Togo, l’ère de feu sous Gnassingbé 2.

23 02 2014

Aux toutes premières heures  du vendredi 21 février 2014, le grand marché de Lomé du moins  ce qui reste du marché avec les magasins et bâtiments  situés dans les alentours a pris feu notamment le bâtiment qui fait presque face à la cathédrale de Lomé. Cet autre incendie fait suite à celui du marché d’Adétikopé il y a seulement quelques jours. Quand on sait que l’année 2013 a connu beaucoup d’incendies dont les plus dévastateurs restent ceux des marchés de Kara et de Lomé. Les togolais sont en droit de se demander ce qui se passe avec ce pays et ses incendies qui n’en finissent pas.

Pour une fois les sapeurs pompiers togolais ont fait le maximum pour limiter les dégâts. Aucune perte en vies humaines. Plus de peur que de mal.

Selon les témoignages une fuite de gaz dans  une cafétéria serait la cause de l’incendie mais pour l’instant nul ne sait avec certitude ce qui a pu déclencher les flammes. Pratiquement le cas des nombreux incendies que le pays enregistre depuis 2013. Avec ce énième qui est évité de justesse les autorités togolaises gagneraient en toute objectivité à se pencher sur  cette épineuse question qui peut devenir un sérieux  problème d’insécurité pour les populations et pour le pays.

Il ne s’agit pas pour un Etat qui se respecte et qui se veut respectueux du droit de continuer à faire des enquêtes bidons  à s’écarter du droit dans le seul but de réduire à néant des adversaires politiques. Continuer dans  cette optique serait faire preuve d’absurdité et d’irresponsabilité face à une situation des plus préoccupantes.

Le Togo n’est pas le seul pays  à connaître des incendies. Le Ghana voisin en a connu plusieurs courant 2013 au même titre que le Togo. Les enquêtes ont été ouvertes non pour faire de la prestidigitation ni du charlatanisme mais pour détecter les causes pour mieux prévenir ces sinistres.

Coïncidence ou pas le Ghana bien équipé et prévoyant en la matière a réduit considérablement ces risques et depuis le début de cette années 2014 aucun incendie n’est signalé contrairement au Togo qui continue son évolution sous l’ère de feu sans que les dirigeants ne s’en émeuvent. 

Personne ne serait étonné que les puissants ministres du fils sortent de leur chapeau melon comme des perroquets des noms des responsables de l’opposition comme étant les nouveaux auteurs des incendies version 2014.

« Au pays du tout est possible », les togolais ont tout entendu et tout vu. Personne n’a oublié les prouesses scandaleuses du ministre de la sécurité au moment de l’incendie du grand marché de Lomé, faisant la démonstration de comment le marché a pris feu d’abord grâce à la magie noire, ensuite  avec du cocktail Molotov, plus tard suite au rapport des experts français attestant que les incendies ont eu lieu avec du kérosène, des journalistes griots ont enfin  soutenu qu’on trouve du kérosène dans de l’essence frelatée. Toutes ces gymnastiques tirées par les cheveux,  à réveiller un cadavre,  dans le seul but de faire croire  que ce sont les responsables de  l’opposition notamment du Collectif Sauvons le Togo, qui sont les pyromanes. Une trouvaille qui n’a convaincu que les esprits faibles qui vivent chichement grâce à la politique cinquantenaire du droit à toutes les bêtises pour la minorité et l’oppression systématique pour la majorité contrainte  de se soumettre aux « Faure ».

Les mêmes autorités y compris judiciaires n’ont daigné à aucun moment ouvrir une enquête en bonne et du forme pour faire la lumière sur les incendies criminels. La suggestion d’une enquête internationale est tombée dans des oreilles de gens qui jouent aux sourds. La justice togolaise n’a jamais interrogé les responsables des marchés, les ministres en charge de la sécurité et autres. Elle préfère inventer l’art de la prestidigitation judiciaire face à un drame d’une telle envergure. Un comportement qui dénote de la légèreté avec laquelle le pays est géré.  

Le Togo malgré l’évolution mondiale où le minimum sur le plan du respect élémentaire de valeurs universelles est la chose la mieux partagée continue de fonctionner selon la loi de la jungle, son évolution sous l’ère du feu au propre comme au figuré.

A force de laisser les vrais auteurs des incendies criminels des marchés, de refuser de mener des investigations pour chercher les vraies causes de ces sinistres, les autorités font le lit des ressentiments qui peuvent s’exprimer de façon désagréable, dans un pays où le pouvoir est confisqué par une minorité depuis 50 ans.

 


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