Décès en Allemagne du rugbyman togolais Michel Evoda dans des conditions troubles.

29 03 2014

1484862_620205871372973_1137222275_n 10153427_683557661704460_1235081398_nKomi Michel Evoda jeune togolais de 28 ans évoluant dans le club de rugby en Cologne a été froidement abattu par la police allemande de deux balles dans la tête le jeudi 12 décembre 2013. Les circonstances de cet assassinat demeurent floues et laissent perplexes la famille qui a le droit de savoir toute la vérité sur les conditions qui ont conduit à la mort de leur fils.
De sources proches de la famille de Michel, la version qui leur a été servie est loin de les convaincre. Tout serait partie d’une dispute entre Michel et sa femme Christine, une allemande et la police a du intervenir. Résultat de cette intervention policière, Michel se retrouve avec deux balles dans la tête.
Mais au regard de différents témoignages recueillis, il est important de se demander comment la police d’un pays comme l’Allemagne formée pour le bien être des populations et des individus qui qu’ils soient n’a eu d’autres choix que de tirer sur un homme de deux balles et pourquoi lui tirer deux balles dans la tête et non ailleurs? N’a-t-elle eu recours à aucun autre moyen qu’une arme pour interpeller Michel Evoda et le mettre à la disposition de la justice comme cela se fait dans tous les pays de droit ?
Par ailleurs, une certaine opinion tente de soutenir que Michel voulait tuer sa femme. A supposer qu’elle soit réelle cette affirmation, la police arrivée à temps sur les lieux ne pouvait-elle pas mettre aux arrêts le rugbyman? Et si Michel était dans un état où la police ne pouvait le maîtriser et qu’elle était obligée de faire usage d’une arme pour motif de légitime défense, pourquoi porter un coup mortel? Quelques unes des questions légitimes que toute personne en face d’une telle situation doit se poser.
Une autre version servie à la famille soutien que le rugbyman togolais souffrait de troubles mentaux. Rappelons juste que quand Michel et Christine se mariaient à Lomé, le monsieur avait toutes ses facultés. En plus, Michel Evoda était à Lomé dans la première semaine de décembre 2013 et sa famille l’a retrouvé en pleine forme physique et mental. L’Allemagne connue pour sa rigueur et sa méticulosité laisserait-elle une personne qui souffrirait de troubles mentaux évoluer dans un de leur club sportif ?
Plus curieux, l’empressement avec lequel le corps de Michel Evoda a été incinéré. Dans les pays dits de grande démocratie, dans ces genres de circonstances une enquête devrait s’ouvrir et une autopsie menée sur le corps pour éclairer des zones d’ombres qui subsistent autour de ce décès tragique inexpliquée et inexplicable.
La famille mise devant le fait accompli a été obligée d’organiser des funérailles à titre posthume pour la mémoire de leur fils. Elles eurent lieu à Dangni.
Il est à relever le silence de la presse sur ce drame. Seul le journal « KOLN »de la Cologne dont nous publions la une en a fait cas. Outre les médias, aucune association de défense des droits de l’homme n’en a fait mention dans une déclaration et ne s’est intéressée à ce dossier qui sent un non respect du droit à la vie.
« Tous les hommes naissent libres, égaux en dignité et en droit » nous rappelle l’article premier de la déclaration universelle des droits de l’homme. A ce titre il est primordial que les circonstances de la mort de Michel Evoda soient clarifiées pour situer sa famille et l’opinion. Toute tentative d’étouffer la vérité de quelque manière que ce soit serait une caution à ce crime.

 

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