Faure Gnassingbé, fort avec les faibles et faible avec les forts.

3 02 2014

L’impunité reste la marque de fabrique du régime dynastique togolais. Depuis le crime odieux de 1963 avec le lâche assassinat de Sylvanus Olympio qui est resté impuni malgré qu’un certain Etienne Eyadema ait bombé le torse pour se vanter de la liquidation d’un homme, personne n’a pu lever le petit doigt pour que ce crime soit puni.  Etienne Eyadéma mourra au trône après 38 ans de règne sans avoir eu à répondre de quelque crime que ce soit. Outre l’assassinat de Sylvanus Olympio, premier Président démocratiquement élu du Togo, Gnassingbé père a eu à exécuter en toute impunité et par centaines de paisibles citoyens. Une tradition d’impunité  que son fils Faure Gnassingbé perpétue à loisir. Malgré les discours mielleux, la réalité est tout autre. Dernier exemple de cette politique axée sur l’impunité, la nomination de dame Ingrid Awadé à la tête du secteur informel malgré le procès de crimes économiques que le commun des togolais lui fait. Le numéro un togolais n’a trouvé d’autre réponse  que de lui changer de boîte.

Il est clair aujourd’hui que malgré le travail de la Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR)  qui recommande que des mesures soient prises pour lutter contre l’impunité, le fils d’Eyadema fidèle aux habitudes de la maison a choisi de rester fort avec les faibles et très faible à l’égard des forts. Dès fois impitoyable avec les victimes sans défense et fermant intentionnellement les yeux sur les scandales avérés des bêtes de proie sans foi ni loi qui l’entourent et dont il fait entièrement partie. Normal puisque c’est souvent avec ces genres d’individus que se conduisent les pouvoirs, se fomentent les réseaux, ceux avec lesquels il parvient à se maintenir à vie au trône républicain qui est devenu familial au Togo par la force des choses. Après tout la CVJR et d’autres inventions du genre, restent une trouvaille de lifting pour le prince pour donner un visage humain à son régime sanguinaire qui lui permet d’amadouer une certaine communauté internationale friande des saupoudrages.

Oui Faure Gnassingbé s’entoure de ces genres de personnes qui ont les mains rouges de sang, les siennes n’étant pas blanches non plus et refuse d’engager une vraie politique contre  l’impunité qui peut l’emporter aussi. Son incapacité à punir son entourage coupable de crimes odieux contre la nation est avérée. Il ne fera que surfer sur les doux discours et des créations fantaisistes des commissions de ci et de ça mais jamais il ne pourra rien faire contre l’impunité qui l’a fait venir au pouvoir et qui le maintien.

Une liste bien longue avec en tête la désormais ex directrice des impôts dont nous venons de faire mention. Celle la même qui est devenue une Faure bis, qui fait et défait les ministres et directeurs généraux. Kpatcha Gnassingbé, Pascal Bodjona, Gilbert Bawara, Sam Bikassam pour ne citer que ceux là qui ne nous démentiront pas. Tellement ses victimes sont nombreuses. Aucune information judiciaire n’a pu être ouverte contre cette toute puissante que des personnalités civiles comme militaires étaient obligées d’appeler maman pour avoir grâce à ses yeux. Au lieu d’un audit pour voir comment la maman de la République a géré les recettes du pays on la catapulte à la tête d’un secteur de l’informel pour perdurer la culture de l’impunité.

Le second exemple tout récent celui du général Atcha Titikpina qui n’a pas fait dans la dentelle en matière de détournements de fonds et de dilapidations. Malgré l’interpellation de l’ONU sur la gestion des contingents togolais au Mali, monsieur est mis à la retraite puis silence radio. Aucune poursuite judiciaire quant on sait qu’il est cité nommément dans certains rapports surtout officieux pour crimes de sang. Mieux il est remplacé par un autre expert en crimes pour faire peur aux paisibles togolais, où l’évocation de son seul nom donne de l’insomnie aux togolais, le Général Félix Kadanga. Pour la petite histoire beaucoup de représentations diplomatiques n’ont pas apprécié une telle nomination surtout que ce dernier a signé certains de ses crimes comme pour s’enorgueillir mais évidemment en bons diplomates rien n’a filtré aucune réaction officielle pour condamner la promotion des criminels et leur jouissance de l’impunité à vie.

La liste des impunis de la République est si longue qu’on ne peut s’y attarder.

Mais au finish, Faure Gnassingbé ne peut que se complaire dans l’impunité faisant partie lui-même du gang et auteur de  trois coups d’état ; constitutionnel, institutionnel et électoral. Des crimes imprescriptibles qui lui collent à la peau et dont il peut répondre si le Togo arrive à basculer un jour dans un Etat de droit.

C’est pourquoi malgré son discours « d’une minorité s’accapare des richesses du pays » il n’a pu aller loin que de s’arrêter au discours. En réalité à qui va-t-il faire subir la rigueur de la loi et qui va-t-il laisser ? Et qui s’occupera de lui-même bénéficiaire des crimes?

La stratégie est trouvée, faites votre temps,  volez à ciel ouvert, quittez la scène et restez libre de tout mouvement pour jouir des biens mal acquis  et surtout continuer à narguer les pauvres togolais. Tant que la dynastie est là, c’est l’impunité pour toujours.

« L’abus du pouvoir enfante tous les crimes ». nous confirme à juste titre, Jean-François de La Harpe.

 

 

 

 

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