L’envoyé spécial du Président Obama dans les grands lacs contre le syndrome de la présidence à vie.

30 01 2014

Russel Feingold met les pieds dans les plats au cours d’une conférence de presse qu’il a tenu à Kinshasa cette semaine. Monsieur Russel rappelle  dans un langage clair et non diplomatique le principe de la limitation des mandats présidentiels en Afrique. La première puissance du monde ne peut cautionner ce syndrome du pouvoir éternel qui s’est emparé de certains chefs d’Etats africains.

Hier c’étaient les pères Mobutu Sésésséko, Omar Bongo, Gnassingbé Eyadema pour ne citer que ces trois, qui n’ont que faire de cette disposition constitutionnelle qui limite à deux le mandat présidentiel. Ces pépés ont trouvé la parade de s’offrir une présidence à vie en tripatouillant la loi fondamentale de leur pays. Ils sont tous morts au trône dans des conditions souvent tristes. Au moins  deux vivants de cette génération restent sscother au trône,  les président de l’autre Congo, Dénis Sassou N’guésso et celui du Faso Blaise Compaoré. Ce dernier doit avoir les larmes aux yeux en ce moment car un énième mandat semble impossible à en croire une opposition qui s’est réveillée de sa longue torpeur depuis quelques temps. Lire la suite »





Perspective de l’alternance au Togo : l’ANC et l’impérieuse nécessité de recadrage

28 01 2014

Jean-Pierre-FabreUn article de notre confrère Blaise Sallah qu’il faut lire et relire. Tout y est si celui qui peut se targuer d’être le principal parti politique de l’opposition togolaise veut comprendre et corriger ses échecs, ses erreurs,ses égarements pour  mieux avancer. A bon entendeur. Merci Blaise.

Le Togo stagne dangereusement politiquement. Les dirigeants actuels végètent dans un amateurisme criard doublé d’une conduite a vue des affaires publiques. Les embellies-mirages qu’ils servent aux populations ne prennent que les naïfs qui veulent y prêter flanc. Plus grave, ceux qu’ils ont en face ne font pas mieux que de se complaire dans un simple rôle de contestateurs sporadiques surtout lorsqu’une échéance électorale se profile à l’horizon. A la fin donc, c’est tout le pays qui se retrouve dans cet étau qui hypothèque dangereusement son avenir alors que dans la sous région, les autres font des pas de géant. Lire la suite »





Faure Gnassingbé en campagne pour 2015 avec le lancement du Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI).

27 01 2014

TOGO-ELECTION_0Le fils du père a encore sorti un machin des laboratoires UNIR, Fonds National de la Finance Inclusive, une autre machine à des fins de propagande pour consacrer la tradition de holdup électoral dont le Togo à la palme d’or. Un peu comme le ministère du développement à la base que chapeaute l’autre maman de la république, dame Victoire Tomégah Dogbe, qui est un autre machin de campagne à tout moment, cette trouvaille de fonds ne vise qu’à consacrer le phénomène des achats de conscience et du règne illimité du fils du père. Ce n’est d’ailleurs pour rien que c’est dame Dogbé qui est au centre de cette initiative qui a vu tout le gotha de la minorité qui pille le pays à l’occasion de son lancement. Faure Gnassingbé qui sort rarement de sa tanière s’est déplacé en personne  à Kara à  l’occasion de cette invention de bluff labellisée  Fonds National de la Finance Inclusive.

Le seul objectif du fils d’Etienne Eyadema, en se livrant à ce cirque et à un joute oratoire  ironique,  rempiler contre tout bon sens en 2015 alors même qu’il va boucler deux mandats à la tête du Togo  avec un bilan pas loin de zéro. Le bon sens démocratique voudrait que sur le principe, après deux mandats que le président puisse quitter ses fonctions tête haute et en toute dignité. Malheureusement ce langage relève du charabia pour la clique dirigeante qui estime que démocratie doit rimer avec pouvoir éternel et pouvoir dynastique. Lire la suite »





Togo, l’Office Togolais des Recettes, une preuve supplémentaire que sous Faure Gnassingbé nul n’est intouchable.

25 01 2014

Avec l’installation de l’Office Togolais des Recettes (OTR), dont la mission est entre autre d’aboutir à plus de transparence dans la gestion des recettes douanières et fiscales du pays, la Direction Générale des Impôts (DGI) se trouve amputée de ses prérogatives. L’office est dirigé par un commissaire général avec deux autres commissaires dont l’un se chargera de la douane, l’autre des impôts. Il est clair que la direction des impôts qui est la chasse gardée de Madame Ingrid Awadé l’une des indéboulonnables dans le cercle restreint de Faure Gnassingbé se retrouve avec une coquille vide.

« Si à l’OTR un commissaire va s’occuper des impôts elle n’a plus grand chose à faire constate ébahi un agent de ce service, avant de renchérir que Madame Ingrid Awadé aurait dû postuler au poste de commissaire ». Il est donc évident que la direction des impôts si elle doit exister encore ne servira que de décor.

Faure Gnassingbé qui sait sans doute ce qu’il fait, place des pions qu’il veut, jette certains dans les mailles de la justice, d’autres en prison, d’autres encore aux oubliettes.

Le constat est clair, aucune personnalité ne peut plus bomber le torse pour se dire intouchable ou dans les bonnes grâces du prince de façon éternelle. Pour ne citer que quelques uns qui ont goûté à l’ingratitude de Monsieur le Président ; Lire la suite »





Togo, les députés révoqués se retrouvent avec 20 millions de francs CFA sur leur compte.

23 01 2014

Les togolais se rappellent sans doute du honteux dossier des députés ANC exclus de l’assemblée nationale par un tour de passe-passe dont l’auteur n’est autre que Gilchrist Olympio de connivence avec le prince national avec qui il est en noces parfaites depuis 2010. Faure Gnassingbé ne pouvait rien refuser à l’autre fils de la nation  dès qu’il s’agit d’anéantir le parti orange, un adversaire politique  qui en ce temps lui donnait de l’insomnie.

Le scénario a été trouvé, brandir des lettres de démission pré signées par les pressentis élus. Des lettres qui étaient sensées en réalité dissuader  à la transhumance politique. Le parti au pouvoir étant expert dans l’art de la corruption avec un don inégalé de  faire ravaler à ceux qui prétendaient s’opposer à lui  leur conviction par des mallettes à frics. Les exemples de manquent pas.

Argument quoique valable mais nul et de nul effet quant on sait que la constitution togolaise même dans sa version bien toilettée par le régime dynastique stipule en son article 52 que le mandat impératif est nul. Lire la suite »





Réveil tardif du pouvoir togolais autour de la commémoration du 13 janvier.

18 01 2014

sylvanus_olympio_togoLe 13 janvier 1963, restera une date et un évènement tragique dans l’histoire de la nation togolaise. Cette date marque en effet l’assassinat de Sylvanus Olympio, père de l’indépendance du Togo par un groupe de soldats démobilisés avec à leur tête un certain Etienne Eyadema qui a eu le toupet de revendiquer l’assassinat du premier président démocratiquement élu du petit rectangle de pays. Non seulement avec cet assassinat le Togo inaugure l’ère des coups d’états sur le noir continent mais cette date fut  célébrée en grande pompe par l’assassin de feu Sylvanus Olympio qui régna sur le Togo pendant près de quarante ans. Son fils qui le succéda tel dans un royaume a continué la célébration du 13 janvier avec moins de faste. Après huit ans de succession dynastique Faure Gnassingbé décide de ranger aux oubliettes la célébration festive  du lâche assassinat dont a été victime Sylvanus Olympio. Lire la suite »





Les togolais décidés à subir les désidératas des petits Mussolini.

18 01 2014

Le régime cinquantenaire du Togo a plus que jamais le vent en poupe quand il s’agit de narguer les togolais. Depuis ce 16 janvier 2013 la clique au pouvoir s’est autorisée sans l’avis de personne d’augmenter le prix des produits pétroliers.

Ils sont nombreux ces togolais qui ont été surpris de constater la hausse inopinée notamment de l’essence sans plomb qui passe de 600 à 655 FCFA et du gaz butane.  La bouteille de 12 kg coûte dorénavant  6500 contre 5500F il y a encore quelques mois. Le gaz butane il faut le souligner a été majoré de 1000FCFA. Les togolais se contentent juste de  grincements de dents, de murmures, de chuchotements pour protester contre cette violation du droit à la consommation et à l’information. Aucun boycott de ces produits, aucune action à la mesure de cet acte dénué de tout humanisme que posent les gouvernants. Malgré les 50 ans de gestion calamiteuse où la majorité tire le diable par la queue, les togolais donnent l’impression d’avoir de la ressource pour supporter pour très longtemps encore les diktats de la mafia qui régente le petit rectangle de pays. Lire la suite »