales syndicales et enseignant au lycée moderne de Sokodé est convoqué chez le préfet, non pour trouver un terrain d’entente mais pour l’intimider et empêcher par tous les moyens la tenue de la marche.  C’est sans compter avec la détermination des autres collègues enseignants. Monsieur Djakis  a eu dans la foulée la présence d’esprit d’informer ses camarades de la convocation. Ces derniers ayant essayé de le joindre en vain quelques temps après, ont spontanément décidé de marcher sur la préfecture. C’est ainsi que Monsieur Djakis a pu être relâché par le préfet et ses acolytes.

L’assemblée générale va finalement se tenir mercredi prochain avant le début de la grève le jeudi.

Dapaong aussi a connu une ambiance particulière ce lundi, liée toujours aux revendications du corps enseignants. Dapaong qui a vu l’année dernière l’assassinat de deux de ses fils Anselme Sinandaré et Douti Sinanlengue, abattus par les forces de l’ordre. Le corps du jeune Douti Sinalengue attend toujours à la morgue de Dapaong, les parents veulent connaître les conditions exactes de la mort de leur fils. Depuis les enquêtes dites ouvertes peinent à révéler les vrais auteurs de ces lâchetés.

Pour l’heure aucune solution n’est trouvée aux revendications des enseignants malgré les simulacres de négociations et malgré l’implication des députés.  Les enseignants soutiennent n’avoir d’autres choix que de passer à la grève, certains réclament d’ailleurs la démission du Ministre des Enseignements Primaires et Secondaires, Florent Maganawè.

Les problèmes de l’éducation au Togo sont légions et datent de plusieurs décennies mais le chef de l’Etat  togolais qui reconnait qu’une minorité s’accapare des richesses du pays peine avec son gouvernement à satisfaire aux légitimes doléances des formateurs de l’élite de demain.

 

 

 

 

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