Togo, l’an un du crime de feu sous Faure Gnassingbé.

11 01 2014

Incendie-grand-marché-de-LoméIl y a 12 mois que des individus sans doute débiles et foncièrement criminels ont incendié les marchés de Kara et de Lomé. Un acte d’une extrême gravité qui a réduit à jamais à néant la vie des commerçantes du Togo.  Certaines ont perdu la vie à la suite de cette criminalité, pour d’autres les choses ne seront plus jamais comme avant. Au regard de l’allure de l’enquête à double vitesse  dans ce ténébreux dossier, les vrais coupables sont garantis d’une impunité à vie malgré ce génocide de feu dont ils sont auteurs. C’est bien connu, sous les Gnassingbé,  les innocents sont inculpés et les coupables se pavanent dans le pays.

Pas moins de 5 milliards se sont volatilisés dans la nature après ces incendies criminels sans doute le résultat que les pyromanes ont envisagé. En plus d’anéantir la vie des commerçantes c’est une bonne partie de l’économie togolaise qui est partie en fumée. Mais cette situation ne semble émouvoir les autorités togolaises notamment judiciaires qui malgré les cris de détresse des victimes s’obstinent  à conduire l’enquête dans un sens unique et inculpé à tout va les responsables du Collectif Sauvons le Togo, (CST).

A ce jour, la responsable du marché n’a pas été interrogée. Ni les ministres de l’administration territoriale et de la sécurité, encore moins les vigiles pointés aux alentours du marché de Lomé pour des raisons de sécurité. Dans un pays normal, l’enquête devrait débuter par l’audition  des premiers responsables au lieu que les autorités administratives se versent dans de la prestidigitation.

Le rapport d’enquête du CST qui indexe 08 pontes du régime ne semble intéresser la justice togolaise qui continue son instruction à sens unique.

Les multiples questions que se posent les togolais sont restés sans réponse un an après ces tragédies.

Qui a le pouvoir de faire poireauter près de 3 heures d’horloge à la frontière Togo-Ghana, les pompiers ghanéens alors même que c’est le Togo qui leur a fait appel ?

Qui savait que le marché de Lomé allait être incendié pour demander à la brigade motorisée non loin du lieu du sinistre de se replier ?

Qui a mis la puce à l’oreille à certains grossistes de mettre à l’abri leurs marchandises ?

Qui a emporté les sommes colossales dans les coffres forts dans l’enceinte du marché y compris les  pièces de monnaies qui ont disparu. Malgré la taille des flammes les pièces de monnaies  ne pouvaient s’évaporer de l’avis des spécialistes monétaires.

Sans rentrer dans les détails, il faut essentiellement rappeler que le principal témoin, Mohamed Loum, celui là dont la justice togolaise s’est basé sur son témoignage pour inculper les responsables politiques s’est rétracté à la surprise de ses gentils bourreaux soutenant avoir été torturé pour accuser les militants et responsables du Collectif Sauvons le Togo. Le même Mohamed Loum plus grave dans une bande sonore soutien avoir eu au téléphone à trois reprises le Chef de l’Etat togolais.

La justice n’a daigné donner une suite à ces nouvelles déclarations de Loum Mohamed.

Un an après ces actes crapuleux, l’enquête reste biaisée et foule au pied les règles élémentaires du droit, présageant la nature du procès si d’aventure la justice aux ordres l’organise un de ces jours.

Il est quand même extraordinaire que pendant qu’une grande majorité de l’opinion togolaise est convaincue que les auteurs de ces actes criminels sont ailleurs et du côté du pouvoir, la justice ne se donne même pas de la peine d’explorer d’autres pistes pour rassurer l’opinion. La justice en refusant de répondre aux interrogations légitimes du commun des togolais prouve qu’elle est en pleine comédie en s’amusant dangereusement avec la vie des citoyens.

Cet entêtement de poursuivre une procédure telle l’autruche, prouve à suffisance que cette affaire des incendies reste un acte terroriste pensé, planifié et exécuté par des individus assurés d’une totale impunité dans un pays de non droit.

La même justice ne daigne lever le petit doigt pour trouver les assassins d’Etienne Yakanou, détenu dans cette affaire et décédé dans des conditions troubles dans les mains de la gendarmerie togolaise.

Les victimes de ces drames qui ont failli être embobinées par ce pouvoir qui s’y connait dans la théorie des incendies, ne cessent de crier réparations et justice.

Elles ont commémoré aux côtés du CST dans une marche silencieuse le triste anniversaire de l’an un des incendies des marchés sous le régime Gnassingbé 2

Le crime de feu sous Faure Gnassingbé restera vivace dans les esprits.

 

 

 

 

 

 


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